A&AVE D'AMÉRIQUE VAR. A FEUILLES PANACHÉES. PL
— AMARYLLIDÉES. —
Étymologie : de Jguuos^ magnifique, glorieux; allusion à l'aspect de la plante lors de la floraison.
48 AGAVE AMERICANA, FOLIIS Var.
L'espèce type, originaire du Mexique, où elle est désignée par le surnom de Magiiey^ a été introduite en Europe vers le milieu du seizième siècle; mais la variété à feuilles panachées est un produit de nos cultures.
C'est une plante devenant énorme, à tige courte ou nulle, recouverte de feuilles charnues, radicales, lancéolées, armées de dents semblables à des aiguillons, et terminées par une épine raidede couleur brune ; elles sont d'un vert glauque, bordées et rayées (quelquefois même striées) de jaune ; la hampe de 0,04-0,06 et plus est droite, raide, garnie à partir du tiers de sa partie supérieure, d'une quantité prodigieuse de fleurs tubulées d'un jaune verdàtre.
L'agave est très-connue, surtout le type, comme plante ornementale, et dont on tire dans le pays natal une liqueur fermentée, des flbres textiles d'une grande force, enfin on en forme des haies dédéfensives.
L'agave a sa légende et sa fable; on l'a appelée vulgairement //e«/de cent ans^ sous prétexte qu'il faut qu'elle ait atteint cet âge pour fleurir.
lu Agave americana foliis variegatis , peut être employée à orner les vases des perrons, des jardins et les pihers des grilles; elle est aussi d'un très-bel effet décorât/ f soit en en plaçant de forts sujets isolément sur les pelouses, soit en les mettant dans les excavations des rochers et des grottes.
C'est une plante dont la culture et la multiplication sont faciles : en effet, bien que venue de l'Amérique tropicale, elle ne réclame que l'orangerie pendant l'hiver sous le climat de Paris ; on peut même la placer dans une chambre, une cave ou tout autre local, à la seule condition que l'air y soit sain et que la gelée n'y pénètre pas. Une bonne terre de jardin potager, mélangée d'un peu de terre franche, renouvelée chaque année pour les jeunes sujets; de deux en deux ans pour ceux qui sont plus forts, et tous les trois ou quatre ans pour les exemplaires très-forts; des arrosages trèsmodérés l'hiver , un peu .plus fréquents pendant la belle saison : telles sont, comme culture, les exigences de cette plante. Pour ce qui concerne la multiphcation , elle s'opère facilement au moyen de ses œilletons plantés dans de petits pots, et traités comme la plante mère.
J. Rothschild, Edite\ir.
HIBISCUS C O O P li K II.
HIBISCUS COOPERIl ou HIBISCUS TRICOLOR.
KETMIE DE COOPER. — KETMIE DE TROIS COULEURS. — ROSE DE CHINE A FEUILLES P AN ACH ÉES. (PL. 25.)
— M AL VACÉES. —
De ibiskos , nom donné par les grecs à la Guimauve.
L'origine de V Hibiscus Cooperii est encore incertaine. En effet, tandis que d'après MM. Veitch et fils, de Londres, il leur aurait été envoyé de l'Australie méridionale par Daniel Cooper en 1863, de là la dédicace; selon d'autres écrivains horticoles, il aurait la Nouvelle- Calédonie pour pays natal. Enfin , on dit aussi que V Hibiscus Cooperii ne serait pas une espèce, mais une simple variété de 1'///-
50 HIBISCUS COOPERII.
biscus rosa sinensis. Son origine s'expliquerait alors par un fait de Dichroïsme fixé par le bouturage.
h' Hibiscus Coopéra est un arbuste rameux, à feuilles alternes, lancéolées, aiguës, à bords denteléset ondulés, portées par un pétiole assez long; la face supérieure est d'un vert foncé avec macules, marbrures et stries blanches, rose tendre et rose vif, coloris réunis et séparés sur la même feuille. Parfois cet assemblage de coloris s'empare même de toute la feuille ; dans d'autres circonstances il n'en couvre que la moitié.
Ajoutons que les fleurs qui, comme dans le type, naissent solitaires à l'aisselle des feuilles, sont très-belles, grandes et d'un rouge ponceau avec une petite macule brune à la base interne de chaque pétale.
En somme V Hibiscus Cooperii est un charmant arbuste, qui trouvera sa place non-seulement dans les serres chaudes, où il doit être cultivé, mais encore dans les appartements : car tous les essais tentés pour le cultiver l'été en pleine terre, comme on le fait pour Y Hibiscus rosa sinensis j sont restés jusqu'ici assez infructueux : sa végétation y est soufifreteuse ; ses feuilles brunissent et deviennent peu agréables à l'œil ; enfin ses fleurs s'y épanouissent rarement et avec les plus grandes difficultés : ce qui prouverait peut-être qu'il est né d'une maladie ou Dichrosïmie.
Il est nécessaire, pour obtenir de jolis buissons, de répéter sou-* vent le pincement des extrémités pendant la jeunesse de la plante.
La terre dans laquelle il semble se plaire davantage est celle connue sous le nom de terre de bruyère. Comme pour tous les végétaux cultivés en pots et en serre, la plante exige de copieux arrosements pendant son plein développement; moindres, lorsque la végétation décroît, et enfin presque nuls à l'époque du repos.
Comme pour la plus grande partie des arbustes de l'Inde, la multiplication de \ Hibiscus Cooperii s'opère par boutures, qui ne réclament d'autres soins que ceux donnés à celles faites sous cloche dans la serre à multiplication. Elles développeront promptementdes racines, et seront alors rempotées dans de plus grands pots. Après quelques jours de soins minutieux, ces jeunes sujets seront traités comme les plantes adultes.
A^ÊÊHàtL.
Les Plantos 5 Kcuilliiffe.
.1. RotliscliiUl, Editeur.
SKDUM SIEBOLDII
SEDUM SIEBOLDII.