LES ARBRES A GUTTA-PERCIIA
D'un Payena Leerii de 7 ans (7 m. 50 de hauteur et 30 centimètres de circonférence), 12 grammes;
De 66 arbres de i 1 ans, en moyenne, par pied 6 grammes 50.
Abattu, un arbre de 16 ans, qui avait 12 m. 75 de hauteur et 52 centimètres de circonférence, a donné 63 grammes. Par la même méthode, un pied de 15 ans, haut de 16 mètres et ayant 64 centimètres de tour, a donné 600 centimètres cubes de latex, soit 270 grammes de produit.
Ici encore, il n'y a donc d'avenir, pour ces plantations, que dans la récolte des feuilles.
Payena rubro-pedicellata Burck
Cette seconde espèce, dont l'aire d'extension est beaucoup plus limitée que celle du Payena Leerii, n'a certainement pas l'intérêt de ce Payena. Son produit a, cependant, d'après M. van Romburgh, une valeur qui n'est pas tout à fait négligeable; et il est couramment exporté.
Jusqu'alors, l'arbre n'est connu que dans l'ouest de Bornéo, où on le nomme sanyai et melali (à Soengei Setengga et à Soengei Lohan Mendjawa).
Les pieds vus par M. van Romburgh, et appelés sangai par les indigènes, avaient 10 à 12 mètres de hauteur; un exemplaire appelé melali avait même 22 mètres, et 127 centimètres de circonférence.
Les feuilles, rassemblées aux extrémités des rameaux, ont un pétiole de 3 centimètres environ. Le limbe est glabre sur les deux faces, aigu à la- base, lancéolé ou lancéolé-oblong, acuminé, de 9 à 12 centimètres de longueur, sur 4 à 5 centimètres de largeur. Les nervures secondaires, de chaque côté de la nervure principale, sont au nombre de vingt à trente.
Les fleurs sont par groupes de 2 à 6, sur les vieux nœuds ; leurs, pédicelles ont de 1 centim. 1/2 o 2 centimètres de longueur, et sont recouverts d'un duvet rouge. Il y a deux verticilles de 8 étamines glabres. L'ovaire est à 6 loges. Le fruit est inconnu.
49â LE» PLANTES A GCTTA
Nous ne connaissons du produit que l'appréciation qu'en donne M. van Romburgh, pour qui c'est une gutta « de qualité passable », meilleure que toutes les autres guttas de Payena, si Ton met à part celle .du Payena Leerii. Bien nettoyée, elle ressemble à cette dernière,
11 est regrettable que les récolteurs de Bornéo la mélangent presque toujours avec des sortes inférieures.
Elle n'est pourtant pas, non plus, de qualité telle qu'il y ait lieu de songer à cultiver le Payena rubro-pedicellata, comme oh cultive le Payena Leerii.
Historique. — La gutta de balata, ou gutta d'Amérique, ou gutta de Surinam, ou, plus simplement, la balata, est connue en Europe depuis 1857. Elle fut signalée, cette année-là, par le Dr Bleekrode, de Delft, qui avait reçu de la Guyane hollandaise du lait, des feuilles et des fruits d'un arbre qui était appelé hullet-trec dans la colonie. De ses analyses, le Dr Bleekrode concluait que la substance obtenue par la coagulation du lait était identique à la gutta-percha de Malaisie.
Et des essais industriels durent être tentés aussitôt, car, le 6 septembre 1859, noire Ministre de l'Algérie et des Colonies attirait l'attention des membres de la Chambre de commerce de Marseille sur cette substance. « La Guyane hollandaise seule, était-il dit dans la note ministérielle, a su profiter de cette découverte, et l'on vend aujourd'hui, sur le marché d'A r.sterdam, des quantités considérables de sève concrète, sous le nom de gutta-percha de Surinam ».
Quelques mois plus tard, un industriel français, nommé Serres, demandait l'autorisation « de pouvoir récolter gratuitement cette sève de balata dans les forêts de la Guyane qui appartiennent à l'Etat »>.
Mais, des difficultés de divers ordres ayant été soulevées par l'Administratio î, M. Serres renonça bien vite à son projet et la Guyane française a toujours, depuis lors, délaissé
un produit que n'ont, au contraire, cessé d'exporter — en quantités très variables, il est vrai, suivant les années — la Guyane hollandaise et la Guyane anglaise.
M. le Dr Heckel tenta bien, en 1890, de réagir contre cette indifférence de notre colonie, en faisant charger d'une mission
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ea Guyane ( on pharmftoieA, M. Geoffroy, qui devait
i • • • 1 1 spécialement étudier sur place cette questiim d.-s arl i balata ; os fut peine perdue. Son exploration coûta La \i«' ;» Geoffroy, «jitî mourut peu de temps après son retour en France, sans que les renseignements détaillés et précis ijuc contient son rapport aient été encore utilù
Kn 1899, In Guyane française exportait 789 kilos de balata, alors que nous relevons, (mûries autres Guyanes, les exportations suivantes :
De lii Guyane hollandaise :
En 1889