‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 58 sur 92 · I .■■ i Carpodinat <<>u\ h 6a · texte numérisé non relu

I .■■ i Carpodinat <<>u\ h 6a

voisins ianes

des J.untlolfihitt. Ce Boni

pour la plupart, des Lianes, dont l'habitat, en Afrique, semble toutefois plus localisé que celui du genre précédent,

toutes 1('S

4iei

car toutes lesespecea ennmirs jusqu aiora appartiennent sivi-ment aux région* occidentale et centrale; aucune n'a encore sur la côte orientale.

Leurs principaux caractères distinctifs, comparés a eeui des L*ndolpfùi, sont : des tiges en général plus prèles: des feuilles, au contraire, plus grandes; des Meurs également île grandis dimensions, el qui. en outre, sont presque toujours aux aisselles des feuilles, où elles sont solitaires ou réunies en petit nombre, et sessiles ou tubsessiles; des étamines insérées le haut du tube corollaire; un ovaire oblong-lancéolé : un fruit rarement globuleux, généralement ovoïde, et terminé par un manchon ; un péricarpe dépourvu d'anneau BcléreuS et a peine marqué de lenticelles : des graines peu nombreuses dans chaque fruit. Au point de vue anatomique, la méristèle. le pétiole, n'est jamais complètement Fermée. Les autres caractères génériques, dont quelques-uns, toutefois, M s'appliquent pas exactement à l'une des espaces que décrivons plus loin, \eCarpodinus {sjteraisfas, sont main* tenant les suivants, tels que les donnenl MM. Pierre el Hallier.

L«-s feuilles sont oblongues~elliptiques, ou, plus rarement, lancéolées, plus ou moins brusquement terminées par un acumen obtus ou à peine ;iigu, rarement sans ;icumen, aigu> la base, ponctuées de noir sur l'une OU l'autre, des faces, ou sur 1rs deux. La nervure médiane est oanaliculée en dessus, proéminente en dessous; les nervures secondaires sont semi-

i-lantes i c&outehntn 33

\ QAOCTi IH'I

lunaires en section transversale, les nervure transversales ou descendantes, palno

Les sépales sont souvent lani iccompaj ■ I* ju>-

fuis de bractéoles, puJbesoents <>u cilii d'une bordure membraneuse,

La corolle, qui peutavoir de I eentimètrel de longueur, est souvent violacée; le tube, renlli tie supérieure, eal plus court, on de même longueur, cru lobes, qui sont linéaires. Les étamines smit un partit- renflée. Le disque est nul ou petit, tantôt concrescent avec l'ovaire.

Le style est long (atteignant les et Rliformi

vent bispide ou pubescent. Le stigmate est ob subannulaire, et terminé par deux lo avons déjà 'lit <|u<- l'ovaire esl oblong-lancéolé. 1 pariétaux sont, ou libres, saul aux deux extrémités, "i. dés h la paroi ; ils portent rarement six, plus souvent huit rangées d'ovules,

Le fruit est une baie piriforme, Lurbinée, ou ovoïde, troa* quée à la base, acuminéi imet. Les graines

Iles des Landolpl Il en est de ces Carpodinus comme des l*andolphia : toutes les espèces ne donnent pas <lu caoutchouc Nous ne pouvons même citer actuellement comme certainement caoutchoutil • fnole Carpodinus maximus, le Carpodinus Jamellei et \eCarpodinus lanccnl.it us.

On dit bien que le Carpodinus unifïorus Stapf, du Ca roun et du Gabon, le Carpodinus subrepandoa Pi< i mêmes régions, et le Carpodinus liarfrri Stapf, de 1 du Cameroun, « donnent du caoutchouc nos doni

tinseni ■ cette simple indication Nous n'avons pas le moindre renseignement sur les latex du Carpodinus acid us Sabim douteuse de Si

du Carpodinus pauciflorus l\. Sch , <lu Togo; du futvus Pierre, du Togo ••( du Gabon; du Carpodinus I • le Wiltl. , le masindja du belge : du Carpodinus

thus Stapf, du Congo : etc.

oi k.i M.';.'»

On cite généi par contre, comme espèces inutili-

sables fi à latex visqueux le Gtrpodinttê parviftoruê Stapf, du Cameroun et du Gabon, le Carpodintu turbinatua Stapf, du Cameroun et du < !hiil:< i boaele moUtni dans la région du «ac Léopold II , le Carpodinus dalcit Sabine, du Sénégal,

le la Guinée et < î * - Sierra-L Le; le Carpodintu kirsutu* Hua,

du Sénégal -I dé La Guinée kaba foro des Mandingues) ; le

'.urptitlimts viot&OCU* K. Scli., du Cameroun (ose&àng) \ le

urpodinus iiffustrifolius Stapf C&rpodina$ gr&cilù Stapf,

■ l tiiK-ium . du Cameroun et du Gabon.

Nous bornerons donc noire étude aux trois premières espèces lue nous avons tnentionm

(' iijKulintiK tn.i i (mus k. Sch.

Syn. : Carpodinuu Foretianui Pierre

D'après les échantillons que noua possédons, et que M, K.

Schumann a bien voulu comparer, sur notre demande, avec

ceux de l'herbier du Musée da BerKn, c'est eelte espèce qui,

n dialecte n'coumi, est appelée okouendé n'ffQteë cVst-à-

lire, • queue de p ail Fernan-Vâz. La liane se trouva*

ii'ne au Cameroun — puisque c'est b Batanga que la

île M K. Schurnann, qui a décrit et nommé l'espèce — et m ( iabon (]on

Les exemplaires (pie nous avons, et que nous devons à M. Foret, ancien administrateur au Fermin-Yaz, vont nous permettre de compléter, sur quelques points, la description donnée par le botaniste allemand.

ILe Carpodinus maximua est une forte liane, à brandies robustes. La tronc que nous avons vu mesurait 7 centimètres de diamètre La Bection «lu bois était rougeâtre ; l'écorne, brunrouge égale ut. épaisse de 8 millimètres environ, était à surrugueuse et écaillera Les rameaux sont glabres, brun-noirâtre a L'état secr coûta de lenticellea jaunes, punctiformes et venu. pieuses. Les feuilles, arrondies ou acuminées au sommet, aiguës à la base,

■ n II s \ CAOl'-n Uni

: i n\ ales-oblongues, •..

veinent court et épai \1. K. Schuman n. d

millimètres, et le limbe 15 a •!•"> centimètres de 6 à 17 centimètres de largeur Les plus grandes que m vues avaient 28 centimètres de long de largeur, el un pétiole de I centimètre environ, I luisantes à t - ■ taoe supéri inférieurement;

sept h douze paires de nervures secondaires, très saill en dessous, courte* iranl obliquement but I

médiane, arquées a l'extrémité. L'ouï que.

Les (leurs sonl blanches el sans odeur Noua pas vues, mais d'après la description de M. K. S> elles sont disposées en glomérules axillaires, mullii Bubsessiles. Les sépales onl H millimètres de longue ron, et sont ovales et ;n

La corolle a de 3 centim. I - a i centimètres d le tube a I centim, I - a 2 centimètres, et est loi., ilés-Hnéaires, aigus, longs de 2 centimètres

tiro. 1/2, et largesdeâ millim. I 2 a W millim. I

Les étamines sont insérées dans la partie supérieure iv. du tube oorollaire. L'ovaire es1 longuement ovoïde d une pubescence roue

Les fruits. <|ni mûrissent, au Gabon, de sont des haies un peu ovoïdes. Ceux que* nou avaient, en moyenne, S centimètres de longueur mrfres de largeur. Le péricarpe, qui ne possède pas de scléreuse, avait une épaisseur de I centimètre. Les y étaient au nombre de vingt a vingt-cinq,

l.r latex Ar celte liane ne parait pas s,- coaguli ment. Nous en a vous reçu deux litres à des époques dill dans chaq le envoi, les globules, après leur sépara

h. s'étaient réunis en une massi dépourvue de toute licite, cassante et friable, i I qui n'a pris l'aspect du qu'après avoii été malaxée dans l'eau bouillante.

Pour obtenir un produit normal élastique, il fai pro-

voquer la coagulation,

LES PLANTES A CAOI Ti II"

Ce produit, noirs l'extérieur el sur la coupe, semble infé-

I rieur. Les boutes que nous avons reçues il y a cinq ans sont lujourd'hui complètement altérées elles sont molles su toucher, g tuantes.

Peut 'i' il es! vrai, oette altération tient-elle, en grande 8, an mode défectueux de préparation, ijni est sans doute rébullition; car. ainsi que nous l'avons déjà « 1 î 1 a propos du ndolpkis Fond, la plupart de ces caoutchoucs tfae nous avons reçus simultanément «lu Fernan-Voz, et qui avaient été préparés par les noirs, ont tourné an do» que les coagulais spontanée que nous avons retirés des bouteilles contenant les latex sont encore inlacls.

En ce qui concerna toutefois le caoutchouc à'ekouendé n'ijunii — pour lequel nous n'avons pu l'aire la même constatation, puisque le coagulai spontané était Friable — il fout

;. arquer que cette friabilité même et la proportion de résine

que nous avons trouvée dans les boules encore fraîches 1 19°/0) indiquent que c'est une sorte ce valant pas celle «lu Lutdolr \hi& Poreti de la même région.

Carpodinttê Jumellei Pierre

eet Vhoyuô {» noir » en dialecte n'coumi du Fernan-T

m < Sa] -< îongo.

L'espèce a été nommée par M Pierre d'après des échantil- >n>. malheureusement incomplets, que nous lui avions ■ Les rameaux et les feuilles sont couverte de poils roides,

R.àtrrs ; les rameaux portent, en outre, de nombreuses lenicelles jaunes. Les feuilles sont ovales, de \'2 centimètres de ongueur sur 7 centimètres de largeur, surmontées d'un- court aoumen aigu, arrondies ,t la base, Il y a cinq ou six paires

de nervures se© laires, fortement arquées à. l'extrémité. Le

de mesure S millimètres.

s inflorescences sont des grappes de cymes. Le calice — la seule partie de la fleur qui persistât, sur les spécimens que

nous avons eus — a 2 millimètres de longueur, sur 2 millitres de largeur, et il porte les mêmes poils roux que les rameaux et les feuilles.

Le fruit est sphérique, brun quand il est sec, à surface bosselée. Celui que nous avons vu mesurait 6 centimètres de diamètre, avec un péricarpe de 1 centimètre d'épaisseur, sans zone de granules scléreux ; il contenait huit graines.

Nous ne connaissons pas le caoutchouc d'ivogué, mais, d'après notre correspondant, M. Foret, il passe, au Gabon- Congo, pour une sorte inférieure ; et, bien que les noirs considèrent la plante comme la mère des autres lianes, ils l'incisent surtout pour mélanger son latex avec ceux d'espèces meilleures.

Carpodinus lanceolatus K. Sch.

Nous avons déjà vu plus haut que ce Carpodinus est, avec le Landolphia Henriquesiana K. Sch., et, peut-être, quelques Clitandra, le producteur du caoutchouc dit « des herbes » ou « des racines ».

On le trouve dans l'État Indépendant du Congo et dans l'Angola. Dans l'État Indépendant, il est signalé aux environs de Stanley-Pool et de Léopoldville, dans la région du Kwango, dans celle du Rasai', aux environs de Nyangwé, et, plus au nord, vers Stanley-Falls, etc.

1. C'est probablement de cette espèce que parle le commandant Richard, dans le rapport de son voyage au Congo belge (Moniteur officiel du commerce; 17 novembre 1898) : « Dans mon voyage de Lusambo à Luluabourg, j'ai rencontré les premiers arbustes à Mokati, et les derniers avant d'arriver à la Tchihasi, petite rivière qui se jette dans la Lulua, en avant de Luluabourg. L'habitat de la plante serait ainsi limité par la Haule-Lubudi.

D'après différentes indications, elle existerait aussi dans une grande partie du pays de Baluba, c'est-à-dire entre la Ilaute-Lubudi et Lupungu.

Enfin un indigène manyema m'a déclaré qu'elle se rencontre également dans les environs de Kabambarré, où elle porte le nom de tubuffu.

Les indigènes la désignent par son fruit, appelé, selon les régions. benalulua, tundikn, bat/ua, kaloch kalrbuc, puloboi, etc.

Elle se trouve, comme celle du Kwango, sur les hauts plateaux sablon-

au sud et & l'est, sur le territoire des Ambuellas et des Ganguellas, et jusqu'au pays des Barotsés, en Rhodésie septentrionale occidentale.

Comme le Landolphia Henriquesiana, c'est la plante des terrains sablonneux, où elle couvre.de vastes surfaces, dans les régions humides; ses rhizomes lui permettent de résister aux incendies de la savane.

Les tiges aériennes qui partent de ces rhizomes ne sont pas grimpantes, et forment de petits buissons bas, qui ne dépassent guère 50 centimètres de hauteur.

Les feuilles (fig. 41) sont souvent par trois au même niveau: elles sont à peine pétiolées, lancéolées, étroites, aiguës au sommet et a la base, de 8 à 12 centimètres de longueur environ, sur 1 centimètre 1/2 de largeur.

Les inflorescences sont des cymes pauciflores terminales; les fleurs, à odeur d'amandes amères, sont blanches ou jaune clair. Le tube de la corolle, de 1 centimètre environ de longueur, est surmonté de lobes allongés, aigus, dont la longueur est à peu près la même. Les é ta mines sont insérées un peu audessous de l'ouverture du tube, au niveau du stigmate.

Le fruit, jaune quand il est mûr, est piriforme, la partie étroite étant celle tournée vers le pédoncule; le sommet arrondi porte un court mamelon. Dans la pulpe sont de nombreuses graines. Un des spécimens décrits par M. Huilier avait 4 centimètres 1/2 de longueur et 3 centimètres de largeur.

L'extraction du caoutchouc est opérée comme celle des rhizomes de Landolphia Henriquesiana ; mais, d'après M. Heim, les rhizomes de Carpodinus lanceolatus seraient moins riches eu caoutchouc que ceux du Landolphia, H ce caoutchouc serait lui-même plus résineux.

J.ES PLANtTS A CAi>ri«llu[,

CLITANDRA

I es ( liiandra constituent encore un genre très voisin des ileux précédents, et qui, comme les Landolphi*,&des représen-

uiis aussi buTi dans l'Afrique orientale et centrale que sur la occidentale.

.ut également des lignes, sauf le Clitandra çrseilit Hal-

t. peut-être, le Clitandra liuc/i.innni Hall, (les deux der-

ncis seraient de petites plantes a rhizome, avant donc le port

du Carpodinua lunceotiUua et du Landolphia Henrique-

siw

Les feuilles sont, <-n général, plus petites que celles des rpodillUë, elliptiques ou oblongues, terminées par une point»'

plus ou moine longue, obtuse. La nervure médiane fait saillie

sur les deux fanes du limbe, et est formée par une mérislèle

qui est fermée, comme chez les L&ndolphiax ou très étroitement ouverte. L«-s nervures secondaires son! très rappro-

Les inflorescences sont des eymes axillaireset terminales, condensées <»u lâches, à Heurs plus ou moins nombreuses. Les fleurs sont généralement plus petites que celle des Car-

pudinua, et plus Longliemenl pédicellées. Les sépales, glabres

*ou ciliés, ont une bordure membraneuse. Le tube corollaire sente, » deshauteurs variables, le renflement où s'insèrent les étamines ; il est plus ou moins long que les lobes linéaires qui le terminent

Le fruit est sphérique ou ovoïde, à péricarpe presque toujours tacheté, et pourvu d'une sone de granules seléreux, interrompue ou continue.

Les Clitandra à caoutchouc sont encore peu connus.

II est possible que le Clitandra gracilis Hall. (Carpodinus vnptohbua K. Sch., et Carpodinua gracUia Stapf), du Congo

et de l'Angola), et le Clitandra Buchanani Hall., du sud de l'Angola et de la région du Nyassa, contribuent, avec le Carpodinus lanceolatus et le Landolphia Henriquesiana, à donner le caoutchouc des herbes, mais nous n'en avons pas de preuves certaines.

Il n'est même pas bien établi que le Clitandra Buchanani soit une plante à rhizome, et non une liane. Le seul fait qui puisse le laisser supposer — en même temps qu'il est le seul qui nous fasse ranger la plante au nombre des espèces caoutchoutifères — est la mention qui, d'après M Hallier, accompagne, dans l'herbier de Berlin, un échantillon botanique et deux boulçs de caoutchouc récoltés par M. Môller dans le sud de l'Angola : « A borracha da Ranha por pilagem et lavagem au peneiro1: », et « A borracha da Ranha por golpez ». la plante serait donc traitée comme le sont toutes ces plantes rhizomateuses du Congo et de l'Angola, d'où le caoutchouc est extrait par pilonage.

Parmi les espèces à forme liane, les seules qu'il v ait lieu, d'autre part, de mentionner actuellement sont les deux que nous décrivons ci-dessous ''.

Encore n'est-il pas sûr que le Clitandra kilimandjaricat tout récemment signalé par M. Warburg, d'après des rameaux et des fruits, soit bien un Clitandra, et ne doive pas être rapporté au genre Landolphia, quand les Heurs seront connues.

Quant au Clitandra cirrhosa. nous allons voir que les renseignements fournis a son sujet sont contradictoires.

Clitandra kilimandjarica Warb.

Les jeunes rameaux de cette liane sont lisses et glabres. Les feuilles, dont le pétiole a 3 à i millimètres de longueur, sont

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