‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 33 sur 92 · I. M Bonnecbanx oyait pu cependant, la complaisance du · texte numérisé non relu

I. M Bonnecbanx oyait pu cependant, la complaisance du

i spitainc Monnv, «le la « Red Croaa Line ■• de Liverpool, rapporter en

France quelques jeunes tnpxiru rivants, mais lea planta aonl morts peu

- Ii ni nrrivée au Muséum de Paris,el nous n'ayons pu obtenir aucun

i enseignement de ce cùté

l. Pendant l'impression de ce volume, et après que ces lignes étaient

lis paru, d'abord le mémoire de M. I le, puis celui de

H. lliitn-1. dans lesquels il esl rail allusion fi cetapuru. Mais ni dana l'un

itis l'autre de ces articles nous no trouvons de renseignements pré

non pins que U détermination botanique, M. L'Iedil seulement que

\e lapara fournil beaucoup de serrtamLi/ de Cumela,e\ M. (luberfaU, fi

'•i-mm qu'il y a du snrnarnhif île Came/a qui n'est certainement que du latex 'I ttevea britailientin coagulé de façon spéciale. Autre remarque. Dans une - (jm- nous :ivuns reçues

ce botaniste nous dit qu'il a appris que •■ dans la Dbidoson exploitait, en ces derniers temps, un arbre appelé

ïlr>ï7?

généralement ignorée — que, précisément parce qu'il est peu connu, nous aurions scrupule à le passer sous silence. Et puisqu'il nous faut le placer quelque part — ce qui nous embarrasse, étant donné le plan de ce livre, basé sur les dénominations botaniques — nous le mettons à la place que nous supposons être la sienne, d après les quelques caractères que nous a donnés, de souvenir, l'explorateur à qui nous devons exclusivement tous les renseignements .qui vont suivre. Tout ce que nous pouvons affirmer, c'est que la plante n'est pas un Hevea, car les feuilles en sont simples.

Tapuru, nous dit M. Bonnechaux, signifie, en langue indienne, « petite bête » ; et ce nom a dû être donné à l'arbre parce qu'il est habité par une multitude de brocas, ces mêmes termites (Coptotermes Marabilanos) qui attaquent les Hcvea.

Il est deux « sortes » (espèce ou variété?) de tapuru : le tapuru de terra firme, qu'on trouve à l'intérieur des terres, et le tapuru de varge, qui pousse sur les bords des rios, des lacs ou des igarapés.

Lé tapuru de terra firme est un arbre atteignant 25 mètres de hauteur et 80 centimètres à 1 mètre de diamètre. Son écorce ne donne qu'un latex épais, qui se transforme en une poix, dont les indigènes se servent pour braver les fentes de leurs canots. Il n'y a donc qu'à le signaler ; le seul tapuru intéressant, et dont nous allons nous occuper uniquement, est le second.

Ce tapuru de varge atteint les mêmes dimensions que le précédent ; mais, pendant que sa cime, dépassant souvent celle des autres arbres de la forêt, s'épanouit au soleil, son tronc, comme celui de la seringa verdadeira de terra d'agua, pousse ses racines dans les sols humides et régulièrement inondés.

Ces racines sont puissantes : l'axe principal, pivotant, s'en-

nwrupita, qui ne serait ni un Hi'vra, ni un Castillan, ni un Sapium. » M. Bonnechaux pensant que le tapuru est le même arbre que, au Para, on appelle murupila, nous accentuons encore ici la réserve que nous avons déjà apportée dans le texte, sur la détermination générique de la plante.

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profondément, émettant des racines secondaires dont quelques-unes ont jusqu'à \"2 centimètres de diamètre. Le ti qoh toujours oj lindrique, cal

• . assez mince, h l»ns tendre, feuilles jeunes, Légèrement dentées sur les bords,

luiiiiciil un peu, nous dit M. B kechauX} la forme et les

dimenaionB d'une feuille de charme; unis peu ;'• peu, avec . cette forme se modifie, en même temps que les dents deviennent moins nettes; et l«s feuilles âgées, de H' centimètres environ < 1 « - longueur sur 3 centimètres de largeur, •.ont ovales-allongées, aiguës ;mx deux extrémités, mais plus s .m voisinage < f 1 1 sommai <|n<- vers la base, qm s'atténue lidérablement vers le pétiole. M. Bounechaux lea compare un fer de lance dont la pointe s'insérerait directement sur la branche (ce qui indiquerai! un pétiole très court . le sommet correspondant au talon. Le limbe est coriace vert sombre, à surface peu brillante.

Les Heurs, que M. Bonnechsux u a pas vues, seraient blanches. Les fruits seraient presque globuleux, et contieû» Iraient di ss graines oléagineuses semblables s celles d'ffeves. aractère ne se rapporterait plus guère au genre iàpium, imiis on voit aussi que nous pouvons être très peu irïinn ii il. dans ii ii sens ou dans l'autre, car nous venons d'exils faits sur lesquels cous basons notre hypothèse. Le tapa r a est, en tout cas, connu de longue Hâte par les seringueiros. » <".. nVst pis d'hier, écrit M. Bonnechaux sur s<>n carnet de roule — dont nous reproduisons le texte internent — que seringueiros et patrons seringueiros des ras connaissent le lapuru. A en juger par les arbres que j';ii %iis. il \ ;i beau jour que nous recevons du caoutchouc de cel arbre Seuls les négociants de Etfanaos et de eut ; et, poui eux, tout ce qui arrive en [tains dils « borracha Une » est le produit d'un seul et même arbre. la ■'in.

Il \ .i quelque vingl ans, quand les brocas se mettaient ins les plaies Edites aux seringas [tardes mains inexpérimenavaient cherché, parmi les ai bi ex,

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une autre espèce donnant an produit & peu p celui de la teringa^ journellement un

rendement n sinon supérieur. Ils avaient sous la i

le tapuru\ ils le mirent à profit. Timidement d'abord, ils mélangèrent son latex avec celui de la > s'enhardirent I livrer des boules faites exclusivement lait df tapuru, et travaillées par !<-^ mêmes procédés ij ui employés pour \ê. seringa Cette fraude, si fraude il .

i inaperçue : les patrons seri m n'y virent

encore bien moins les ai beteurs de Manaos et 1rs conimissioi naires européens.

Cependant certains patrons, ayant .t | >|.iri^ la vérité,! lurent plus accepter le caoutchouc de t&puru comme borra fine et l'achetèrent comme mauvaise demi-fine^ presque tlu

imhi/. Dès lors, les seringueiros délaissèrent lexpli tion exclusive des tapuru, et se remirent il ruélnnger le lait a celui des Hevea.

En ces demie Bulement, la production ayant tou-

jours suivi une marche ascendante, et les estradas commençant fatiguer, les patrons on! <lc nouveau fermé les yeux, d'abord sur !«■ mélange des laits, puis sur la livraison boules «le tapuru, que, d'ailleurs, ils ne savent pas

tre; et ils ont été encouragés par l'absence de réclamai des maisons de Man 10s. Ji Miis certain que, aujourd'hui suis seul a connaître celte question, qui a ui

Le tapuru serait très commun dans certaines parties du bassin de l'Amazone, u 11 existe près de Para, où on le nomme nwrupita, dans l'Amazoneet dans le Madeira ; i esl incroyable ce que l'on en troui les iles de rio et du

Solimoès. Le M . P, Pâtissier, des Missionnaires du Sa ml Esprit, en a vu également des quantités «Lois le rio l'apura, au ce d'une très pénible exploration qu il avait entreprise, poi reconnaître les sources de ce fleuve, .le. ne l'ai cependant trouvé dans le rio Arîpuana ni dans le rio Negro, »

Dans les endroits où on en rencontre, ce qui i mpêche une exploitation régulière, ce n'est pas seulement que le produit ne prime |><s celui de la seringa, c'est aussi que i

LAMES \ • vi m nul c

rendement moindre que lis ffeves, et bien moins résistant ées.

Aussi est-ce I ment qu'on établi! des estrades com-

posées uniquement • K' fa/uiru*, comme l'esl celle que M. Bouaechaus h vue sur le rio Madeira, chez Bontés Iîlimlin-e. ilans sa propriété de Flore*

Elle était composée de tid arbres, et les intervalles des onze premiers étaient les suivants :

[S pas <le la maison au 1 k" lu/niru, i|m avilit ll'"H(l de «iiannl 1 ■■ .1 portail

4 Llgelag 12 — du t" tapant —

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