I US
1,'ini de ces doux fruits de b&rriguda appartient-!) à 17/ '.(. ou tous ilcux correspondent-ils à deux des aul (jui* nous allons décrire plus bas? Nous avons déjà dit que nous ne pouvions malheureusement nous pronon< pour le moment, aur ce point; nous ne pouvons nue souhaiter que leur description et lés figures que nous donnons aident leur détermination : et on saura au moins ainsi que les espèces auxquelles ils seront rap] ^ont
îles Hric.i qui ne donnent qu'un caoutchouc inutilisable
Hewa confuaa Ilemsl.
iyn. : //••■ tna ()li\.; Uevea pattclflor* Miill. Ar^. />n> jurte.)
D'après M. Hemslèy, Mûller d'Argovie a réuni t tort, sous le nom d'Hevea p&uciflora., le véritable Hevea paueir ftora et cet ffevea confus»,
UHêvea confuse est un arbre de 20 mètres de hauteur, à ra mules florifères épais.
Les feuilles sont longuement pétiolées. Les folioles sont,
très glabres, obovales, lancéolées ou oblanoéolées, coriaces,
quelquefois de 23 centimètres sur le^ rameaux Qo-
généralemenl plus petites, brusquement et
obtusement acuminées su sommet, eu coin ;'i la base, blanches
en dessus, & nervure principale bien marquée, pâles en
tous, Les nervures secondaires sont au nombre de quinze
ion de chaque cote.
Les paniculea sont étroites, peu rameuses, souvent plus
longues que les fouilles, et a pédicelles pubescenta. Les Meurs
sont petites; les femelles, qui sont les plus grandes, ont 6 à
s millimètres de diamètre. Les lobes du périaitthe. sont ;u
Les boutons mâles sont ni. tus,. Les anthères, au nombre de
dix, sont en deux rerticilles rapprochés; la colonne Btaminale
en particulier, <lil le bol i . l.iis par des graines blanches. Toutes
i Hun mûres sont ainsi blanches, el le fruîl vu par M. Il millimètres de diaim tait probable-
ment une une.
à glandes basilaires petites, se termine par une pointe subulée et glabre, aiguë au sommet. L'ovaire est glabre ; les staminodes qui l'entourent sont aigus.
Le fruit est inconnu. Les graines sont irrégulièrement arrondies, oblongues, plus ou moins tronquées aux deux extrémités, longues de 25 millimètres environ, maculées de pourpre.
Ce sont des rameaux de cette espèce, recueillis par Schomburgk en Guyane anglaise, que Spruce, puis Mùller d'Argovie avaient attribués à YHevea Spruceana. L'arbre a été vu aussi par Prestoe sur le Mazaruni et par Jenman sur l'Essequebo. Il est cultivé au Jardin botanique de la Trinidad.
Donne-t-il du caoutchouc? M. Hemsley ne le dit pas. Ce qu'il nous faut, en tout cas, faire remarquer — sans affirmer une identité réelle — c'est la ressemblance complète qu'il y a, au point de vue de la forme comme au point de vue des dimensions, entre les graines que figure M. Hemsley et les graines de la seringa verdadeira du rio Madeira.
Les graines de seringa verdadeira que nous avons vues (graines qui nous ont été, comme les précédentes, données par MM. Michelin et ont été récoltées par M. Bonnechaux sur les bords du rio Aripuana) sont brunes, tachetées de rouge, presque aussi larges (18 ù 22 millimètres) que longues .v21 à 2;> millimètres) et épaisses (18 a 20 millimètres). Elles seraient donc, en d'autres termes, presque sphériques, si elles n'étaient un peu comprimées sur la l'ace qui porte le raphé, et si l'extrémité qui correspond au point d'attache (et, par suite, à la sortie de la radicule, quand la graine germe) n'était légèrement plus étroite que l'autre. Cette extrémité hilaire présente une petite dépression à l'origine du raphé ; une dépression plus forte s'observe au sommet de ce même raphé; et enfin, au moins sur la graine sèche, on en remarque deux autres placées respectivement à droite et à gauche de la même ligne. Souvent aussi il y a, au-dessous de l'extrémité hilaire, un léger étranglement de toute la graine.
C'est une de ces graines en voie de germination que représente la figure 12; et nous n'avons pas reproduit la figure donnée par M. Hemsley pour la graine il' If evea confusu. tellement la ressemblance entre les deux est complète.
LES PUMhS A CAOI fCHOl C
Quanl ;m fruit de cette seringa verdadeira du rio Aripuana, ■ ■us vu que le noyau (ig, \~ . <|ui nous indiqua i)u..- la forme générale •'! les dimensions de la capsule complet" ea peu p - <lu fruit de la barri ffuda du rio Madeira.
I' t" - - fat MM. Mi
n No e i été 01 c/.i verdêdeira
du riu Aripuana.
Nous répétons que, n ;iv.<nl vu ni Deurs ni feuilles de cette ■nja rml.i'li'ir.i , nous ne pouvons être aflirmatifs sur son identité a\.-< •■ de l-i Guyane anglaise; mais si te rap-
prochement était exact, 1 ffeoea confus* serait une des meilleur caoutchoutifères du genre, puisque c'est celte li.nt dous venons de décrire la graine qui donne, d'après M. Bonnechaux, II- caoutchouc supérieur de la 'est-a-dire le l 'ai a I [priver ».
f/ei r.i discolor Mtill. Arg.
phonia discolor lien th.; fietea puraentii Baill.;
)h, l-ïnrlr:, Imi.il.t II. l'.i .
Uflevea discolor n'atteindrai! que «s a 10 mètres. Ses branches horizon ta 1< s indues, portent 'lus feuilles forte-
ment membraneuses, qui, tout en rappelant telles de 17/'
Spruceann . en diffèrent un peu par la
son! oblongucs-cllîpUques ou <>\A<-:
obloi
a folioles ni-iii ■mi-iii 01 aies, de mémo largeur aux d<
cxtrémil : sommet, mais sans n
sur 1rs nervures
ont !"• ;i \'2 centina
gueur, sur •"• :■ 6 centimètres de
ment («nuls sur un \< commun, de 8 à I" cenliur de longueur. Au somn pétiole sont cinq gland ■ panicules sont i • ■ I un duvel blanchal boutons mâles sont soi obtus ianthe do la
mâle ouverte a 2 millimi h de longueur; Icb lobes sont î
Le disque mâle esl
1 1 >f« - . ■• CÎIKJ loi
lu colonne staminaie port
: b : - en deux
verticilles, au desquels
elle se termine en une pointe
oblongue, entière, presque
glabre. Dans la fleur femelle les staminodes nbur
tés, l'ovaire est pubescent, et les sligmntes sont sessiles
Le fruit (fîg. 18 esl décrit por M. llemsle\ c ne élanl
plus nettement conique lie tous les fruits d'Hevea qu'il ail rua jusqu'alors. Nous avons dil cependant plus bout, que la capsule de In seringa b&rriguda du rioCe plus conique et plus longue I is graines de I '/ lor sont allon elles que Ggure M llemsle} ont i centi-
ui»t ' .mi de longueur, sur 17 .> 20 millimi
Pic, 18. Finit il//.
geur, et semblent presque aussi épaisses que larges. Elles sont tachetées.
h'Hevea discolor a été signalé comme donnant du caoutchouc dans la région de Manaos, à l'embouchure du rio Negro. Ce n'est cependant certainement pas la seringa torrada de cette région, car nous avons vu les feuilles (fig. 19) de cette seringa, et elles ne correspondent nullement à la description des feuilles A' Hevea discolor : elles sont, en particulier, beaucoup plus larges au voisinage du sommet que vers la base, et elles ne sont pas velues.
D'autre part, si le fruit décrit par M. Hemsley appartient bien à YHevea discolor, ce n'est pas non plus la seringa verdadeira de la région de Manaos, dont les fruits — ainsi que nous l'avons vu (fig. 17) — sont bien différents et moins coniques.
Nous restons donc encore dans le doute au sujet du produit de cet Hevea.
Gomme espèce très voisine, nous avons déjà cité YHevea similis Hemsl., qui n'en diffère guère que par ses feuilles plus étroites, ses Heurs beaucoup plus grandes, et les lobes du périanthe, qui sont lancéolés, aigus, de même longueur que le tube. Les fleurs de V Hevea similis, à peu près aussi grandes dans les deux sexes, ont 12 à 16 millimètres de diamètre. Le fruit est inconnu.
Hevea pauciflora. Mûll. Arg.
Syn. : Hecea Spruceana Oliv. (pro parle); Hcrea mentbranacea Mull. Arg. Hiphonia pauciflora Spruce.
C'est un arbre de 13 à 17 mètres de hauteur. Les folioles sont membraneuses, obovales, lancéolées, brièvement et obtusément acuminées, aiguës à la base, lisses en dessus, glauques en dessous, très glabres. Sur les rameaux floraux, elles ont 10 à 12 centimètres de longueur, sur o à 8 centimètres de largeur.
Les panicules sont allongées, étroites, les pédicelles seconde* plantes à caoutchouc. 'J
daires se ramifiant en grappe plutôt qu'en panicule. Les boutons mâles sont globulo-ovoïdes. Le périanthe des fleurs mâles est à lobes lancéolés, aigus, égalant à peu près le tube. A la base de celui-ci, les cinq glandes du disque sont triangulaires et acuminées, plus grandes que celles de VHeveaconfusa. La colonne staminale porte dix anthères en deux verticilles, audessus desquels elle se prolonge en une longue pointe aiguë et velue (alors que celle YHevea confusa est courte et glabre). Dans la ileur femelle, les lobes du périanthe sont larges, triangulaires, aigus; a la base, les cinq staminodes sont longs et étroits, également aigus. L'ovaire est pubescent, les stigmates sont sessiles et très nettement bilobés. Le fruit est inconnu.
Seules les graines ont été décrites par M. Hemsley ; et elles sont de forme caractéristique: presque aussi larges (17 millimètres) <pie longues (20 millimètres), elles sont, à peu près, rectangulaires, vues de face, ni l'une ni l'autre de leurs extrémités ne se rétrécissant sensiblement. Elles sont, en outre, écliancrées au liile.
IJIIeven paucifïoni a été vu en Guyane anglaise, sur les bords du Ma/.aruni, et dans le nord du Brésil, près du rio Uaupès et du rio Xegro,
D'après M. lluber. il donne certainement du caoutchouc. Nous ajouterons — avec la réserve que nous avons déjà apportée dans les diverses remarques personnelles que nous avons faites, à propos des différentes espèces cVIIevea — que c'est peut-être cet II riva paiicifJora qui est la seringa torrada du rio Negro et du rio Caurès. Il y a, en tout cas, selon nous, une profonde ressemblance ' entre des feuilles de seringa torrada (lig. 19) que nous ont données MM. Michelin, et qui ont été rapportées par M. Bonneehaux d'une estrada de l'embouchure du rio Jahu, et les feuilles d'IIevea pauciflora que nous avons vues dans l'herbier du Muséum. Les
i. M. Ilemslev,à <|iii nous avons communiqué ces fouilles, n'a toutefois pus fait le même rapprochement, et les comparerait plutôt à celles de T « hévéa blanc »>.
Hevca rigidifolia Mûll. Arg.
Syu. : Siphonin riyidifolia Benlh.
C'est un arbre de 10 mètres environ, d'après Mûller d'Argovie.
Les folioles sont très épaisses, lancéolées-elliptiques, aiguës aux deux extrémités et acuminées au sommet, glauques en dessous, glabres. Elles ont 9 k 12 centimètres de longueur, et 4 à 5 centimètres de largeur. Les nervures secondaires, de part et d'autre de la nervure principale, sont épaisses, les tertiaires plus fines ; toutes sont proéminentes sur la face inférieure.
lies panicules sont amples., à duvet blanchâtre ou cendré. Les boutons des fleurs mâles sont oblongs- coniques, ovoïdes, un peu tordus au sommet. Lorsque la fleur est ouverte, les lobes -du périanthe, qui correspondent à peu près aux deux tiers de la longueur totale, sont triangulaires, aigus. Les lobes du disque sont lancéolés et subulés, glabres. Les anthères, au nombre de six à dix, ne sont pas nettement disposées en deux verticilles; la partie terminale est grêle. Dans la fleur femelle, le périanthe est grand : ouvert, il mesure jusqu'à 7 millimètres. Sur la figure donnée par M. Hemsley, les lobes du périanthe, larges à la base, s'amincissent rapidement et se terminent en une longue pointe; les staminodes, dont l'un est trifurqué au sommet, sont de longueur inégale. Les stigmates sont brièvement stipités. Le fruit est inconnu.
L'espèce n'a pas été signalée, comme la précédente, en Guyane anglaise, mais on la retrouve avec celle-ci dans le nord du Brésil, sur les bords des rios Negro et Uaupès.
M. lluber dit qu'il est probable qu'on en retire un bon caoutchouc.
Hevca Benthamiana Miïll. Arg.
Ce serait, comme YHevca discohr, un Hevca de petites dimensions, puisqu'il n'atteindrait, d'après M. Hemsley, que
LKS PLANTES A CAOUTCHOUC 133
7 à 8 mètres de hauteur. Il se rapproche d'ailleurs beaucoup, à plusieurs égards, de cet Hevca discolor, dont il se distingue surtout par le duvet brunâtre qui couvre ses feuilles et ses fleurs, par ses boutons aigus et par ses graines ovoïdes.
Le pétiole principal, grêle, peut avoir 15 centimètres de longueur. Les folioles sont nettement pétiolulées, à peine coriaces, oblongues-ovales, de 8 à 16 centimètres de longueur, sur 6 à 8 centimètres de largeur, très brièvement acuminées, ou même quelquefois arrondies, blanches et glabres en dessus, pâles et à duvet plus ou moins roux en dessous. Il y a environ douze paires de nervures secondaires.
Les panicules sont nombreuses, étroites, aussi longues ou plus courtes que les feuilles, à pédicelles grêles. Les fleurs sont petites, très brièvement pédicellées. Les lobes du périanthe sont triangulaires, allongés, aigus ; les glandes du disque sont lancéolées, entières ou bilobées, glabres. Il y a dix étamines, disposées en deux verticilles rapprochés, que dépasse très peu l'extrémité de la colonne staminale. Dans la fleur femelle, l'ovaire est velu, les stigmates sont sessiles.
Le fruit n'a pas été décrit, mais les graines figurées par M. Hemsley sont ovoïdes, maculées, et ont de 20 à 2o millimètres de longueur, sur 14 à 16 millimètres de largeur.
L'arbre est cultivé au Venezuela. Spruce l'a rencontré, comme les précédents, près du rio Uaupès et du rio Negro.
Sur la valeur de son produit M. Huber n'est pas plus affirma tif que pour Yllevea rigidifolia.
Hevca lutea Miïll. Arg.
Syn. : Siphonia lulea Spruce; Siphonia apicuïata Spruce ; Hevca peru-
viana Lechl.
Mùller d'Argovie indique cet Hevca comme un arbre de 24 mètres de hauteur, à lait abondant.
I^es folioles sont obovales-lancéolées, ou obovales et en coin, brièvement et brusquement acuminées, mais à acumen très aigu, rousses. Elles ressemblent à celles de Y Hevca guya-
- elles sont j mon glauques en dessous,
nombreuses petites ponctuations cendrées ! I.i variété Mpicttlata, elles sont un pou \ élues sur les nervures, il ont. toreqa ut jeunes, un duvet ferrugineux.
Les boutons i ni coniques. Les lobes du périanthe
ouvert <>nt environ tes deux tiers de la longueur totale ■ont triangulaires et lancéolés. La colonne staminale port cinq à huit anthères, assex irrégulièrement disposées en on deux verticales; et termine par une pointe, qui
courte ti conique dans la variété apiculata, mais est beaucoup I »1 us longue dans l'espèce-type, si est intermédiaire et gi dans la variété peraviana. Les cinq glandes de la base sont très pelitea. Dans la fleur femelle, l'ovaire est pubesceni; Les h. us stigmates <pii k surmontenl sont an peu stipités dans f espèce-type et dans la variété apiculala, mais sessiles dans la variété pêftivianû. Les cinq stanùnodea sont très petits. Le huit n'a pas encore 'ii' décrit.
L'aire de distribution de l'espèce, dans le bassin de l'Amazone, est très vaste, si l'on-admet, conformément à l'opinion de M. Hiinsli\, que nous avons adoptée, ejm- PHevta peruvi Lecbi., trouvé dans le Pérou oriental, à TlKt mètres d'altitude, n'est qu'une variété de cet Htvea lutea. L'espèce-tyi rencontrée par Spruce sur le rio [Taupes, près de Panure, eJ surir h.» Negro; el la variété apiculata pus de San Cai sur I« rio Negro.
Sjirin •!'. ;i <jui est duo la découverte de l'espèce, dit ip»
donne un caoutchouc de bonne q< tant de ren-
dement moindre que VHav&a brmaUiti M. liuber, danslemém , plusieurs
Ht vue des Cuti* - .u- ;
>i.ns le nom péruvien di - < amant : [uefoisai
itfrinua </'■/ errro, j ai rcnoontré, sur les bords . ivali
affinantes km aspèa que |s n'hésite pas à rappro- ■:t lutta, bien BU aawîdèn pour le notaient
arbre, jwmr la pre-
ncbahiu»\.i. hvc éWttr de
tiètres d'altitude su-dessus du niv*«u
>i ri moi c
. - un site ou imi imuvc aussi dûfl arbres isolés de fi'Moa eiaêtiea. l'Ius tnrd. je l'ai rencontré ;uix abords du Gataline affluent de rfc lie du rîo Uoayali, s un
au un peu inférieur, mais encore sur la terre ferme. noie YHevea iutea du rio Negro, notre plante esl un grand arbre élam i de la Forât. Son écorce roussâtre s'exfolie en gulières. Les Feuilles, très variables dans leurs dimensions absolues, onl beaucoup •! ■ ressemblance b celles â'ffevea lnh.i. principalement par La Forme des Folioles, qui sont oblongues-lancéolées, terminées brusquement en pointa courte, m kiguë, el dans les échantillons d'her-
bier par leur couleur brunâtre, qui esl presque la même sur les deux Faces. Ces caractères bien tranchés me décident à , ftîrinya amarilla comme appartenant a YHevea f-itr.i. malgré l absence de fleurs. Ce « | ■ i ■ m'amène principalement a la considérer comme une variété distincte, c'est le bit Les Folioles sont relativement plus étroites, et contracté
partir «lu milieu de leur longueur, en an «nia rjui s, lit. nui' insensiblement jusqu'au pétiolule. >>.
M. Huber d lonc celte variété sous le nom de cuneata,
^«.iii d< « variables . fa côté de
eaux où les Folioles onl I" k 15 centimètres de longueur, il si d'autres, sur le même arbre, où elles ont 30 ;« 10 centimètres. Le largeur maxime de ces Folioles se trouve aux - ; de la base, el elle varie, pour des Feuilles longues df 15 i tîmèli i entimèti
Commi dans L'espèce-type, le pétiole principal porte, au tmel, deux petites glandes, qui sontj d'ailleurs, si petites que dans les échantillons secs elles deviennent presque m\ isibl
Même avant maturité, les capsules sont plus grandes que celles de YHevea A »; les graines ont, a l'extrémité
chalazienne, une petite proéminence pointi
M, llulin dit encore que le latex de cet Hevea kitea \ cuneata (qui est un arbre de terre ferme par excellence esl peu. abondant el de couleur jaunâtre, mais est assez épais et igule rapidement en un bon caoutchouc.
L'arbre serait exploité eà et là, quoique ce soit probablement encore VHeveu brasilicnsis qui fournisse la plus grande partie du caoutchouc dans l'Ucayali.
Hevea viridis Huber
Cette espèce, tout récemment décrite par M. Huber, est la puca sirinya des indigènes, dans la région du rio Janayacu, affluent du Huallaga. Elle abonde dans les forêts marécageuses.
C'est un arbre d'environ 20 mètres de hauteur, dont le tronc est couvert d'une écorce gris-rougeâtre, parsemée de verrues caractéristiques.
Il se distingue de tous les autres Hevea par ses feuilles très molles, également vertes des deux côtés, et même plus brillantes en dessous qu'en dessus, lorsqu'elles sont sèches.
Les pétiolules sont épais et courts (a peine i centimètre) par rapport aux folioles, qui atteignent 30 centimètres, et plus, de longueur, sur 8 à 10 centimètres de largeur. Ces folioles sont glabres, oblongues-obovales ou elliptiques, aiguës à la base, et terminées, au sommet, par une pointe longue et étroite, mais franchement obtuse. Le pétiole principal porte deux glandes.
Les stations de VHevea viridis correspondent exactement à celles de Y Hevea brasiliensi.s : ce sont des endroits marécageux, inondés en hiver.
« Au moment de notre visite à Yanaeavu, ajoute M. Huber, on exploitait les arbres à la mode brésilienne, mais d'une façon un peu irrégulière. Des expériences sur les lieux m'ont montré que le latex se laisse traiter, mais qu'il ne donne qu'un caoutchouc de qualité très inférieure. »
MANIHOT
Cet autre genre d'Euphorbiacées, qui comprend plusieurs espèces, dont deux sont bien connues comme alimentaires, n'en renferme qu'une qui fournisse du caoutchouc.
Ma ni ho t Glaziovii Mùll. Arg.
Le Manihot Glaziovii, ou caoutchoutier de Céara, est originaire du Brésil, comme les Ilevea ; mais son aire géographique naturelle est beaucoup plus restreinte, car elle est localisée dans l'est, aux environs du 5° latitude Sud. et elle ne correspond guère qu'a la région formée par les États de Maranhao, de Piauhi, de Céara et de Rio Grande do Norte.
M. Huber dit, cependant, que l'espèce aurait été trouvée récemment aussi au Para, sur le Quatipuru. Le fait est, après tout, vraisemblable, puisque l'État du Para est le voisin, vers l'ouest, de celui de Maranhao. Dans ce dernier, que nous n'avons jamais vu signalé comme faisant partie de la zone naturelle du Manihot Glaziovii (qu'on limite toujours aux Etats de Piauhi, de Céara, et de Rio Grande do Norte), la présence de l'arbre à caoutchouc nous a été signalée par M. Bonnechaux.
Ces renseignements étaient tenus, il est vrai, "de seconde main, par l'explorateur, qui ne les a pas contrôfés sur place, mais ils paraissent précis : on trouverait dans l'Etat de Maranhao deux arbres producteurs de caoutchouc, la inaniçoba et la fraca. Or maniçoha est le nom bien connu sous lequel le Manihot Glaziovii est désigné par les Brésiliens, dans toute la région où il est sauvage. La fraca — ce qui est moins certain — n'en serait qu'une variété. Quoi qu'il en soit, c'est à 200 kilomètres à l'ouest de Sao Luiz de Maranhao qu'on trouverait les premières maniçoba et fraca ; et elles seraient exploitées comme les Hevea.
Si l'arbre se rencontre ainsi dans l'État de Maranhao, il n'ef.t pas impossible qu'il s'étende un peu vers le Para.
11 n'est toutefois pas douteux, non plus, qu'il ne peut s'avancer bien loin dans cette contrée des Hcvea, car ses conditions de végétation, que nous allons indiquer tout à l'heure, sont lout-à-fait dilïérentes de celles des arbres précédents, et le caoutchoutier de Céara disparaît nécessairement quand apparaît le caoutchoutier de Para.
Le Manihot (ïluzîurii est un arbre de 10 k 15 mètres de hauteur, à écorce noirâtre ' et lisse, se détachant facilement en minces lanières. Ses racines s'ont tuberculeuses, comme celles de toutes les espèces du genre.
Les feuilles .'lig. 20 ont un limbe palmipartite, légèrement pelle, de 12 centimètres environ de longueur sur 16 centimètres de largeur, s'insérant, k 11 à 15 millimètres environ de l'échanerure basi luire, sur un pétiole qui peut avoir de 10 à 15 centimètres de longueur.
Les divisions du limbe, généralement au nombre de trois, plus rarement de cinq à sept, sont oblongues-ovales, aiguës au sommet. .V la base du pétiole sont deux stipules caduques.
Les inflorescences sont des panicules axillaires, de 7 à 9 centimètres de longueur. Sur chacune, les pédicelles supérieurs portent des Heurs mâles, et les inférieurs des fleurs femelles.
(les fleurs sont apétales. Le calice est a cinq lobes, qui sont plus courts dans les fleurs mâles (pie dans les fleurs femelles.
Au centre du calice, dans les premières de ces fleurs, est un disque en forme d'étoile, entouré de deux verticilles de cinq étamiu.'s. Les fleurs femelles, dont le calice, plus profondément divisé, est aussi deux fois plus grand que celui des mâles, présentent également un disque, mais qui entoure un ovaire glabre, presque cylindrique, surmonté de trois stigmates semi- circulaires, fortement papilleux.
I. C'est 1 >i«'ii la couleur ' /n-Ha en portugais' (|u"in<Iiijue M. Ilnbcr. I)"iiutres auteurs disent : '« pris r<ui#enlre » : d'autres eaeare : « blanc argenté ». Ne serait-ce pas là une preuve nuit va plusieurs variétés de Manihot (îlaziovii ?
liO LES PLANTES A CAOUTCHOUC
tégument externe, très dur, est à surface brillante, maculée de taches crises ou presque noires.
Au point de vue de la végétation, le Manihot Glaziovii est remarquable par sa rusticité.
Il semble, en premier lieu, s'accommoder, au besoin, d'une température moins élevée que celle qui est nécessaire aux Hevea. La moyenne thermique, à Fortaleza, capitale du Céara, est bien de 26° C, et les Manihot Glaziovii, d'après des renseignements que nous devons à M. Bonnechaux, apparaissent déjà à 80 kilomètres à l'ouest de la ville, ce qui prouve que l'arbre peut vivre à peu près aux mêmes températures que les Hevea ; mais on le rencontre aussi, à Tintérieur, à des altitudes de 200 à 000 mètres, où la moyenne n'est plus que de 20° C, avec des oscillations thermométriques de 1 3° à 27°.
En second lieu, tandis que les Hevea ne réussissent que dans des terres basses et argileuses, périodiquement inondées, et ne supportent pas plus la sécheresse de l'air que celle du sol, le Manihof Glaziovii se contente de terrains pauvres et secs, situés aux altitudes que nous avons indiquées, et ne souffre ni du soleil ni du manque d'eau pendant plusieurs mois. Au (Y-ara, pays d'origine de ces arbres, la saison sèche qui, normalement, dure de mai ou juin à novembre ou décembre, est réellement une saison sans pluie, pendant laquelle il peut ne pas tomber une goutte d'eau ; et la saison pluvieuse, de novembre ou décembre à mai ou juin, mérite, par contre, parfois à peine ce nom : les pluies n'y sont qu'intermittentes et ne commencent souvent véritablement qu'en février ou mars.
Néanmoins il paraîtrait que l'arbre peut aussi, à l'occasion, supporter une certaine humidité, si nous en croyons, du moins, M. Biffen, à qui sont dues les lignes suivantes, traduites par M. Pynaert (Conférence du I)1' Morris ) : « Cet arbre se prête à des milieux extrêmement variés : il grandit dans des plaines désertes où l'on dit que la pluie n'atteint pas ;50 pouces, et où la végétation est grillée pendant la plus grande partie de l'année: et il croît de même, dans des montagnes (plantations à H. ;>00 pieds, à Mont-Alègre) où la quantité de pluie dépasse,
LES PLANTES s CAOI rCHOL'l
en chiffrée ronds, K>ii pouces. I (ans cea montagnes, la tempi lare descend même su dessous de 60* I 13*0. pendant la nuit. On us trouve ji ! arbre dans un sol marécageux;
il semble se plaire le mieux dans un sol pauvre, au milieu de • de g ran
; explique toutes les tentatives
<|in uni été faites, en < ea dernières années, dans tant de
- tropicaux, pour introduire et cultiver un arbre aussi peu
. que l'on devail croire, par suite, plus propre crue
ton! autre à des l'acclimatation. Nous allons voir un
peu plus loin combien pourtant cette hypothèse et cesespé-
laienl peu justiG<
Exploitation et commerce. — Au Céara, le Mtuiihot Gl&-
tnmence a fructifier à l'âge de trois ans, el est Incisé
pour la première fois vers la cinquième année.
La récolte <lu caoutchouc a lieu pendant la - che, de
juillet à décembre, pendant que l'arbre est dépourvu Je
l'.-llii:
Nous avons déjà décrit rapidement ailleurs > un
procédés ordinu ires d\ xtraction.
I, "ouvrier dégage d'abord le pied de l'arbre el y étend des feuilles de bananier, puis il enlève sur le troue, avec un couteau, des bandes d'écorce, Le lait qui sort coule, en lîlcts c, jusqu'au sol, où une partie s'étale ■• Ut surface des feuilles, pendani qu une autre partie se répand sur la terre. Au bout d'un s deux jours, tout ce lail est complètement desséché. 1 ouvrier revient alors récolter le caoutchouc : il enlève les Mit Formées sur le troue et ramasse, tout ce ule sur les feuilles et sur le sol.
On roi! immédiatement tous les défauts d'un tel procédé :
lanières du tronc sont mélangées de rceaux d'éco
et les fragments recueillis sur le sol contiennent de lu terre et impuretés de toutes sortes, D'autre part, l'enlèvement bandes «I écorce n esl pis sans nuire a l'arbre, si les
ut trop profondes, coin cela •■ lieu généralement.
trds, la seconde méthode usitée quelquefois au l supérieure .« la précédente; l'ouvrier, après avoir