‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 82 sur 92 · kilos · texte numérisé non relu

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Kl du 16 juillet lîHM au 15 niais I!HI2. la récolte a été de 1,448.916 kilos Nous verrons malheureusement plus loin

que les méthodes dévastatrices employées dans ce pays pourraient bien y amener à brève échéance le déclin de ce commerce.

Caractères, propriétés et usages du produit. — Le latex de balata est blane rosé, épais, et, dit-on, comestible : sa saveur se rapprocherait beaucoup de celle du lait de vache, et il paraît que mélangé avec le café noir, il constitue un breuvage qui peut être confondu avec le café au lait.

Il passe sans laisser de dépôt à travers le papier à iiltrer.

D'après Obach, sa densité est de 1,0063 à 15°. C'était, du moins, la densité de l'échantillon examiné par le chimiste anglais. M. Herbet, concessionnaire d'une exploitation d'arbres à balata au Venezuela — à qui nous devons une grande partie des renseignements que nous allons fournir dans ce chapitre — nous dit que, en réalité, cette densité" est très variable, comme pour tous les autres latex, suivant l'heure de la récolte, l'âge et l'état de l'arbre, l'endroit où il a poussé, etc. Et lui-même a relevé les densités suivantes :

Lait frais 1,002

Autre lait frais 1,012

Lait de 3 jours 1,015

Lait de 3 jours 1,011

Lait de 3 mois 1,132

L'alcool absolu et l'acide citrique seraient de bons coagulants ; l'acide acétique serait sans action.

Par la chaleur, la coagulation ne se produit que par suite de l'évaporation de l'eau. Il se forme, à la surface du lait, une pellicule, qui se renouvelle au fur et à mesure qu'on l'enlève. On peut ainsi arriver à séparer du sérum toute la partie solide ; et nous verrons plus loin que c'est toujours par ce procédé que les récolteurs des Guyanes et du Venezuela préparent la balata. Le produit obtenu — dont la proportion dans le lait est, d'après Obach, de 60 0/0' — est d'abord blanc; mais,

1. M. Herhet nous fait remarquer que cette teneur du latex en globules est encore très variable suivant les circonstances; et, d'après les

à l'air, il prend peu à peu une couleur brun rosé ou brun grisâtre, qui rappelle celle de certains cuirs. Il est sans saveur ni odeur, très tenace, très souple lorsqu'il est en lame mince, et, en même temps, très résistant à la traction.

Vers 50°, il se ramollit suffisamment pour conserver toutes les empreintes et toutes les formes qu'on veut lui donner.

Cependant ce ramollissement, sous l'influence de la chaleur, n'est pas aussi grand ni aussi rapide que celui de la guttapercha ; et ce serait déjà une des raisons pour lesquelles la balata — indépendamment de son pouvoir isolant assez faible, quoique supérieur à celui de certaines guttas-perchas inférieures — ne pourrait guère être employée pour la fabrication des câbles télégraphiques.

Elle se résinifie, par contre, moins facilement à l'air que la vraie gutta, du moins quand elle est très bien préparée.

Elle a pour densité 1,05 environ.

Elle est complètement insoluble dans l'eau, mais se dissout entièrement, à chaud, dans l'essence de térébenthine, la benzine, le chloroforme, l'éther, le toluène et le sulfure de carbone. Vis-à-vis des acides et des bases, elle se comporte à peu près comme la gutta-percha. Elle est inattaquable par les alcalis caustiques et l'acide chlorhydrique concentré; l'acide azotique fumant la transforme en acide formique et acide ey an hydrique.

Comme la gutta-percha, d'ailleurs, cette balata du conv merce, telle qu'on l'obtient par coagulation du latex, et tel*e qu'on l'emploie, n'est pas un composé unique, mais la réuni «^ de plusieurs corps : une gutta et des résines.

essais faits, sur place, par noire correspondant, elle serait, en génér— - "" plus «'levée que celle qu'indique Ohaeli. M. Ilerhet a trouvé, en eff< ^ pour un lalcx frais, recollé en pleine saison pluvieuse, 72"/,,; et il co "*" sidère cette proportion même comme faible, car il nous écrit : « Le lali '■** des arbres de montagne, ou celui pris au commencement ou à la fin tic — ^ pluies, ne contient guère que l-'i % d'eau. S'il y en a moins de 1<>, l'es^""" ploitation devient impossible, le lait ne coulant plus; c'est ce qui arriv» "' au Venezuela pendant la saison sèche >•.

M. l'reuss dit. d'autre part, que la teneur en eau est de lit) " „ en sai

son pluvieuse, et 50 u „ en saison sèche.

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