‹ Les plantes à caoutchouc et à guttaChapitre 83 sur 92 · SUI · texte numérisé non relu

SUI

La gutta esl une Bubstance brun clair. qui aurail pour formule, d'après Sperlieh, ('.'" Il'1 Quant aux résines, ce seraient, d'après Obach, de L'albane et de là Buavile. Mus un remarquera que c'est surtout In forte proportion de ces résines qui sépare la balata de la putta-percha, et qui n'en fuit qu'une jfiiiia de deuxième ou de troisième qualité.

Par contre, c'est à ces résines, qui sont molles, cjue la balata doit sa souplesse, El cette très grande souplesse, jointe a une très grande résistance à ta traction, esl précisément le

I ictère qui donne sa valeur particulière à la balata, en la rendant éminemment propre a la fabrication des courroies de transmission.

Il est l»i"n vrai que, en ces dernières années, il y d eu, dans «ri emploi de la substance, quelques déceptions, depuis qu'on s'est aperçu que beaucoup de ces courroies de balata s'usaient rapidement. Mais il esl possible aussi que cette défaveur ne soit pas durable, la qualité d'une courroie de transmission dépendant, en réalité, moins de l'enduit ajouté que du textile

employé. La gomme na, en effet, d'autre but, en ce cas, que

de lier entre eux les doubles de toile, et de protéger le tissu contre l'humidité el les autres causes d'altération atmosphé-

Iriquea.

Or, a ce titre, la balata, de lavis des industriels compétents, esl excellente. ' ht peul l'appliquer avec le pinceau: «■! il esl inutile de la vulcaniser somme le caoutchouc, ce qui évite d exposer le tissu, pendant une heure nu ihux. à une

température qui 1 a

faiblit.

Les plantes à otoulchauc.

La vérité, qu'il faut dire, est que peu de manufactures savent, à l'heure actuelle, bien employer la balata; mais celles qui ont su trouver les procédés convenables fabriquent des courroies excellentes.

Caractères et distribution géographique de l'arbre à balata. — Le nom de balata1 est appliqué, en Amérique centrale, à des arbres divers :

Le balata indien est le Labatia macrocarpa Mart. ;

Le balata blanc est le Plumeria arliculata Vahl ;

Le balata bâtard est le Dipholis nigra Gris.;

Le balata de la Martinique est le Mimusops Riedleana Pierre.

Enfin, au Venezuela, d'après les renseignements que nous a fournis M. Herbet, on connaît encore un balata noir, appelé aussi pegajoso ou pindare.

Mais ce n'est aucun de ces balatas qui fournit le produit dont nous nous occupons ici, car tous ces arbres que nous venons de citer ne donnent que des latex inutilisables.

Le latex du balata noir du Venezuela, par exemple, n'abandonne, p.ir coagulation-, qu'une substance noire et résineuse.

1. Adoptant la convention «fénéralement admise, nous appelons <• leli.il.tlit l'arbre producteur, et • la ■> b:tl;il:i le produit.

2. dette coagulation du lait de /«'//.i/oso est. d'ailleurs, très difficile par les procédé* ordinaires des balatiers. M. Herbet nous écrit : <■ \ou'i le bon moyen de coaguler ce lait tiv* résineux. Mettre le lait, à frt'Wdans un vase: préparer une dissolution de savon de potasse eoneeiitr*-'** et bouillante, puis prendre une cuillerée de cette solution bouillante, °* la jeter dans le latex froid. 11 se forme brusquement une boule de bala**1 On continue ainsi en enlevant les boules, au fur et à mesure de leur j»"* ° duclîon. Quanti l'addition de la solution ne donne plus rien, il reste ds* " le vase une eau savonneuse et blanchâtre, et, au fond, la résine. • ^ s'est trouvée ainsi éliminée. »

Ce procédé n'est applicable, toutefois, dit M. Herbet, qu'au latex p>'y,ijns», les coagulais des autres latex devenant violets en présence la soude onde la potasse.

Nous avons vu quelques coagulais de latex de pryajoso préparés] .M. Herbet avec addition d'acides.

L'un a été obtenu par ébullition, après addition d'acide acétiqu::^^

taqueuse quand elle est encore molle, friable et cassante quand el I che.

Les Laits de Plumeria^ de I.;<!>.<fi.t> de Dipholîs, <-tc, n'ont pas plus de valeur; e! il de ceux de la plu-

part des Mimusops. Nous avons vu, par exemple, ■■ propos dos Heve&i que le lait du maaaaranduba, cjni est le Mimuaofu elata Alliin.. m sert «j n ;i falsifier les latex des êeringa* verdadeù Et, en définitive, L'arbre producteur de la balata du commerce ble être exclusivement le balata mur/e, qui est Le Mimuîn. Aehraa Balata Auhl.; Lucum* mammosa c \ Sapota Malien 1M. .

i in <lit bien, quelquefois, que, au Venezuela, L'arbre exploite est le Wimasop* gloi rtn., mais l<- l'ait n'a jamais et» .

ons-nous, bien établi ; el M. Herbet admet que l'arbre qu'il ■* mi inciser auVénéjsuelai et que les i n « i ppellent

purgo, est le même que celui des <iu\:uics, el est le Minm.snjis

Balai*.

fixa Guyanes, ce Himusop* Balaie porte différents ooms,

outre «'lui «le l>, il.tt.t rouge. C'est encore le fralals/ranc ouïe

lia saignant des colons français, le Imllel-lrro. ou l'un des

bulUt-lree* (ce nom, comme celui de balata, s'appliquant à

plu*- des anglais, le Doerotie, ou l'un dea fcœrotoe,

ii.s Ai'.iw ;il»s.

Le Mimusopê Balata est un des plus beaux arbres des foi des Guyanes. Il peut di | 10 mètres de hauteur; et son

• i khi. '|ui est insl mlanée, donne un produit gris-brunâtre, sec,

: friable, mais

i ébullition, mais upn's addition, d'acide citrique. La coagulation est, parait-il, encore instannent que nous avons vu t-sl bien différent du pi isl hrunàti urement, très blanc intérieurement, beau-

•l<- lorsqu'on le casse, iicme échantillon n été prép joutant ï< I litre <le lail

drique <•! un peu d'alun. I.e mélange a été

: Sur moment, le produit, d'après M. Herbet, est très visqueux, Celui que ! un .m, est luun-noirâlre . i ■ n % îsqueui iile.

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