I. 8.53. 6,8 <:;o,oooooi
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B. — Pl.ANÈTbS MODERNES (').
Uranus.
K\\\^^, Lassell 97.58 0,020 7,0 2.12.29.21,1 ,
24 Octobre i85i.
[]yim\iv.L, Lassell 98.21 0,010 9,9 4.0.27.07,2 /Comprises
24 Octobre i85i. ' *^"^''^
T1TANIA, W. Herschel 97- '17 0,001 16,1 8. 16.56.29,5 I ^^
II Janvier 1787. ^ 0,000000
Obéron, w. Herscliel 97 '^^ o.oo4 21,5 1 3. 11. 7. 6,4
II Janvier 1787.
Neptune.
Un Satellite, Lassell 142.40 0,007 14,7 5. 21. 2.08,4
10 Octobre 1846.
(') Leurs équaleurs étant inconnus hîs inclinaisons sont rapportées à l'Ecliplique.
CIIAPlTRli VU. — RKSIME. -JT.}
L'examen de ce Tableau conduit à quelques remarques intéressantes :
i" En i;énéial, ces satellites décrivent des orbites dont les plans coïncident sensiblement avec l'équateur de la planète et qui diffèrent fort peu de cercles.
•>." Notre satellite se distingue des autres par une excentricité plus forte, une masse relative plus considérable et une grande distance à la planète.
3" Le [jremier satellite de Mars, Phobos, met un temps beaucouj) moindre (moins de la moitié) à effectuer sa révolution autour de la planète que la durée de la rotation de celle-ci. C'est un fait tout à fait anormal dans le système solaire où, pour tous les satellites connus jusqu'à celui-là, la durée de révolution était supérieure à celle de la rotation de la planète.
4" Les trois satellites les plus récents de Jupiter, VI, VU et \lll, sont bien loin au delà des anciens, dont ils sont séparés par un intervalle considérable formant comme un vide dans le système de Ju|)iter; les orbites de VI et Vil, dont les grands axes sont peu dilïerents (rapport de i,i3 à i,oo), ont à peu près la même inclinaison d'ailleurs considérable 3o", sur le plan de l'orbite de Jupiter, mais leurs excentricités sont très difiérentes, o,i6 et o,36.
5" Le satellite VIII de Ju|)iter et le satellite IX de Saturne, Pbfrbé, tous deux les plus éloignés de la planète dans leur système, effectuent leur révolution autour d'elle en sens rétrograde et j)ar suite en sens inverse de la rotation axiale de celle-ci.
11 y a là une objection sérieuse à l'énoncé théorique jusqu'alors universellement admis que les satellites des planètes doivent effectuer leurs translations autour d'elles dans le sens même de leurs rotations, absolument comme les planètes décri\ent leurs orbites dans le sens de la rotation du Soleil.
11 y a, en outre, lieu de remarquer qu'il existe entre ces satellites nouveaux et celui qui les précède immédiatement un intervalle considérable, absolument anormal par rapport à l'ordre de succession des anciens.
Les exceptions que nous venons de signaler dans les systèmes de Jupiter et de Saturne deviennent une règle pour les deux j)lanèles qui les suivent; l'inclinaison des plans des orbites des satellites d'Uranus par raj)port à l'écliptique est un peu supérieure à yo°, et
222 SECONDH: partie. — SATELLITES.
pour le satellite de Neptune elle atteint 142°; les satellites de ces deux planètes effectuent donc aussi leurs révolutions en sens inverse de celui de la rotation solaire.
Quoi qu'il en soit, ces faits montrent qu'il est impossible de conserver aujourd'hui, sans modifications ou additions, l'hjpothèse si séduisante qui, pour l'illustre Laplace, résumait la formation du système solaire. Leur discussion fera l'objet de la troisième Partie de cet Ouvrage.