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nt essentiellement les arbres à caoutchouc du bassin non* et tstie du bassin do l'Orénoqoe
qui avoisine le no Negro (région du Casiquiare). Ils Boni donc repartis dans cette vaste région de l'Amérique chi Sud trapîfllll qui est située à I est de la chaîne îles Andes et qui correspond au versant de l'Océan Atlantique. Aucun fftuea n'a jamais été signalé en dehors de celle zone. Par contre, dans tnute l'étendue de cel immense territoire, on trouve des représentants du genre sur les bords de presque (nus les cours d'eau.
L'exploitation n'est cependant pas partout également active et les pays qui s'y livrvnl a peu près seuls1, à l'heure présente, sont le Brésil, la Bolivie et le Pérou oriental.
Dans les deux dernière de ces huis pays, la récolte et le Commerce dtl caoutchouc sont, d'ailleurs, de date récente.
Il n'y a que quelques années «pie le Pérou, en plus du caucfio, qui est le produit du Castîlloa elasiica, exporte le jibiy qui provient des J/it-r.i. Actuellement la récolte annuelle peut y cire estimée approximativement avec toute la réserve qu'imposent les statistiques mal établies et mal connues des douanes péruviennes à pràa d'un mdlion de kilos. La région de Cuzco expédie, en effet, par le port maritime de Mollendo, S 0 . *»<>i» kilos environ; et tout le reste du caout-
!. Le Haut-Oréiioipie exporte très peu de caoutchouc. M. llcrbvt. <|u dirige une exploiiatioude balata au Venezuela, nous écrivait, l'année dernière, de Caracas: « On ne fait pas «le caoutchouc dans le Bas-Orénoquc : un ne commence* en faire «pie ver* Catcara. Mais de ce pays au Casîquiare les arbres à caoutchouc sont très Vn peu plus lard,
dans une RoaTeUe lettre, M. Herbe) nom . ulnpjait les quantité* «in produit venant ilu Haut Oieno.p.c. et Rportées d« Bolivar: ML87B kilos en If 1*00; H
en i'.'Ul; LMI kil !*n\irr «u Ij mer» 1*02, Chacam- d.
récoltes correspond à I :t de ca.nitehou. Je sfrnaniby.
chouc sort, sur le versant oriental, par le port fluvial d'Iquitos, qui, en 1900, a exporté :
331 .162 kilos de jché -161.391 kilos de caucho 395.465 kilos de sernamby.
Le total a donc été, pour cette annnée 1900, de 938.000 kilos; en 1901, il s'est élevé à 1.391.000 kilos.
En Bolivie, d'après un intéressant rapport qu'a bien voulu nous envoyer M. Ballivian, directeur de l'Oflice national d'immigration à La Paz, il est aujourd'hui quatre centres principaux d'exploitation des Hevea :
Le premier, et le plus important, est la région de l'Acre, qui exporte sa récolte par Puerto- Alonso, situé sur l'Acre, à la frontière brésilio-boli vienne.
Le second est la zone Madré de Dios, Acre et Purus, arrosée par les rios Madidi, Haut-Beni et Bas-Beni, Orton, Manuripi et Tahuamanu, la douane étant à Villa-Bella, au confluent des rios Béni et Mamoré.
Le troisième correspond aux parties tropicales du département de La Paz, formées parles cantons de Challana, deSongo, de Mapiri, de Huanay, de Goroico, et d'une partie de la province de Caupolican. Le port douanier est Puerto-Percz, sur le lac Titicaca, d'où le caoutchouc est envoyé à Mollendo1.
Le quatrième est la région située à la limite septentrionale et orientale du département de Santa-Cruz de la Sierra, et correspondant à la province de Velasco, limitrophe de la province brésilienne de Matto-Grosso. La douane est à Puerto- Suarez et la voie de transport est le rio Paraguay.
De ces 4 zones, les exportations, en 1898, ont été :
1. Le port péruvien de Mollendo n'expédie donc pas seulement le caoutchouc de la région de Cuzco, du Pérou, mais aussi — et plus encore — du caoutchouc de Bolivie. Cette sorte « Mollendo » vaut à Liverpool le prix du caoutchouc venant du Brésil. Ainsi, en novembre 1901, quand le « Para Island » était coté 9 fr. 40 à 9 fr. 90, elle était cotée 9 fr. 40 à 9 fr. "0.
08 LES PLANTES A CAOtTCHOOC
par Puerlo-Alonso. 2.000.000 kilos, d'une valeur de 8.695.652 boliv.'
— Villa Bella ... . 757.44i — 3.293.23i -
— Puerlo-Perez . . 256.542 — 1.115.400 —
— Puerto-Suarez.. 27.556 — 110.308 —
A ces chiffres il faut ajouter 105.813 kilos de sernam/jy (valant 352.041 boliviens), sortis par Villa-Bella, et 1 .61 1 kilos (i.903 boliviens), sortis par Puerto-Suarez*.
On voit que la récolte totale annuelle de Bolivie est de 3 millions de kilos environ, dont la plus 'grande partie (sortant par Puerto- Alonso et Villa-Bella) est expédiée en Europe et aux États-Unis par le Brésil, après avoir traversé toute la largeur du bassin amazonien. Des canots l'amènent pur les rios (dont les nombreuses chutes ne permettent pas la navigation à vapeur) jusqu'à San Antonio, sur le rio Madeira ; et c'est de là seulement que — la rivière devenant navigable — des chaloupes la transportent, d'abord à Manaos (en six jours), puis à Para (en quatre jours).
Les caoutchoucs péruviens et boliviens viennent donc bien ainsi aujourd'hui contribuer, pour une certaine part, à l'exploitation du caoutchouc d'//pwa.
C'est toujours néanmoins le Brésil qui reste le grand pays producteur. Là, le caoutchouc est récollé dans la région des îles, dans le Bas-Amazone, et, plus haut, sur les bords du rio Purus, du rio Madeira, du rio Jurua, du rio Javary, du rio Solimoes et du rio Negro, etc., que nous venons de citer par ordre d'importance, au point de vue de l'exploitation.
Toutes ces récoltes sont centralisées à Para et à Manaos, qui, en 1898, ont exporté (indépendamment des caoutchoucs boliviens et péruviens, confondus, d'ailleurs, dans le comnierce européen, avec les caoutchoucs brésiliens proprement dits) :
Para H.864.000 kilos.
Manaos 8.193.000 —
1. Le bolivien vaut 2 fi\ à 2 fr. 50 de notre monnaie (2 fr. 30, par ex.), en 11*00.
2. Depuis 189H, la valeur des exportations a été de 8.000.000 boliviens en 1899 et 10. 103.959 en 1900.
MES PLA» n:> * ■ \«" i
Para. .
Ma naos
i:; 937.WH kilos' 7.025.697 — '
'loin un total de '22 millions de kil«>s environ, contre • millions '!<• kiloa provenant de la Bolivie et du Pérou. Mais, - n définitive, lu production du basant amazonien loul entier est ainsi de --"> millions de kilos environ.
Or, si l'on ^.in-,' d'autre part, que la consommation
annuelle «lu caoutchouc dana !<• monde .-^i de ."»<i millions
de kilos environ ',on est amené a constater que les //<■/•<■.<, qui
rournisseni ■> peu près 1;» moitié 'le cette consommation,
sont bien, parmi les arbres ;• caoutchouc, ceux dont t'impor-
-i. de beaucoup, I:» plus grande.
Élude botanique. -- !>•• taille variable suivanl les espèces,
H'iru, qui sont appelés Bering** au Brésil, et hévéa (ou
jélté» ou " voisinagedes Andes, au Pérou et en Bolivie,
— son i ilement de grands arbres li<,'. \\ dont les
feuilles, qui sont alternes, sont composées de trois folioles por-
snr un long pétiole.
ts fleurs sont monoïques, apétales, groupées en panicul* a petites cymes, Chaque inflorescence porte les deux sortes
de Heurs : souvent les Heurs Femelles sonl isolées au sommet