TuAvAix DE E. Roche
Atmosphère. Surfaces de niveau. Surface limite. Suif ace libre. — E. Roche s'est donné pour but de préciser la théorie de Laplace et
d'en dégager toutes les conséquences quelle peut renfermer ('). Il suppose avec lui l'existence, à l'intérieur de la nébuleuse, d'une condensation centrale dont l'attraction est prédominante; la matière extrê-
mement raréfiée qui compose les régions périphériques se comporte comme un fluide rare, compressible et élastique, en un mot comme
(') On a le droit d'être étonné que E. Roche ait, comme Laplace, cru ne pas devoir tenir compte des circonstances singulières du mouvement des deux satellites d'Uranus, dits anciens.
Pour Laplace, malgré la haute autorité dit grand Herschel, cette exception à larègle générale pouvait paraître douteuse; mais, à l'époque de Roche, le fait était certain. Voici, en effet, ce que dit à ce sujet J. Herschel dans son Traité d'Astronomie (Traduction française de Cournot i834, p. 352) : « A part les deux satellites intérieurs de Saturne, ceux d'Uranus sont les objets de notre système solaire les plus difficiles à apercevoir. L'existence de deux d'entre eux est hors de doute, et l'on soupçonne celle de quatre autres. Ces deux satellites offrent des particularités remarquables et tout à fait inattendues. Contrairement à l'analogie qui s'observe dans tout le système solaire, aussi bien pour les satellites que pour les planètes principales, les plans de leurs orbites sont presque perpendiculaires à l'écliptique, ayant sur ce plan une inclinaison de ioi''2'; et leurs mouvements sont rétrogrades.