‹ Les plaisanteries de Nasr-Eddin HodjaChapitre 86 sur 99 · CX. — Une bonne cachette · texte numérisé non relu

CX. — Une bonne cachette

Certain jour le Hodja se trouvait seul chez lui. II fait alors un trou et enfouit la une petite somme qu'il possedait. II s'en va ensuite sur sa porte et se dit : Puisque je connais la place je pourrais bien etre le voleur. II retire alors son argent et 1'enterre dans un autre endroit. — Toujours preoccupe cependant, il allait et venait en

disant : ce n'est pas encore cela. Une colline se trouvait en face de sa maison, il va couper, dans son jardin, une longue perche, place ses especes dans un petit sac, l'attache au bout de la perche et place celle-ci sur la colline. II descend ensuite tout en bas et, regardant en haut, s'ecrie :

1'homme n'est pas un oiseau, comment pourrait-il atteindre la ? j'ai trouve un bon endroit. Un mauvais sujet Pobservait. Une foisle Hodja eloigne, 1'autre monte sur la butte, fait descendre le sac, frotte la perche avec un peu de fiente de bceuf, la replante ensuite sur le sommet et gagne le large. Peu apres le Hodja se trouve avoir besoin d'argent. II accourt au bas de la perche, voit qu'il ne lui reste plus rien et qu'apres le baton se trouvent des traces de fiente de bceuf. — Quoi ! s'ecrie-t-il, j'ai dit qu'aucun homme nepouvait atteindre le haut de cette perche et voila qu'un bceuf y est monte ! C'est la un vrai miracle! Et,faisant Voraisonfunebre de son argent : la misericorde de Dieu soit stir lui, dit-il !

— go —

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