Peneiro : tamis, en portugais
2. M. de Wildoman a bien encore signalé, au Congo belge, une espace do Clitandra [le mondongo des indigènes) qui fournirait un excellent caoutchouc, mais le manque de fleurs el de fruits ne lui a pas permis jusqu'alors de dénommer cette espèce.
LAHTRfi \ • 101 W
accolées, minces, et mesurent !>;iln centimètres de longueur, sur .'t centînu 1 2 de Largeur; elles Boni d'un
luisant sur les deux faees, un |>ou plus pâles eu dessous .|u'.'ii dessus, Légèrement acuminéea au sommet,
oses a la base, complètexneni glabres. De la nervure médiane, très proéminente sur le face inférieure, se détachent, presque à angli droit, quinze paires de Bnea nervures, anastomosées par leurs extrémités bifurqui
I .■■ Il il i t . B fétat BeC, est une haie t\,' i ren I miét ivs I 2 B
intîmètres de diamètre, dont le péricarpe est parcheminé, - - • «i i brun foncé, a larges lenticelles jaunâtres. Les graines mit t centim. 1/3 <le longueur, sur une largeurégale; elles sont angi
Cette liane a été trouvée au Kilimandjaro. Le caoutchouc est an boules, qui sont rouge-brun à l'intérieur, et snnt entourées extérieurement de lins Marnants, de uuleur plus claire.
Les industriels allemands Tout rapproché de la belle sorts Mozambique i», et l'unt coté 8fr. ~.'i ;i !) IV. le kilo,
Ctitandra cirrhosa Radlk.
Syn. ; Carpodiiuu cirrhoBua K. Sch.
Cette espèce est décrite par M. Radlkofer comme une liane
uix glabres, rouge-brunâtre, parsemés de lenticelles
ninctiformes, souvent terminés en vrilles. Les feuilles ^ m 1 1
un pétiole grêle, de li à N millimètres, et un limbe ellip-
I tique ou subovale, long de •• a 9 centimètres, et large de "J à 4, submembraneux, ondulé* sur les bords, un peu obtus à la se terminant brusquement en unacuman assez large et us.
Les inflorescences sont axillaires, sur des ramulea florifères plus grêles que les rameaux ordinaires. Celles qui se trouvent ;ni\ aisselles des feuilles supérieures de ces ramules simulent une infiorescence terminale.
Le calice, de I millimètre environ, <-sl profondément divisé,
Ifiii LACTES \ CAOUTI «01 C
ment sur ta oote occidentale, dans le Boina et dans le Méa fournissent ta sorte de caoutchouc commercialemeul bous Le nom de ■ Madagascar noû
Ce —-•• • 1 1 1 068 M ts< ;in>rili;txi;t étudies par ii.mi^
allons décrire ici, en 3 ajoutant une espèce signalée autrj par Baker, le Wa&carenka&ia utilis, >i une espèce, encore indéterminée, de la région d'Analamazaotre.
Nous n'avons jusqu'alors atu an renseignemeni su très
espècea eonnnes à Madagascar: M. macrocaUfx l><". : .'/. ai rpsctn$î)G, : V. anguslifoliû DC. : Af./aJiceoia/asDC. : V I ninli. 111,1 Bak.; '/ rnacrosiphon Bak. ; .1/ tnicr&ntfu M. r>i\,:i Bak.; etc. Peut-être est-ce une ou plus espècea qui eorreapondenl aux arbres à caoutchouc app b&r&banj&i hattondfano, kerotra, etc., sur la côte oi mais il nous '-si impossible d'établii actuellement prochemeote.
\l;is<;tn>ith;ist;t hsi;inlhi(h,r:i D C.
>\n. . Umi areo/i i«i 1 wlutina .Imn.
1 1 arbre <lu Boina et du Ménabé, qui esl un d .1rs Sakalaves, ne dépasse guère 3 ou ii mètn ir.
Sun tronc, dont le diamètre moyen esl <\> 13 nii-
mètres, esl recouverl d'un rhytidomi jrris-blanchAtre, qi détache par écailles; et ces écailles contiennenl du
il lai- lorsque, après lésa voii mvecpri
on écarte légèrcmenl les deux fragments, le caoutchou* s en Gis nombreux, tellement élastiques que les deux pai
se rapprochent dos qu'on les abandon il.- —
mêmes.
Les rameaux 1res jeunes seuls sont couverts de (Nulles branches plus âgées sont quelqui Iles blan
Les rameaux jeunes sont, en outre, toujours aplatis.
Les feuilles flig, i- sont opposées el pétiolées Le lii ovale, souvent presque arrondi a la bas* . . 1 s.- prol Le l«>u-- du pétiole , son sommet est quelqv iout
Il I PLANTES A CA01 rCHODC
aouminé, m:iis souvent aussi arrondi, >-t parfois même un peu
e" chancre, Les huit ou neuf paires de nervures secondaires
fornuiil avec 1.» nervure principale un angle très ouvert; très
îsibles ri proéminentes sur la face inférieure, elles s'unissent
i • *«. t ur<\ •
neaUj aveefleun et finit, de Matrarenl lùianlhiflorê I) i .
itre elles, sur Le bord <lu Limbe, pai leurs ramifications txtrémes bifurquées. Les nervures tertiaires, très fines, s'anastoraosenl en réseau.
Toutes ces nervures e1 le pétiole sont rouverts de poils [u'on retrouve, d'ailleurs, ni;iis moins nombreux et j>lus aducs, sur le reste du limbe; el tous ces poils épais, courts, s, donnent à la feuille an forl velouté, qui ne disque sur les échantillons âgés, C'est ce caractère que
I \ M'ES \ CAOLT..IIOH
nous avion* rappelé par le nom spécifique de velalina que noos avions donné primitivement à la plante.
I >;m- les feuilleB les plus grandes, Le pétiole nu 12 millimètres, et le limbe S à *) oentimètree de Longu S à *> oentimètree de largeur,
fleura, qui se forment d'octobre ;'• juin, sont axill ordinairement par groupes de dois, plus rarement d< portées, chacune, par un pédiceUe de 7 a U) millimètre forte pubescenoe rousse, el qu'entoure, a la base, un c
petites braelées également velues,
Ces tlrurs ont, en moyenne, 5 centimètres de Longueur, quand elles sont encore en bouton.
Au-dessus «Ki calice, la corolle se prolonge en un I d'abord étroit, puis élargi, que surmontent cinq lobes ova aigus, légèrement dentés et ondulés sur les boi
Lecalicej quia de •» a " millimètres, est divisé presqv qu'à sa Imsc en cinq sépales inégaux : un très targ
il.u\ étroits, et les deux autres intermédiar sépales
s*. ut couverts de poils roux sur la face externe; inl ment ils portent, chacun, au niveau de leur région de soudure, deux ou trois glandes obtuses.
Dans la corolle, qui est poilue en dehors, la parti, du tube a 20 à 25 millimètres de longueur, la p Ht à 12 millimètres, et chaque lobe 15 à IN mill une largeur médiane à peu près égale. Le tube est rouge-violet dans les deux tiers inférieurs, plus clair dans In part les lobes sont lavés de rose extérieurement.
Les cinq étamines sont insérées, par des filets tus nu.
a la hase de la partie élargie du tubi rollaire; les anil
sont sagittées, très aiguës, et appliquées contre lestigms grains de pollen sont sphériques el a trois pores.
Le pistil est composé fie deux ovaires velus, surmontés d'un style unique; le stigmate est ovoïde, légèrement lulobé au sommet.
Autour des ovaires, et les recouvrant complètement disque de cinq écailles, dont quatre sont presque toujours dées par paires, une seule restant Lsoh
Il II I
Follicules 6g. \2 . qui mûrissent de Février a juin, ftont cylindriques, ont de \2 a 18 centimètres de Longueur, et sont à mrface cannelée, portant; au début, quelques poils hlan-
•li;'iti.
Nom n'avons pas \ o le latex dn ÂfascarenÀsais lisianthifïora.
iNmis savons seulement, par M. Perrier de la Bathie, qu'il est pais .-H toute sais.. n. -t que sa coagulation spontanée est rapide.
Nous savons aussi par noire correspondant qu'il est facilement coagulable par l'alcool, >-t beaucoup moins par les acides suifurique ••! citrique, qui donnent on produit visqueux. On \.iit que oei caractères sont précisément inverses de ceux que îous ont offerts les Latex des Landolphiê Perneri et aphmro? car/M, qu'on trouve dans tes mêmes régions que les ijuirfroas. raison (!■■ «.et tu différence de propriétés, les Sakalavefl ne peuvenl évidemment préparer Le caoutchouc de èfotc&nnh
m celui des Landolphia. El. en effet, ils ae coupent plus ici les branches en tronçons, pour en recueillir le liquide; ils pratiquent sur Le tronc de L'arbre, pendant la saison sèche — alors que le lait est peu abondant, mais très épais — (te nombreuses incisions. Le lait se coagule presque immédiatement au dessous de la blessure, sous forme de petites bandes, que
Itea travailleurs reviennent enlever nue heure plus tard, et agglonu i ent en boules.
Un seul homme, par ce procédé, recuite Facilement un kilo aoutchouc dans une journée.
Le produit ainsi ohtenu est une bonne aorte moyenne, élastique, très nerveuse, sans viscosité.
Les deux échantillons que nous avons vus n'ont pas été préparés par la méthode sakalave.
M. Perrier de la Bathie ■■> recueilli le lait pendant la saison des pluies *-i l'a coagulé par l'ébullition et par l'alcool. Notre ressoudant nous dit toutefois, lui-même, que ce procédé n'est pas pratique, car le liquide, très épais, s'écoule très lentement. Mais il o lirait pour nous L'avantage de noua fournir indications sur la richesse du latex, Or M. de la Bathie rtenu, pu l'ébullition, pour 1 litre de liquide, 4lo grammes
Les plante* h caoutchouc.
de caoutchouc, c'est-à-dire une quantité bien supérieure à celle même que fournit le lait de reiabo.
Ce qui permet de distinguer, à première vue, ce caoutchouc de Mascarenhasia des caoutchoucs des Landolphia Perrieri et sphxrocarpa, c'est sa coloration : il n'est plus rose, mais noir ou brun foncé, même sur la coupe. Il est noir lorsqu'il est préparé par ébullition, brun comme de la gutta-percha, quand le coagulant est l'alcool. Dans ce dernier cas, on remarque, en outre, à la surface, de nombreuses gouttelettes résineuses, dures et non visqueuses, qu'on n'observe pas sur le produit provenant de l' ébullition. ,
La densité de l'échantillon obtenu par l'ébullition, et qui contenait 4,05 °/0 d'eau, était de 0,935, c'est-à-dire plus élevée que celle des caoutchoucs de Landolphia.
L'analyse de ce produit brut nous a, d'autre part, donné les résultats suivants :
Mode
de
coagulation.
Cac cho
utuc.
Rcsi
nés.
Subst dive
ances
rses.
Cent
1res, g
Ebullition
Alcool à 90*
MM. Michelin ont bien voulu, de leur côté, analyser les échantillons laminés et ont trouvé :
Produit obtenu Produit obtenu
par ébullition. par l'alcool.
Eau :!. .. 0,72 0,53
Caoutchouc 92,V2 93,17
Résines 5,2fi 5,47
Cendres 1 ,60 0,83
i i B i'i in n ■> \ I 101 n mu C 374
Si l'un compare: Ces divers résultais a ceux obtenus pour les
Landolphi* de la même région de Madagascar, on voit pie oe oaoutchoao de àfaacarenhtuU lùianthiflon : I" est un peu plus humide que celui de jiimlaly, et mains que eelui île rein/»' ; 2° est un peu moins résineux que ces deux soi aurait, au contraire, une teneur plus grande en substances
minérales
MM. Michelin ont, en outre, apprécié ainsi les deux échantillons :
!.. produit préparé par l'alcool est a une belle gomme, très ■ lie, saine, de bonne résistance, tournant légèrement au gras à l'éluve ».
Celui coagulé par l'ébullitioD est <• une gomme sèche, ayant l'apparence de \ieu\ CBUcho^ moyennement cassante,
I émeut grasse a la surface, se conservant bien à
l'étui l Nous avons dit que ce caoutchouc île Masruronha.si.a était évidemment le a Madagascar noir », ou le « Majunga », des marchés européens.
Cette sorte est toujours cotée au-dessous du « Madagascar rose ». comme le montrent les quelques prix que nous relevons ci-dessous.
MadiiKiiS) .n i--' Madagascar m tir.
17 décembre 1881 B fr. 75 0 fr. 15
8 mnn 1883. ...8 — 80 H — 00
29 lï-vriei 1884 7—00 * 5 — 75
S juin 1884 5 — 00 4 — 10