I - observations, il nie semble que la
grandeur et la forme des feuilles, qui, de leur rot*'-, soûl en
tioo intime avec la rumitication plus ou moins abondante,
dépendent, en première ligne, des facteurs extérieurs, de
1 éUi ^métrique de l'atmosphère ou dès conditions
d'éclairement, peut-être aussi de Ions les autres facteurs qui
peuvent avoir une influence sur la transpiration, i
Ainsi, comme 1 entend, au reste, M. Die lui-même, les
'Wtiii/tistijhli.i ci île tatifotia ne correspondraient
qu'aux fo les d'une série «le variations, présentant
intermédiaires de l'une à l'autre ; et il ne faut tenir
.u faible de la forme des feuilles, dans la détermi-
Hevea brasiliensis.
■ ■ut plus earactéi istiqu
ianthe est a lobes profonds de longueur a peu près
; tube. Os lobes sont ovaL un peu
plus étroits dans les fleurs femelles que dans les fleurs mâles. Au centre de ces dernières, la colonne staminale porte dix étamines, groupées en deux verticilles; et elle se termine par une pointe assez longue, velue, un peu arrondie au sommet. Les boutons floraux sont oblongsconiques, aigus. Dans les fleurs femelles, les stigmates sont subsessiles.
Nous ne connaissons pas les fruits, et nous n'en avons trouvé nulle part la description. Les graines sont assez régulièrement ovoïdes, un peu plus larges à l'extrémité correspondant à leur point d'attache qu'à l'extrémité opposée, et de 3 centimètres environ de longueur, sur 2 centimètres à 2 cm. 1/2 de largeur.
Nous n'avons pas à revenir ici suc la valeur du caoutchouc de cette espèce, ni sur le mode d'exploitation de l'arbre, puisque nous avons déjà rappelé plusieurs fois que c'est vraisemblablement à cet Hcvea que s'appliquent plus spécialement tous les renseignements que nous avons donnés à propos du genre ; mais il nous faut ajouter que, dans le Bas- Amazone, les seringueiros en distinguent deux formes : la seringa (ou scringueira) branca, c'est-à-dire l'« hévéa blanc », ot la seringa (ou scringueira) prêta, c'est-à-dire l'« hévéa noir». Et le caoutchouc de la seringa prêta serait meilleur que celui de la seringa branca.
D'après M. Iluber, la différence entre les deux formes tient uniquement aux conditions dans lesquelles croissent les arbres. Les seringas brancas (qui, par leurs feuilles, semblent se rapprocher, en général, de la variété latifolia de M. Ule) sont les pieds d'Hevea brasiliensis qui se trouvent sur le bord immédiat des rios et des igarapés ; les seringas prêtas (dont les feuilles sont plutôt celles de la variété angus-. tifolia) sont les pieds qui poussent un peu plus loin des rios. Chez ces derniers, plus ombragés, puisqu'ils se trouvent à l'intérieur de la forêt et non plus sur la lisière même, le tronc, toujours humide et jamais exposé au soleil, se couvre de lichens et de jungermanniacées de couleur foncée : d'où sa teinte noire. Au contraire, l'écorce des individus qui sont
i w h - \ i mu rciioi i
liés, parce qu'ils sont au bord «lu !i<ms. est dépourvue de toute île claire, A cela se ce outre les deux sortes de pieds.
M. us. d'autre part, l'insolation directe «lu 'hum- étant nuisible a la production du latex, on conçoit que les seringas brancas fournissent moins de caoutchouc et un caoutchouc moins l»on que les seringas prêtas,
Ces seringas prêtas sont, d'ailleurs, encore, bien entendu.
i de terre d'agua. C'est beaucoup plus a l'intérieur
i forât, et au-delà de la limite de l'inondation annuelle,
(jue se trouvent les seringas de terra firme. En somme les
ngas brancas sont exclusivement sur le bord même <lu
bois: dès qu'on pénètre, l'ombre devient rite BU&lsamment
pour que, à une liés faible distance du rio, on voie
apparaître les seringas prêtas. C'est la que les seringueiros
•lissent leurs estrades comme nous l'avons expliqué plus
haut.
I Irvea guyanensis Aubl.
Syn. : Jttrophâ eUutiea I. : Siphoni* ilutica Père. ; Siphonht gafp%nen$U Jusa. . Siphonia C*.huchu Will ; ttnea peroviana AnM.
C'est l'arbre que Fresneau découvrit à Àprouague et eues les Coussaris, dans 1rs circonstances que nous avons précédemment relatées. Mais il ne serait pas spécial h la Guyane. Déjà autrefois Mûller d'Argo vie a rapporté o celte espèce un échantillon récolté par Spruceprès di- Barra, sur les borda gro.
Plus récemment, en I'.hhi, sa présenci constatée par
M Huber dans la région des canaux de Brèves (rio Arac Dans cette partie «le l'embouchure de l'Amazone, l'arbre ipe les terrains bas et périodiquement inondés de l'ouest et du nord de Marajo. Il est connu des seringueiros sous les rings rana et seringa mangue '.
L'y/."'./ guyanensis, d'après M Huber, « se reconnaît de
loin ;. Son port et 6 la disposition «le ses fouilh-s. 1 ■< couronne 1 \l:i> nom ilu UhiznphorA Mangle.
H 8 LES PLANTKS A CAOUTCHOUC
est relativement petite, généralement plus dense et plus compacte que celle de YHcvea brasiliensis ', et les feuilles, d'un vert foncé, ont les folioles dressées presque verticalement dans l'air, tandis que celles de YHevea brasiliensis se recourbent vers le bas. En relation intime avec cette différence, on remarque un développement très différent de la gouttière formée par la nervure médiane. Tandis que celle-ci est très développée et pointue dans YHevea brasiliensis, elle est généralement courte et obtuse, souvent même complètement avortée, dans YHevea guyanensis. Les folioles sont toujours plus ou moins obovales, comme dans la variété latifolia de YHevea brasiliensis; elles sont plus coriaces que dans cette dernière espèce, et, quand elles sont sèches, elles possèdent sur la face supérieure un reflet bleuâtre très caractéristique ».
Ces folioles (fig. 14), portées sur un pétiole qui (d'après Aublet et Mùller d'Argovie) a de 7 à 10 centimètres de longueur, ont de 9 à 10 centimètres de longueur, sur 3 à 5 centimètres de largeur. Les pétiolules ont 5 à 7 millimètres de longueur.
Un autre caractère important, qui permet de distinguer immédiatement les feuilles complètement développées de YHevea gin/anensis de celles de YHevea brasiliensis, c'est l'oblitération complète des glandes, au sommet du pétiole. Dans YHevea brasiliensis, ces glandes sont, au contraire, toujours bien visibles, et généralement au nombre de trois, plus rarement au nombre de une, deux, quatre ou cinq.
Les panicules sont légèrement tomenleuses, plus ou moins lâches ou condensées. Dans les fleurs des deux sexes (fig. 1 i), le disque est nul ou très rudimentaire. Les étamincs, qui sont au nombre de sept à dix dans les autres espèces du genre, sont ici seulement au nombre de cinq, disposées en un verticille unique ; la couronne suprastaminale est sublobée. Les boutons mâles sont presque sphériques.
1. M. Huber indique1 encore ailleurs que YHencn f/uy.inonsis n'atteint pis tout à fait, d'ordinaire, les dimensions de llferen hrnsilîpnsia. quoiqu'il ail vu quelques exemplaires qui avaient 20 mètres <le hauteur, I/érorce est plus dure et moins épaisse que celle de 17/phm hrasiliensis.
Aublet a exactement 1 centimètre 3 de longueur, sur 4 centimètre de largeur.
La floraison, à la Guyane, a lieu en août', et les fruits sont mûrs en avril et mai.
Les anciennes observations de Fresneau, puis celles d'Aublet établissent bien que YHevea guyanensis donne du caoutchouc. Ce produit serait cependant très inférieur à celui de YHevea brasiliensis. M. Huber écrit en effet : « Le caoutchouc de YHevea guyanensis est moins estimé que celui de son congénère, et il semble qu'on l'exploite très peu dans le Bas- Amazone. Aussi n'ai-je vu aucun arbre de cette espèce qui ait montré les cicatrices caractéristiques de l'exploitation, cicatrices qui laissent reconnaître immédiatement les troncs d'Hevea brasiliensis au milieu des autres arbres. »
Le latex, d'après le môme auteur, est peu abondant et de couleur jaunâtre.
Hevea Spruceana Mûll. Arg.
Syn. : Siphonia Spruceana Benth.
Cette espèce a été plusieurs fois confondue avec YHevea pauciflora Mûll. Arg. et YHevea confusa Hemsley. D'après la description rectifiée qu'en a donnée récemment M. Hemsley, c'est un grand arbre, à inflorescences glabres, et dont les feuilles sont groupées au sommet des branches. Ces feuilles sont glabres : leur pétiole principal a 10 à 20 centimètres de longueur et porte deux glandes au sommet ; les folioles sont nettement pétiolulées, minces ou très légèrement coriaces, ovales-lancéolées, de 9 à 20 centimètres de longueur, aiguës ou très obtusément acuminées au sommet, en coin à la base, blanches sur la face supérieure, où la nervure principale est bien nette, pâles en dessous. 11 y a 15 paires environ de nervures secondaires.
Les panicules sont nombreuses, étroites, dressées, longues quelquefois de 4o centimètres ; elles sont fortement rameuses, a pédicelles très grêles.
Les fleurs femelles sont en petit nombre et subterminales ;
Iln| C
; i n\ u<. h. 2 centimètres de diamètre. 1 es fleura maies, 1res nombreuses, sont plus petites , Leurs boutons sont subvofdes, obtus.
segments du périanthe sont triangulai fus. Il ra
dix i-i :im itifs. disposées en deux verticilles le sommet d< mne esi subtile, arrondi ai légèrement velu, et la bas»' entourée île cinq glandes ovoïdes asses L'ovaire est
pubesceut. Le fruit est inconnu.
Uffevea Sprace&na raulé par Spruoe sur les bords
du rio Tapajos et du rio Madeira. M Huber dit, d'autre part, que des échantillons «le aeringaeira Iwrigudi (pion lui a envoyés du rio Maraea, aillut-ut septentrional «le l'Amazone
inférieur, correspondent à la descriptj fa cette espèce. Et P-
même auteur ajoute : « I tphique de VHevea Spru-
■ i ocrait, comme celle de Vffevea braaiUenaù^ beaucoup plus étendue qu'on ne le pensait jusqu'alors «'i paraît s'étendre presque jusqu'au pied des Andes, an moins le long de la rive droite de l'Amazone. En dehors de la région de Santarem, où il i •!' découvert par Spruce, on le trouverait, d'après mes informations, le long du rio Madeira jusqu'aux frontières du Brésil, et du rio Punis jusqu'au rio Ileavu. Au cours île mon voyage dans le Haut-Amazone, j ai entendu citer la aeringaeira barriguda comme existant an rio Javary et même au rio Ucayali, sans toutefois avoir eu l'occasion de vérifier moime cette affirmation. Dernièrement. M. Ule l'a rencontré au rio Jurua'. Quant aux affluents septentrionaux «le L'Àma-
. je ne connais jusqu'ici que le rio Maraea comme nourrissant la teringueira barriguda. Dans les environs de Para, ainsi que dans toute la région entre le rio Tocantinset la côte atlantiqi paraît manquer complètement, sans doute
.• qu'elle n\ trouve cas les stations favorables. De même elle ne se trouve pas a Marajo, d'après les renseignements que
i. M. Huber fait loutcl irquerque la description sommaire de
M I ' le ne cû'i' mplètemenl avec le diagnose de L'f/eixra Spru-
\t l'explorateur allemand indique les feuilles comme couvertes,
nférieure, d'un feutre épais de poils courts, alors que
ils sonl i ùs sur les nervures.
\<- connaissent bous Le
le d d'une aulro weringu ■■•/,< qui
dans la région dea canaux de Brèves, ■■! qui sorail d
i l"ii« . ouiinuniijtt*» \<tr MM
I "• Fruit et prainc île sei ■ partie* charnue «lu péricarpe du fruil ■ été enlevée dans la mo supéi ieu: <•
(!«■ baille intrairemenl ;'i YHevca Spruceunê, qui
reste «a. »
Quant an produit, il est oertain qu'il esl sans nous avons déjà 'lit que les Beringueiros apppellent barriguihis ' les Ffevea ilmit le latex esl inutilisable
t. viiiiru. l.cs n&rriguci il donc
les Htvea h Lronc i lunl, en réalité, tia