CXI. — Invitation promptement acceptee
Un jour le Hodja s'en retournait chez lui. II vint a rencontrer quelques talebs (e'tudiants) . —Messieurs, leur dit-il, venez diner chez moi, a la fortune du pot. — Tres-bien, repliquent les talebs sans se/aireprier davantage; ils suiventalors le Hodja et arrivent a sa maison. — Celui-ci les invite poliment a entrer et penetre ensuite a 1'interieuriM harem. — Ma femme, j'amene quelques hotes, donnenous la soupiere, que nous mangions. — Quels achats et quelles provisions as-tu faits que tu me demandes la soupe ? — Femme, replique-t-il,donne-moi toujours le soupiere. — II la prend et s'en va retrouver ses invites. — Excusez-moi, messieurs, leur dit-il, mais s'il y avait eu chez nous du beurre et du riz, je vous aurais presente non-seulement la soupiere, mais encore de la soupe dedans. Cette histoire s'adresse aux gens qui acceptent une invitation sans se faire prier.