I.KS \-i.\\ Il s \ i \ol li I
ce qu'elle rejette facilement de touche, et qu'elle se mari naturellement, La propagation pourra donc se faire par rejets ou par marcottes, Mais, pour que le marcottage réussisse, il faut toujours n]*érersi\r de jeunee lianes, d'environ I centime de diamètre. De telles haltes ont, en moyenne, une longueur de 10 a 15 mètres; on |> ut doue Caire, avec une seule. M) o :î."> marcottes.
Pour obtenir «les rejets vigoureux, il faut choisir des lianes de grosseur moyenne et d'âge moyen. Les Lianes trop /. cessent, en effet, de rejeter.
Le fingolnt est surtout abondant au bord des cours d*l sur la lisière «les massifs forestiers, au bord des chemins, des clairières, et dans tous les endroits où les peuplements sont clairsemés (région forestière d'Ampasimpotsj et d'Ampare/fara).
On voit qu'il demande de la lumière pour se développer. On peut lui donner un éelaircineitt convenable par quelques travaux de débroussailleincnl.
Uns cinquantaine déjeunes pieds ont été ainsi transplantés dans un endroit choisi comme terrain d'expérience, après un débroussaillement préalable, qui a porté sur les arbustes, les fougères, les herbes et les lianes inutiles. Les anciens et les jeunes arbres ont été conservés : les anciens pour donner de l'ombre, les jeunes pour servir de tuteurs. Les lianes sont aujourd'hui reprises, et pourront être marcottées à la saison des pluies.
En transplantant ainsi un assez grand nombre de lianes dans un endroit convenable, et en les espaçant de manière à pouvoir les marcotter plus tard, on obtiendrait en peu de temps un très grand nombre de sujets, <jui pourraient être nus ensuite en forêt, dans les endroits dépeuplés. La liane mérite certainement d'être propagée ».
Ajoutons — pour compléter cette étude du Landolphia madatfftëcariensiê — que, d'après M. Henri Pérès, à qui nous devons un des caoutchoucs analysés plus haut, il \ a, dans la région de Mananjarv. deux lianes assez semblables par leurs feuilles et leurs fruits, qui sont appelées l'une et l'autre roahéna.
i I s PLANTES v ' \"l" H10I I
mais que les indigènes cependant distinguent bien sons les noms respectifs de vo&hena.-Uthy <>u voahena mâle) et de voahcna-v&vy <>ti voahena femelle , Or cVsi le rou/tena-4*hy qui donne seul un bon caoutohouc et est le fjuidolphia m.fj >nsu Nous avons \>u nous rendre compte ni
même que le lait de vo&hena-v&vy — qui appartient évidemment a une autre espèce de Landotphia encore indéterminée — est inutilisable
Bo premier lieu, ce latex coagule très difficilement. L'échantillon que nous h remis M. Pérès était inaltéré, alors que le luit du Lando&phia madagaêcariensù était, comme nous t'avons déjà dit, complètement coagulé, L'ébullition n'amène ;iucun trouble, <•! le jiroiluit n'est obtenu qu'après évaporation complète il'' l'eau. Lus acides bis que l'acide acétique et même ulfurique ne provoquent la coagulation que s'ils sont ajoutés >-n grande quantité. 11 >'u est de même de l'alcool. Dam tous ces cas. les globules se séparent lanternent du sérum,
pOUT venir enfin former à la surface du liquide une couche
leuse, qui ne devient une substance compacte que torsqu «m l'agite pour la recueillir.
il,- substance, qui, dans le lait que nous avons examiné, ne représentait qu'une proportion «le 1,5 °/« environ, est bien nu
peu élastique quand elle est fraîche, mais casse quand on I étire fortement, •■! ne se rétracte que Lentement, après une I lion plus faible. Au bout de vingt-quatre heures, elle durcit, n'est plus <que difficilement étirable, et perd toute élasticité.
Ce n'est donc même pas un caoutchouc inférieur; et nous ne la signalons qu'en raison de la ressemblance que présente la plante productrice avec le Lundolphia mudagoacûriensit.
IjmdclphU Perrieri Jum.
lie espèce de Madagascar est lepir&lâhy, <>u LevaAeafaA^,
des Sak
nu le trouve dans toutes les forêts du lioina, à Majunga, à Vndriba, dans les vallées «le l'Ikopa, du Betsiboka et du Rien
■ : - \ ■ toi pchoi i SS3
sur l>- bord imi un ourlet, visible seulement sur la race inférieure. Sur l.> race supérieure, la nervure principale sien gouttii
Sur les plus grands échantillons que mais avons eus entre mains, le limbe avait *'> centimètres 1/2 de longueur, sur atimètres de largeur, et le pétiole I centimètre. Plus soûle litnb mtimètres de longueur, sur I centim, I 2 ii - centim. I - de largeur, et le pétiole 8 a N millimètres. A l'état Irais, ce pétiole est ordinairemenl jaunâtre, et le limbe d'un vert clair
Les fleurs son I gn ■■■■ trois à huit, en cymes biparea
terminales. Chacune esl portée par un pédioellede 5 à 7 millimètres, qui esl placé à l'aisselle d'une bractée ovale-aiguë, ■ -m les bords, et esl muni latéralement de deux autres bractées semblables.
La <il i prétloraison quinconcisle. Les sépales sont
coriaces, chagrinés, bordés de cils bruns; ilssmii ovales-aigus une les bracl es, et ont, en moyenne, 'i millimètres tle longueur.
La corolle, jaune pale extérieurement, et blanche à l'intérieur, est formée d'un tube long de 10 a IS millimètres, que surmontent 'les lobes de 18 à 20 millimètres, sur 3 millimètres <l.j largeur.
tamines sonl dans la partie renflée du tube,
immédiatement au- lessus du calice. Les anthères sont jaunes. La floraison a lieu en novembre el décembre. Les fruits, qui mûrissent de juin ;i octobre, sont régulièrement ovoïdes, .ivre un mamelon terminal, qui leur donne l'aspect d'un citron allongé (fig. 38). Ils uni 1 * > centimètres i h de longueur, sur 5 centimètres de largeur. A l'état ils sont un peu jaunâtre* ils -.ml noirs, mais tache-
tés «le larges lentieelles jaunes. 1res nombreuses, Dans leur pulp icidule .1 comestible, sonl logées une centaine de
petit grosseur d'un gros pi
l ■• latex du Lantiolphia Petrieri est de conservation extranairemcnl Facile Nous eu avons conservé un litre complètement inaltéré pendant plus «le deux ans. Il esl blanc,
1res légèrement rosé el 1res fluide . il ne
nous l'avons reçu, de sucre réducteur. Jeté sut Le pap
filtrer, il passe tel quel ; ses grlobuL que 0 mil]
en moyenne. Sa densité esl de 0,997,
Fig. 38, — Fruit île Lajidolphia Perrieri,
Il .-st. d'ailleurs, assez pauvre l'il Caoïltch
Alors que les laits de La plupart des autres /..<//,•/-<// fournissent un rendement variant •!<■ 20 a 50 " „, celui que nous avons examiné ne n«>us a donné, après une h Ah
tion, que 6,6 %.
Il est vrai (jue notre échantillon avait été recueilli p la saison des plui . même au cours de la sais,.
alors que le lait esl assez épais pour coaguler spontanément, sa teneur en substance élastique est toi minime,
voici, d'après les ii. observations faites sur p]
s \ CAOl I '-
par M Perrierdela Bathie, Les quantités il»- produit fournies parmi titre de lait à différentes époque
10 janvier (saison pluvieun
lo avril — 5J8
"i tnai Miaou tâche 113 —
S mai ( - ... iSé —
ictobrc iTti
nmea (acide Biilrariq
■ Ijiillition).
lalfuriqae).
(acide cil ri (acide Bulrarkrue ».
Le saison pluvieuse recommençant, à Madagascar, le 15 novembre, pour durer jusqu'au t,r mai, c'est donc vers la fin il octobre que If lait doit être le plus épais; et à cette époque, <n effet, il coagule spontanément; On voit cependant que, même alors, le rendement, ijui peu! être considéré* comme maximum, n'es! que 17 °/0.
En fait, e'esl pendant la saison despluies que 1rs Sakalaves récoltent le caoutchouc, Us coupent la liane par tronçons, et font égoutter ces Fragmenta au-dessus d'un bambou creux, <|ui conduit le lait dans un récipient. I.a coagulation est ensuite obtenue par le jus de citron, OU avec les fruits piles de tamarinier.
Le caoutchouc de pi m ht h y a pour densité 0,910.
Tel que 1rs Sakalaves le préparent, il est rosé, de bonne qualité, très élastique et sans viscosité.
Ces propriétés dépendent toutefois essentiellement du mode de coagulation, qui, pour le lait du L&ndolphia i'rrricri. plus encore peut-être que pour la plupart des autres laits à caoutebouo, a une très grande importooee.
Ce lait de piral&hy présente, en effet, des caractères) tout taux, dnnt le plus intéressant est certainement sa Eaible ulabilité par l'alcool.
Déjà M Perrier de la Bathie nous avait signalé ce fait.
N<ms l'avons vérifié a notre tour, sur le lait que nous avons
i cotre disposition : au liquide, dont nue grande partie de
I ammoniaque s'était évaporée, il nous a fallu ajouter plusieurs
fuis son volume d'alcool absolu pour en séparer le caoutchouc
Ce résultai pouvait être d autant moins attendu que, d'une
S PL kWTBS \ Min
pari, l'alcool est corn omme un des coagula ni» les
énergiques el les plus constants difficilement coagulables, el que, d'autre part, le notre L&ndotphia rsi très facilement coagulé pai upde
tifs qui sont souv.ni sans effet sur >! ■ •
t ainsi que nous avons obtenu une coagulation : non seulement avec les acides sulfurique, acéti citrique, mais encore avec le chlorure de sodium, le sulfat soude, 1«' sulfate de magnésie, L'alun, 1 ;»/« >t ;i l • • de chaus potasse caustique, loxalate «le potasse, dont l'a* laits ;'i caoutchouc, en général, est très inégaie.
L'oxalate d'ammoniaque coagule plus difficilement roxalate de potasse
I a sulfate de chaux est peu énei .
cassant.
II faut remarquer, d'ailleurs, que la plupart des sel nous venons de citer, même parmi les coagulants rapîd Dissent un caoutchouc qui, dans ta suite, tourne au .
laie de chaux, sulfate de soude) ou devient cassant fa te de magnésie). Le chlorure de sodium est celui qu donné le produit le moins altérable
Vvcf les trois acides que nous avons mentionnés, les résultats sont bien meilleurs : le caoutchouc tourne peu nu reste très nerveux.
Ou voit ainsi que lis Sakalaves, qui emploient le jus de citron ou les fruits acides du tamarinier, ont mi, d , unîmes, trouver le meilleur mode de coagulation.
Ils n'ont, en tout cas, jamais recours à l'éhullition nul raison, car c'est i-ncoir niir <K-> intéressantes pai ticul I du lait de pirata hy que IVbullition n'\ provoque pus la p en masse des globules, contrairement a ce «pion observe jkjui la plupart des autres laits.
En général, il suflil de mettre au bain- marie nn ! caoutchouc pour que, dès que l'eau <lu bain atteint la tèn rature d'ébullition, le caoutchou< iare du sérum. El l<
fait o été, jusqu'alors, considéré comme tellement • qu'on admet fréquemment qu'il fournit, au besoin, au m<
i \\i] a v i \..i i. unir.
tous les ^.pocynées, an moyen de reconnaître la valeur des laits ;i caoutchouc. Sont l»<>ns ceux qui se coagulent au-dessous cnpératnre d'ébullition ; sont inférieurs ceux qui ne se coagulent que lorsque oôtte température eal atteints.
Or le caoutchouc de piralaky esl de boum qualité; et cependant son latex ne se coagule même pas par l'ébullition.
Kn réalité, cette coagulation n'a lieu que par suite de Téva-
poration de l'eau; et elle n'esl complète que lorsque toute
d esi évaporée. Le caoutchouc, en d'autres termes, est
obtenu plutôt pat dessiccation du lait que par une véritable
coagulation, constatant an une séparation et une prise en
niasse des globules au sein du liquide.
II. a gomme ainsi préparée est, au reste, noire, visqueuse, sans ténacité, et de qualité très inférieure. Quant an produit qu'on obtient en laissant le latex se dessécher sur une surface plane, il n'est pas visqueux, mais est noir et peu tenace.
Enfin nous possédons un échantillon que nous a BUVOVé IM. Peiner delà Bathie, et qui résulte de la coagulation spond'un lait qui a fermenté : il est tenace, sans viscosité, mais très brun extérieurement.
Au contraire, les gommes précipitées de l'eau-inére parles réactifs sont de couleur claire, ordinairement rosée, plus jauaeulement quand le réactif est l'acide aulfurique. Comme complément aux indications précédentes, nous allons donner maintenant les résultats des analyses, que nous avons faites, de quatre échanlillonsde caoutchouc de ptralahi/, que M. Perrier de la Bathie a obtenus, sur place, avec des Liis liais, par quatre procédés différents : fermentation spontanée, ebullilion, acide sulfurique. acide citrique.
Nos quatre échantillons représentent chacun le produit de
la coagulation d'un litre de lait. Ils ont été préparés, à Madagas-
par notre correspondant, avec des latex recueillis en mars
ni i IB99, etils pesaient respectivement, en décembre 1900 :
Caoutchouc provenant d'un lail recueilli le S mai 1899, et coagulé par fermentation, le 20 juin 1899: 80 gramme*. Lri plantes à caoutchouc 22
Caoutchouc d'un lait recueilli en mars 1899, et coagulé par ébuUition :
45 grammes.
Caoutchouc d'un lait recueilli en mars 1899, et coagulé par l'acide
sulfurique (1), le 12 mai 1899 : 60 grammes. Caoutchouc d'un lait recueilli en mars 1899, et coagulé par le jus de
citron, le 12 mai 1899 : 45 grammes.
Nous avons déterminé la teneur de ces divers échantillons en eau, caoutchouc, résines, et corps divers autres que les résines. Nous avons également établi le poids des cendres. Tous nos résultats sont consignés dans le tableau ci-dessous.
MODE de coagulation.
eu
s ■ o eu
es p.
Substances
diverses.
Fermentation
Ces analyses ont été faites par nous sur des caoutchoucs bruts. Mais MM. Michelin ont bien voulu, de leur côté, analyser deux de ces échantillons laminés, et par suite, épurés ; et ils ont obtenu :
1° Pour le caoutchouc coagulé par fermentation :
Eau 0,10
Caoutchouc 92,44
Résines 7,20
Cendres 0,26
2° Pour le caoutchouc coagulé par l'acide sulfurique :
Humidité 0,22
Caoutchouc 88,73
Résines 10,28
Cendres 0,77
1. Il s'agit d'une solution aqueuse d'acide sulfurique à 5 %•
\ ( \ni n nul i:
On voit que — à part tes différences dans lu teneur es eau, résultant de ce que, à la manufacture. les échantillons ont
Pubi te laminage — ces différentes analyses concordent sensili-nu-nt, et que l.i teneur moyenne en résines semble de 8 aviron, et ta teneur en cendres de 0,23 Au laminage, la perte a été nulle pour l'échantillon coagulé ar l'acide suU'uriijiii-, taudis que le rendement en connue que de 93, •'{ ", „ pour l'échantillon coagulé par fermentation du latex.
Enfin MM. Michelin ont apprécié ainsi les deux caout*
shoUCS que nous leur avions n uns :
Le spécimen préparé par l'acide sulfuricrue est « une belle romme rougefltre, sèche, -ans altération, mais tournant l'aeile-
i.'llt au -las ;i l'étUVI
Le spécimen préparé par fermentation est une ^»>mme très saine et nerveuse, bien élastique, se conservant bien à l'étuve
Le caoutchouc de LandolphU l'errieri peut donc, en définitive, constituer une lionne sorte rose de la côte occidentale de ■ notre colonie.
11 n'en -si que plus regrettable que l'exploitation du ptral.i h ;i soit presque abandonnée par les Sakalaves dans le Boina.
Le faible rendement est la cause de cet abandon. Un ouvrier, nous dit M. de la lîathie, peut difficilement récolter, pendant l.i saison des pluies, plus .le huit litres de but par jour. Or ces huit litres ne donnent qu'un demi-kilo de caoutchouc, vendu sur place au faible prix de I IV 80 ou 2 francs le kilo.
Aussi, iinus écrit notre correspondant, tous les hommes qui vivaient delà récolte de la gommeont trouvé plus lucratif d'exploiter les gisements d'or île la contrée
Mais lorsqu'on aura pu obtenir île l'indigène qu'il ne fraude plus sur le poids de la gomme, en y ajoutant des matières
► étrangères, ou sur la qualité, en mélangeant plusieurs latex, il n'y a pas de doute que le caoutchouc de la région sera vendu à des pus plus élevés, lit beaucoup d'anciens chercheurs de caoutchouc, devenus laveurs d'or, quitteront les mines, qui puisent, pour revenir à leur ancien métier. »
•'•iill | | s II \M| -Tx . \o( T, UO
D'après M. Perrierdela Bathie, la liane de1 fcée par coup - ions les deux ou trois anc
qu'on l'a, en effet, coupé au ras du sol, sac racines, l>' Landolphia Perrieri repous* donne un grand nombre de petites pousses qu • •il buisson .•! i|ui. plus lard, peuvent atteindre un dian assez (ori Psi ulières <i méthodiqui
i.oi donc de ris piaules, sans les détruira, ton! le caoutchoi qu'elles peuvent Fournir. <> sont, tout au moii it n 1er.
L&ndolpkiû tptuerocérpn Jum.
Cette autre espère de Madagascar, qui est le rtiabo de Saksiaves, aérait spéciale au Mena va va et au Ménabé. i >n ne la
trouve plus, d'après M. Perrierde la Bathie, < l'est donc ligne «pu serait indiquée par la vallée du Mena va a lie
Betsiboka, après le confluent de l'Ikopa a leteiboka,
Mais, parfont où on la rencontre, la plante poussi vigueur très grande, dans les alluvions qui bordent li d'eau, et «pu sont les seul s terrains cultivables du pa
Le tronc- est beaucoup plus gros que celui di dente. Il n'<-si pas rare, nous dit M. de la Bathie, d'eji qui ont IS ii ±\\ centimètres de diamètre à la base Lorsqu'ils atteignent ces dimensions, la liane est souvent app les Sttkalaves vahea-nomby, c'est-à-dire liane-bœuf.
Rei&ba et vahca-notnlnj désignent doue une espéi • s différente.
Dans l'ensemble, et dimensions à part, le Landolphia tji/urrocarpa ressemble beaucoup au Landolphia Perri
Les deux principaux caractères distinclifs, lorsqu'on pare au pîralfihy, soûl la forte puhesi de l'année rameaux qui sont glabres dans le Landolphia I ricri) et la forme non plus ovoïde, mais complètement si rique des fruits. I l'est cette forme que rappelle le m cifique que non- avons donné au rti&bo.
i i \,,\ rcjioi «
Les feuilles lie; 3 I i\ deux extrémités et uiucro-
- au sommet, somme oellea âupir<hy, sont elliptiques, plutôt iju'ovales. I 'ans les plus grandes '|ue nous ayons vues, le pétiole mesurait millimètres <!<• longueur, et le
i U'upre- n«lu »,
PlO. 39. — Hameau Henri 'le Ltndolphis tphxroCMTp* Juin.
limbe 10 centimètres sur i ; dans les feuilles moyennes, le pétiole mesurai! •"■ S 7 millimètres, et le limbe 7 a •' centimètres sur M. l>;ms toutes, le pétiole est velu, comme les jeunes rameaux, et vert a L'état Irais ; le limbe est ondulé, avec une nervure médiane également pttbescente, de laquelle parlent, à anjjle aigu, seize à vinj^t paires de nervures seconds, dont les extrémités bifurquées s'unissent, de chaque côté, -ii un bourlet un peu distant du bord, et semblable à celui du Landolphia Perrieri.
I..s inflorescences, toujours terminales, sont bipares de cinq a neuf Heurs, groupées au sommet d'un ; celle principal, beaucoup plus long que- dans l'aulr mesurant de 3 b 8 oentimèti e
Dims lu Heur, te calice, qui est velu, a h peu pi
l> «prr--» nature.)
F10. 40, — Fruit de Landolphin êphaeroc&rpi
mêmes dimensions que dans le Landolphia Perrieri, principale différence porte sur la longueur du tube corollaire qui est ici un peu moindre que précédemment (8 .1 10 m mètres). Les lobes, de '1 millimètres de largeur, sont aussi | • 1 m courts, et n'ont que de 10 à 15 millimètres de longueur; sont, en outre, plus enroulés en dehors que ceux du /nralaht dont ils ont la coloration. Le renflement du tube. < sèrent les étamines, est situé immédiatement au-dei calice.
Il y a souvent deux floraisons : I mu- vers lu lin d'o< et l'autre en janvier.
LES N W Uni C
fruits, dont nous avoue déjà indiqué la forme ^lobuleuse(fig. M)), ont, en moyenne, 6 a 7 centimètres do diamètre, niiiis peuvenl être aussi plus gros. Noua en avons reçu un qui, encore frais, pesait Ir80 grammes el avait lu centimètres «le diamètre.
Qe renferment, dans leur pulpe sucrée et acidulé, riche en ^ueie réducteur, quatre-vingts à cent vingt graines, un peu
plue - que celle du piraiêhu,
La surface externe du péricarpe, ii l'état sec. est à fond noir,
i.k li.i.e de larges lenticellea grises, tellement rappro- >a que la surface tout entière paraît quelquefois grisâtre. Le péricarpe est très riche en tait. Lorsqu'on le brise, à l'état on voit l'étirer, entre les fragments, de nombreux fils de caoutchouc. Fait analogue iir se produit pas nécessairement pour les fruits d'autre* - de Landolphitk\ on ne l'observe
pas, per exemple, sur les Fruité du L&ndolphu terrien. Le péricarpe du retaoo est, d'ailleurs, très souvent, en raison même de cette abondance de lait, paraeméj a sa surface, île petites parcelles de caoutchouc. Ces petites parcelles proviennent évidemment de la coagulation de quelques gouttas
it< Liquide, qui ont jailli à la suite de piqûres d'insectes. Nous en avons produit artificiellement . en piquant avec une aiguille le gros fruit liais que nous avait envoyé M. Perrier de la lie.
Les Sakahivcs [irépnrent le caoukhouc de reinbo comme celui île /uniln/iy : ils débitent la liane en trouvons, qu'ils
font, égoutter, puis ils provoquent la coagulation par le jus de citron ou les. fruité de tamarinier,
Malgré cette identité dans le mode de coagulation, le latex du reiabo ne ressemble nullement, d'après M.- Perrier de ta halhie. à celui du piralahy.
Il a la même coloration blanc rosé, mais il est beaucoup plus abondant et plus épais. Sa plus grande richesse en caoutchouc est prouvée par le tableau suivant, qu'a dressé notre correspondant, et qu'on pourra comparer à celui que nous avons donné pour l'espèce précédente. Les observations ont été laites en juin: et M. de la Battue a obtenu alors, pour
LES PLANTES % VI I- IL m C
un litre do lait, les quantités suivantes de oaoutohotlc, pesé quinze jours après la coagulation, et après ê laisse pen-
dant quarante-huit heures sous la pre—
Par etwdUtiori ... 180 gnitnraes.
Par coagutaboa k 1 acide sulfanque . 13-"» —
* l*»ctde citritfo* ,5 V . . 163 —
Mi sa) marin 260 —
On voit que les «tenus sont un peu variable*, mais
m leur moyenne est bien supérieure à celle que nous . indiquée pour le caoutchouc de p'rulahy récolté vers la époque I l-> et 1 21 grammes en mai .
IV même, en janvier, notre correspondant a retiré d'un litre do Lut de rritbo 130 grammes de coagulât, alors que la in quantité de lait de jur*L*hy ne lui a fourni, nous l'avons >u. que 18 granuues.
MM saveur, ce lait de rrimbo rappelle un peu du l.nt de vache qui serait Ins jjra- - et un peu amer. Il est,
d'ailleurs, très agréable au goût, et pourrait être, comme tel. uu «liment très recherche, s'il ne se coagulait pas dans la bouche et dans la gorge, en occasionnant ainsi des accu: qui ne sont que désagréables a petites doses, mais qui deviendraient peut-être dangereux à doses plus fortes.
IVraonucllemcnt. nous u'avoas pu Caire du latex du Lsnd» phiê a/«AaTucarf»a une étude aussi complète que pour I prêvvtU'iitf l'échantillon qu'a bien voulu nous en> M fVrrter de la Balaie ne nous est.
(misi-uu m kMI état. Malgré1 tWdntina d'ammoniaque, la coaroduite spontanément, en cours de route ; et noua u avons revu qu'un coaejalaft plongé dans le sérum, d Isa gfaWka s étaient séparas. Ce coagulât était un bon caoutohoiH\ tria rose, très taaev i iscosàté. Son poids était
I • H> grammes pour un litre de liquide
Uatt» W aaram» la liqueur de Kenling ne nous a d nucuu* trace d* sucre réoWteur
ne nous a
taa
LK8 PLANTES \ « voir.
recherche!
unis
a présence du saecharo«
La seule petite quantité il»- lait que nous ayons pu examiner inaltérée est celle que nous avons recueillie, soit en inctsanl
le fruit Irais, suit en piquant les tiges des jeunes plantes que
E'-is avons élevées en serre.
■ iateXj dans les deux cas, était acide A caoutchouc du reiâbo est plus rose encore que celui du iihilii/. Nous avons trouvé, comme densité d'un échantillon paré par l'acide sulfurique, et qui contenait 12,43 "/„ d'eau, ,.'iifi. c'est-à-dire, à très peu prés, ta même densité que pour le produit du lÀndolphia Ptrrien.
Mnis ici, encore, le mode de coagulation a une très grande importance; et l'ébullition donne presque d'aussi mauvais résultats que pour [epinlshy. Les échantillons que nous avons vus préparés par ce pracédé étaient noirs extérieurement ; leur Section transversale n'est, rouge que lorsqu'elle vient d'être faite, el "-lie prend rapidement une coloration noir vineux. Ils sont Cependant moins visqueux que COUS de L&ndûtphiû l'irrieri coagulés par la même méthode.
l'ar le chlorure de sodium, on n'obtient aussi, semble-t-il, qu'un produit inférieur. C'était, du moins, le cas de celui que nous avons vu, et qui était rose, mats un peu visqueux, dur, peu élastique, d'apparence cornée.
C'est dune surtout par l'acide sulfurique ou par le jus de citron qu'on prépare le caoutchouc typique, de couleur claire, il très élastique : par l'acide sulfurique., il est rose, clair extérieurement et intérieurement j par une solution, à 5 °/„, d'acide citrique, il est plus blanc sur la coupe.
Les analyses de ces divers échantillons nous ont donné les résultats ri-dessous :