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CHAPITRE II. — MARS

tefois, qu'elle n'a point complètement disparu et qu'au moment où son observation est devenue iuipossible, elle occupait encore un sixième de la surface qu'elle avait au dc'hiit.

Fig. 2f

hiteiuhies smccssixes de la caloUc polaire australe de Mars, d'après Barnard.

Ces calolLe,s iii(/i(/(ient les neiges polaires de Mars. — Tous ces faits s'explifpient aisément si l'on admet que les calottes polaires sont <l('s auKis (le i;la(es ou de neiges qui, ac< iimidc-s dans les hivers, londcut, el de plus en plus vite, dès qu'après être atteints par les rayons solaii'cs, ils les i'e(;oi\ent ensuite de moins en moins ol)liquement. 1/eaii de fusion, provenant de ces glaces ou glaciers, forme

aulour de chacun des pôles une mer bleue et polarisante, dont les limites inférieure et supérieure remontent peu à peu vers le pôle, et dont les contours sont forcément irréguliers ; dans l'hémisphère sud, dont les étés sont plus chauds, la calotte peut disparaître complètement; dans l'hémisphère nord, au contraire, la fusion sera plus lente et la plupart du temps incomplète.

A Imosphère de Mars. Analogies avec la Terre. — L'eau provenant de cette fusion donne par évaporation naissance à une atmosphère protectrice qui, semblable à celle de la Terre, quoique probablement moins dense, ainsi que l'indique son faible albedo, fait comme elle office de cloche conservatrice de la chaleur solaire et prolonge la fusion de la neige bien au delà du solstice d'été; puis par condensation, si elle est assez dense, elle reformera la calotte polaire l'hi\ er martien suivant ( ' ).

D'un autre côté, la fusion de la calotte est continue; et, tout au moins jusqu'au solstice, il n'y a pas de retour en arrière, pas de recongéiation : la température moyenne diurne sur Mars ne saurait donc être bien différente de celle que nous constatons en moyenne à la surface de notre globe.

Ajoutons que, depuis plus d'un siècle, le centre de la calotte polaire australe (et probablement aussi de la boréale) a conservé sur la planète une position invariable, d'ailleurs un peu distante de son pôle géographique. •

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