‹ Les plantes a feuillage coloré (volume 2)Chapitre 13 sur 41 · CENTAUREA CAND 1 DIS SIM A · texte numérisé non relu

CENTAUREA CAND 1 DIS SIM A

feuilles sont grandes, celles de la base surtout, profondément bipennalifidcs, ailées, péliolées, à lobes linéaires-lancéolés ; toutes couvertes, comme il vient d'être dit, d'un coton épais et comme drapacé. Ses fleurs, ou mieux ses capitules, sont terminaux, assez grands, solitaires, purpurins, et paraissent sessiles, en ce que les feuilles de la lige les accompagnent jusqu'en dessous.

Sa patrie (car on la voit encore sur les côtes septentrionales d'Afrique) , la rend délicate dans les cultures. C'est pourquoi elle doit être mise en place vers le commencement de mai, ou à la fin d'avril, si la saison est favorable, et il faut la relever à l'automne, vers la fin d'octobre, et la faire hiverner sous châssis.

Vers la fin de juillet ou en août, on peut en faire des boutures, auxquelles on fera passer l'hiver, de môme sous châssis froids, en les plaçant tout près des vitres, et qu'on mettra en place au printemps. Elles veulent dans le jardin une terre légère, sablonneuse, et autant que possible une bonne exposition ; car plus cette exposition sera favorable et plus la saison sera chaude, plus aussi la blancheur de son feuillage sera éclatante.

Les Plantes à Feuillag'e.

.T. Rothschilfl, Editeur.

ADELASTER ALBIVENIS,

ADELASTRE A VEINES BLANCHES, (pl. 22.)

-^ ACANTHACÉES. —

Sous le rapport botanique, nous ne connaissons aucunement la plante en question, dont feu Lindley, récemment enlevé à la science et à riiorticulture, avait cru devoir faire le type d'un genre, sans doute d'apiès des échantillons desséchés et complets, bien que celui qui Ta découverte ait écrit d'elle : « Nous nen connaissons pas les fleurs. » Si depuis on l'a vue fleurir en Angleterre ou sur le continent, c'est ce que nous ignorons.

4^ ADELASÏER ALRIVEMS.

Quoi qu'il en soit, par le magnifique réseau d'un blanc pur, tranchant vivement sur le fond vert sombre des feuilles, c'est là une plante ornementale au premier chef. Elle a été récemment découverte au Pérou, par M. Veitch fds, qui l'a importée et a bien voulu nous communiquer de beaux spécimens pour notre aquarelle.

C'est un arbrisseau sarmenteux, grimpant par la suite, et d'une grande vigueur. Les feuilles en sont distantes, opposées, subdécussées, ovales-lancéolées, acuminées au sommet, atténuées-cunéiformes à la base, dentées et à bords décurrents sur les pétioles. Dans les fortes plantes, les feuilles atteignent de 0,27 à 0,30 au moins de longueur, sur 0,10-13 de diamètre. Comme nous venons de le dire, le coloris très-sombre de la face supérieure, un peu rugueuse, est d'un vert mat; les nervures principales, trèsapparentes, sont iJ'un beau blanc et les intervalles occupés par des nervures anastomosées forment un réseau à larges mailles, blanches également. La face inférieure est d'un pourpre violacé.

De très jeunes individus, munis seulement de six à huit feuilles, forment déjà une belle décoration.

Pendant la belle saison, on pourra la tenir dans la serre tempérée, peut-être même en plein air, à bonne exposition, en lui appliquant le même traitement qu'aux plantes tropicales ainsi cultivées. En hiver on la rentrera dans une serre chaude ordinaire. Les vases bien drainés, cela va de soi, seront remplis d'une terre légère, mais un peu substantielle, et on la multipliera facilement de boutures faites à chaud et sous cloche.

J. Rothschild, Editour.

BERTOLONIA GUTTATA.

XXTII

BERTOLONIA GUTTAÏA.

BERTOLONIE A FEUILLES PONCTUÉES, (pl. 23.)

MÉLASTOMACEES. —

Très-gracieuse plante, dont la ponctuation foliaire rose ou blanche, rappelle sans désavantage celle du charmant Sonerila margaritacea^ appartenant à la même famille; elle fut dédiée à M. Bertoloni, botaniste italien.

C'est une plante brésilienne, comme la plupart des Mélastomacées; elle paraît avoir été découverte par feu Fox...? (W. Hook...!) aux environs de Saint-Sébastien, et retrouvée en 1861, par M. Weir, dans la province de Saint-Paul. W. Hooker ajoute qu'un individu en fleurs lui en a été communiqué dans la même année par MM. Veitch (notre gravure a été dessinée d'après des spécimens de cette Maison) comme provenant de Madagascar : erreur que

4(; BERÏOLONIA GUTTAïA.

réfute ce regrellé savant, à qui nous empruntons en partie les détails qui suivent. D'un caudex rampant sur le sol, allongé et ramifié, semblable à celui de diverses fougères, et delà grosseur d'une plume d'oie, s'élèvent une ou plusieurs tiges, hautes de 0,25-30, dressées, quadrangulaires , simples, ou rarement subramifiées , couvertes de poils étoiles. Les pétioles sont longs de 0,06-9, b'gèrement canaliculés en dessus ; les feuilles ovées, atténuées en pointe au sommet, su])menibranacées, 5-nervées, ont leurs bords entiers, obscurément crénelés-dentés ; d'un vert foncé en dessus, roses et rougeâtres pendant la jeunesse en dessous, où la nervation se montre en petits parallélogrammes. Entre les cinq nervures para lèles, dans chaque aréole formée par les nervules transversales, sont disposées, en une ou deux séries longitudinales contiguës, de petites macules rondes ou ovales, très-appf\rentes, séparées, blanches ou plus fréquemment roses; en dessous, elles se confondent avec la belle teinte rubescente du fond. On dirait presque, écrit l'auteui", que ces feuilles sont garnies de rubis.

Les fleurs, au nombre de cinq à dix, sont assez petites, d'un beau rose tendre, disposées en une petite cime terminale ou axillaire, brièvement pédonculée. Le calice, infère, poilu, glanduleux, a ses quatre ou cinq sépales courts, dressés, arrondis, comme tronqués, avec quelques poils ou dents spiniformes, sur le bord externe. Les quatre ou cinq pétales sont obliquement obovés.

La culture de ces plantes réclame : la chaleur modérée d'une serre chaude pendant toute la période de végétation; un repos complet, à la suite, dans une serre tempérée; une terre légère, meuble, et un peu riche en humus, qu'on renouvelle en rempotant après le repos; multiplication par division du caudex rhizomatique, ou par le bouturage des jeunes liges, coupées à la base sur ledit caudex.

J. Rothschild, Editeur.

AGAVE AMERICANA, FOLIIS Vak.

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