‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 29 sur 92 · u iir"l'"K ... ., ,,r..li'\>" -V , „u \»'l ol , fumée · texte numérisé non relu

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s l'influence de la chaleur el de l'humidité, Leur teneur en eau eal généralement forte, et elles perdent 20 ;i •'<!> " „, à I emploi industriel.

Tous iuts disparaîtraient, -si le eaoutchouo de •

Para; et les prix se relèveront probablement, le jour où l'on recevra plus régulièrement

marchés, an lieu de Ce&ra scrap$f des [>;iins enfumés, La boa caoutchouc i est nerveux el né contient que (ri-s

peu de •- ,, cm il. i

novembre 1901, le produil valait, ;« Londres, i IV. i «'► fr. '2'\. La meilleure sort* valait dune a peine le prix du ser-

iiumlin dé l'uni

En Amérique, les deux principaux marchés du caoutchouc

de * laleza et Pernambuco. Fortalaza exporte

ctement à Liverpool la récolte de l'Etat de Céara «'t celle

d<- l'Étal (li- Piauhi, don! le total représente un million de

kilos environ. La production 'lu l!i" Grande do Morte eal

Pernambouc,

Culture. — Depuis ces vingt-cinq dernières années, des I

Utlivea d'acclimatation du Manihot Gl&siovii oui été faites

• h beaucoup do régions a Ceylan, dans l'Inde, dans

[a péninsule malaise, < Java, .i la Jamaïque, sur toute

tdentalc d'Afrique, à Zanzibar, ;i Nfadagasi

etc. Presque partout les arbres ont Nigou-

;ement | mois ils n'ont juin. us donné, chaque

qu'on les a incisés, que des quantités insignifiantes de 1 - * l t ,

: échec complet et général ne nous rend donc p;is plus

enthousiaste pour la culture du Manihot Glaziovii «jue pour

Il n'esl p.is impossible qu'on puisse

iver quelques régions où de pareils essais seront répétés

.i l.i Dominique, les résultats auraient été, au

dire des Anglais, ts ; el les Allemands assurent

as leurs possessions de l'Est-africain, il est quelques

endroits qui conviennent. Mais srions sont tellement

& que le colon ne devra jamais perdre de vue, s'il veut

éprendre une plantation de caoutchoutiers de Céara, <fu il

court pli :hec que de chances de réussite.

;«ses

Cette remarque ne s'appliq ;e pas, du reste, bien entendu, au Céara ni aux provinces voisines, où l'espèce est spontanée. Là des plantations ont déjà été faites, et on ne peut évidemment qu'encourager à les multiplier.

Dans les terrains et sous les climats convenables, la maniçoha offre alors sur les Hevea la supériorité d'être, à plusieurs points de vue, de culture plus facile ; et ses avantages sont résumés par M. Huber, dans une petite brochure publiée à Para en 1898:

1° L'arbre peut être cultivé sur des sols élevés et secs.

2° Les graines conservent beaucoup plus longtemps que celles d' llevca leurs propriétés germinatives, et peuvent donc être transportées plus facilement.

3° La croissance est rapide, puisqu'on peut obtenir dès cinq ans une récolte appréciable.

4° L'arbre donnant des graines dès la troisième année, on peut chercher à obtenir, par sélection, une race appropriée au climat et au sol et aux exigences d'une production rémunératrice.

Examinons donc maintenant dans quelles conditions doit se faire cette culture.

Une petite dilïiculté à laquelle on s'est heurté, à plusieurs reprises, est d'obtenir une germination rapide. Au Brésil, dit M. Iluber. les graines lèvent en quinze jours. Mais il n'en est pas toujours de même ailleurs, où l'on a quelquefois attendu pendant un an.

Cette différence lient, crovons-nous, à ce que les graines conservées, tout en n'ayant pas perdu leur pouvoir germinatif, ont une vigueur moindre. La radicule ne peut plus, dès lors, percer le tégument épais et dur qui recouvre l'amande; et il devient nécessaire d'accélérer cette germination tardive.

Dans ce but, on peut faire tremper les graines, pendant six jours, dans l'eau froide. Ou, mieux encore, on lime doucement le tégument, à la pointe correspondant à la radicule de l'embrvon, en prenant grand soin «le ne pas entamer cette radicule. La germination, par le premier procédé, a lieu au bout d'un mois environ, et, par le second, au bout de huit jours.

INTKS v CAOI TUIOl i I |.>

est encore quelquefois recommandée.

bu fond ilui' une couche de 10 centimètres de

• beval, .>ii sème but ce crottin Les graines cote à

iCOUVre 'l'une couche île même mal ; une épaisseur de lu centimètres. Ls ooisse est exposée en plein soleil >t arrosée copieusement tous Lesjours, boni d'une semaine environ Les graines germent. Ces graines, légèrement germé* h ou non, sont mises en pépinière. A cet effet on prépare, dans iu\ endroit arre» sable, une on plusieurs planches, -Luis lesquelles les graines sonl tnenl enterrées, .1 10 centimètres, an moins, les

des autres, de préférence 20 centimèti

I isi en placi est opérée au début de la saison pluvieuse,

jeunes plantes doivent avoir, à ce moment, 30 à iO een-

limètres de hauteur, ce qui correspond à quatre mois d'âge.

-'■mis ont dû, par conséquent, 'lie faits ,1 L'époque voulue

pour que celle première condition de la transplantation soit

satisfaite

■ mine terrain, il tant une Ici rv plutôt sèche, où l'eau

urne pas, L'arbre supportant mieux L'humidité de

Pair que celle du sol. Les terrains sablonneux semblent

ndani peu convenir, contrairement a ce qui* est souvent

dit. M. Huber lait, en effet, remarquer que « dans sa patrie,

la maniçobs se rencontre toujours dans des terres assez srgi-

ésullanl de la décomposition des roches primitives ».

11 en ai jamais, ajoulc-t-il. rencontré, à l'état spontané,

dans les sols ou le sable prédomine.

En conséquence, on doit recommander les terrains argileux qui ne sont jamais inondés, ei qui se trouvent en des endroits tels que les pluies sont insuffisantes pour les maintenir humides, car les terres marécageuses sont absolument contreindiquées. Les meilleurs de tous les sols sont peut-être ceux où l'argile est mélangée d'un peu de sable. En ce qui concerne

les [elles SUrtOUt s;tl dolu lelis.s, dis ess.us suit! ;i lail'e :

M Huber dit que, dans le terrain essentiellement arénacé du Muséum .le l'ara, lis nianiçoba mit bien, et régulièrement.

pousse, du ne. 111- depuis un au qu'elles y Sont.

\ < VMI |l

Pour l'altitude, il est, comme toujours, bi • pré-

ciser, puisque le facteur <|ui intervient, «-n réalité, est la température. rVu dea \fanihot Glu

su mètres, et ou en ;i trouvé aussi, paraît-il, jusqu'à I mètres. Il esl vrai qu'on ne nous dit pas quelle quantib lait foui - derniers L'essentiel esl d

tes oscillations extrêmes et la moyenne de température nous avons donné plus haut les chiffres indiquant les conditions thermiques dans lesquelles vit l'arbre au Céara.

Ces conditions paraissent malheureusement tellem variables qu'il devient difficile de dire quelle est la temp turc moyenne optima. Quelques auteurs indiquée qui sont U-s moyennes de certaines altitudes auxquelh • rencontra encore fréquemment le \fanihot Gl&ziovii. D'autres préfèrent, au oon traire, des moyennes de 25°à 28°. Nous ■ rangerions volontiers, dans le doute, à cette dernière opin nous ne connaissons pas, en somme, de fait établis* nettement qu'uni' température élevée soit nuisible aux rrn çob*.

Sur remplacement choisi, les jeunes arbres seront plant* 4 à G mètres d'écartement, M, Hul>er propose de les disj ligues distantes de •"» mètres, en conservant, sur chaque li des intervalles de 3 mètres. On aurait ainsi 715 arbres par hectare. M. Huber ajoute qu'on pourrait faire des cuit intermédiaires pendant les cinq premières années qui cèdent la première extraction,

Avant la plantation, le sol doit être remu< a 50 centimètres] au moins, de profondeur, dans les endroits où les pieds seront placés. Le terrain environnant est débarrassé de herbes, mais il est inutile d'en labourer la surface. Pour préserver des termites, on répand des cendres autour de chaque arbre.

La croissance est rapide. A trois ans. quand appar les premières fleurs — bien qi us pieds fleurissent plus

toi. quelquefois dès un an el demi it deux ans — , I arbre a 3 a a mètres de hauteur. Il atteint 7 à 8 mètres, avec un

t.ES l'LANï ES \ CAUl relHM'C.

mètre «le 20 à 25 centimètres, à cinq ans, quand on commence

à l'exploit" r.

Le meilleur procédé de récolle consiste à ['inciser comme on incise les Hevea, ou encore .1 bure plneienri entailles en V, situées les unes au-dessous des antres, et dont toutes les

pointes sont ensuite réunies par une incision verticale, constituant la rigole commune, dans Ja<[iirlle alfluera tout le latex. Ce lait recueilli sera enfume ou baratté. Le barattage est recommandé par M. Bitïen.

La récolte sera faite à deux reprises, pendant la saison sèche; et elle le sera, chaque fois, pendant quarante jours, comme nous lavons déjà expliqué.

I > ii-udenient est très variable. Nous avoue vu plus haut

Ce qu'il est pour les arbres sauvages; il est évident qu'il sera

plutôt plus faillie pour les srbrea cultivés.

L'arbre mourant vers l;i à 20 ans. L'exploitation ne dure que pendant dix à quin/.i." ans.

Mais, dans toutes ces évaluations, peut-être v aurait-il lieu de tenir un plus grand compte qu'on n'a pu le faire jusqu'alors de la variété cultivée. C'est sur ce point que SOS renseignements sunt le plus vagues. Moui MTOOi seulement, d'après une donnée recueillie par M. BonnecbaUX, que, un Céara. on distinguerait les variétés suivantes de iituuiri,h;i : la muvhada et la marantfiiitpf/, qui donneraient UD caoutchouc supérieur", et Yascaraï et la pih&hury qui fourniraient une sorte inférieure. 11 serait désirable, pour les futurs essais de culture, de posséder des indications plus précises. Xous n'affirmons même DOS que les quatre arbres désignés doivent être rapportés au Maniliut Glaziovii.

LfcS l'I \MI - v • \ I

SAPIUM

De lu famille des Euphorheacées, comme les ffevea et le Miuiilmt Gl&ziovii, les Sêpium constituent un genre très vaste Ils comptent des représentants dans beaucoup de pays cbs des deux hémisphères: leSantc/m btglandatosam Miïll par exemple, eal américain : te S&pium aebiferam L, est <>riginaire de la China et du Japon . le Sapium insigne Bentb de L'Inde; et on trouve & Madagascar le Sapium madûffûtot* riense Miill. Ai

ulis toutefois, jusqu'alors, Les espi lion

Eus&pium, qui est exclusivement américaine, ont été signa" léea oomme productrices de caoutchouc.

Ces Etuapium, qui sont donc l'unique section du genre qui noua intéresse ici, sont d< - monoïques, à feuilles

alternes, pétiolées, entières ou dentées, souvent mui sommai du pétiole, «le deux glandes plus ou moins développées, quelquefois très longui ces sonl épis, sur chacun desquels se trouvent réunies les fleurs des deux sexes : les fleurs maies garnissent la partie supérieure de L'axe, <•[ sont par groupes de» trois, <>u plus, ;mx aisselles des bractées; les Beurs femelles garnissent la partie u rieure et sonl isolées.

Le périanthe des Heurs maies >sl a deux lobes, et celui des fleurs femelles à trois, L'androcée est composée <!<• deux ou (rois étamines libres; l'ovaire est a deux ou trois loges, il n \ a pas de disque.

Le fruit est une capsule non drupacée, beaucoup plus petite que celle des Ilcici. mais qui s'oua re, comme celle-ci, ec i coques à lieux valves, laissant au centre une columelle.

I m graines, de grosseur variable, sont légèrement <•

btCOn ;inelil lisse ou tllliereuleUX . Elles SOnl M

ou colorées: dans ce dernier cas, leur coloration blanche ou

'LAS IIS A I MU lVllultl

rouge est due à l'épidémie, qui, en môme temps, devient charnu.

Bien que les Eusajùum aient des représentants un peu partout, dans toute la zone tropicale du continent Américain et aux Antilles, ce n'est que dans la région nord-ouest de l'Amérique méridionale Guyane», Venezuela, Colombie, Equateur, Brésil, Pérou), qu'on connaît jusqu'alors des espèces à caoutiio ; et encore n'est-ce qu'en Colombie et à l'Equateur que leur exploitation, croyons-nous, soit aujourd'hui courante. Ces ces, dans ces deux pays, sont souvent appelées par les indigènes lechero9,e\ le caoutchouc qu'elles fournissent est le c&uchc bl&nco, qui est quelquefois plus estimé que le caoutchouc unir {cuQcho negro), provenantes] Cwtilloa ehuticë. A l'Equateur, le produit dis Sen/uni, dont nous allons parles plus loin, est toujours coté ^"> ii .î<i "„ de plus <|ue ce caoutchouc de Caatilloà. En Colombie, on récolte la sorte connue sur les marchés américains cl anglais sous les noms de Colombie virgen ou de Colombie terapt, et qui est très appréoii

11 tant malheureusement exprimer ni encore le regret que l'identité botanique de la plupart des lecheros soit incertaine.

< »n ;i toul d'abord admis que l'arbre producteur du caocAo Blaneo était le Sttpium biglandulosum Miïll. Arg. [Excaecaria biglandoloaa Midi. Arg.; StUUngia higlandttloaa Baill.} Cette première détermination lut laite h Kew, en 1880, par M. Oliqui avait reçu une feuille envoyée d'Agrado par M. II. White et un dessin de M. Thomson; et lorsque, en 1883, M Thomson créa en Colombie une plantation de Sfapiam, il crut donc cultiver ce Sapium biglanduloaam. (Test seulement en mai I.sîmi que, se trouvanl ■•> Londres, le même planteur eut L'occasion d'examiner, dans l'herbier de Kew. des échantillons typiques du Sapie m bifflandulosumàela Guyane anglaise, ►■t reconnut qu'il présentait ave< la plante de Colombie des différences notables : les feuilles de cette dernière étaient de dimensions presque uniformes el assez grandes, tandis que celles des spécimens de la Guyane étaient, au contraire, de deur h."- variabli et, général, plus petites au moms

Il S PLANTES \ . u>! n UOIC

de moitié; les glandes «lu sommet du pétiole < ussi

deux ou trois bus plus grandes dans les feuilles il <|uo dans les auti

léchera de Colombie serait donc, toul su plus, variété do Sapium biffl&ndulosum, qui a Loujoui été considéré comme une espèce très polymorp ip

Millier il : il , dans le Prodrome, seize \

Ce serait, d'autre part, une autre variété, ou une différente, «l>>nt <>i t a beaucoup, en cas derniers temps, pi nisé la culture bous te nom de Sapium Tltomsonii ou Sapiam tolimense. M. Patin, consul de Belgique en Colombie, qui 1 h signalée, prétend que c'est ce *;i/>itim qui est le meilleur producteur du « virgen rubber » de Colombie, feuilles sont bien distinctes, d'après l'examen Fait à Kevv, d<> celles de l'arbre cultivé par M. Thomson '

Enfin, M. Warburg considère encore comme une foi du Sapium biglanduloaum un léchera du Venezuela dont il a examiné des rameaux, et qui donnerait un caoutchouc ii

Qaôi <[u il en soit, ilest certain aujourd'hui que cetti Sapiam bigtandalosum n'est pas la seule <|«i fournisse du caoutchouc, si même elle en fournit, et que plusieurs Uch exploités sont des espèces (>>ul autres du genre. Ici est Le des Sapium de l'Equateur que nous décrivons plus bas.

Nous allons Noir aussi que tous i ■mut ne. vivent

p.is dans tes mêmes conditions. Le Sapium tolimenae, par exemple, vit de préférence aux très hautes altitudes, ainsi que ipium atylare de l'Equateur oriental, alors que le Sapiam decipieru et le Sapium utile de l'Equateur occidental se plaisent, au contraire, dans les régions basses.

En ce <]ui concerne le choix des espèces qu'il y a lieu d'étudier ici, nous avouons être quelque peu embarrassés, dans

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