‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 78 sur 92 · LES ARBRES A GUTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

LES ARBRES A GUTTA-PERCHA

Toutefois, il n'est que juste de noter aussi que le port des deux arbres n'est pas tout à fait le même : les branches du Palaquium parvifolium sont moins dressées que celles du Palar/uium Treubii. L'ombrage paraît également un peu moins nécessaire à la première forme qu'à la seconde. Celle-ci, enfin, est de croissance un peu plus lente.

Mais, pratiquement, au surplus, l'intérêt de cette question de délimitation botanique s'affaiblit par ce fait qu'on semble détinivement aujourd'hui, à Java, renoncer aux plantations aussi bien de l'espèce que de sa variété.

Le produit de l'une et de l'autre est, en effet, inférieur et très résineux; il est formé, d'après M. van Romburgh, de 1 partie de résine pour 1, 1 de gutta. Et, étant donné que la culture des deux arbres est assez difficile, il n'y a vraiment pas de raison pour se dépenser en efforts que la faible valeur de la récolte peut rendre stériles.

Actuellement, en résumé, trois Palaquium seulement, au point de vue cultural, méritent de fixer l'attention : le Palaquium Gutta, le Palaquium jborneense et le Palaquium oblongifolium. La dernière de ces trois espèces est bien de croissance plus lente et de culture plus délicate que les deux autres; mais l'excellente qualité de sa gutta ne permet pas, cette fois, de la délaisser.

PAYENA

Le genre Payena peut être distingué tout de suite, entre autres caractères, des genres Isonandra et Palaquium par le nombre des lobes corollaires, qui, au lieu d'être le même que celui des lobes calicinaux, est double. La graine a un albumen comme dans les Isonandra, tandis qu'elle en est dépourvue dans les Palaquium.

Le calice a quatre lobes, disposés en deux verticilles ; la corolle est à huit lobes, placés sur un seul rang. L'ovaire a de 3 à 18 loges, mais généralement 8.

Sur les vingt espèces environ que comprend le genre, en Malaisie et dans la péninsule malaise, deux seulement méritent de retenir notre attention : au premier rang le Payena Leerii. au second le Payena ruhro-pedicellata. Le produit du Payena stipularis liurck, de Sumatra (Loeboeq-Gedang), se rapprocherait plutôt, d'après M. van Romburgh, du caoutchouc que de la gutta.

Payena Leerii Burck

Syn. : Azaola Leerii Teysmann et Binnendyk ; Keraiophorus Lewii Hassk. ; Ceratophorus Leerii Miq. ; Isonandra'! Benjamina de Vriese

L'aire d'extension géographique de cette espèce est à peu près la même que celle du Palaquium oblongifolium, et comprend le sud de la péninsule malaise et une partie de la Malaisie.

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