‹ Les plantes a feuillage coloré (volume 2)Chapitre 8 sur 41 · BEGONIA A VEINES EN DÉDALE. {PL · texte numérisé non relu

BEGONIA A VEINES EN DÉDALE. {PL

— BÉGONIACÉES. —

Ch.Ltmaiie, déterminant et décrivant le premier cette magnifique espèce, n'a pas craint de dire d'elle : « Cest la perle^ le bijou (le tous les Bégonias passés, présents, nous oserions prcsfpie dire : futurs.

Le nom spécifique exprime bien le réseau très-serré, ramifié, vermiculaire^ des nervures d'un beau brun, qui ornent la face supérieure des feuilles, et tranchent sur leur vert clair et luisant.

La tige est robuste, rampaute, très-épaisse, très- glabre, rougeâtre ; sous chaque pétiole se remarquent plusieurs pelilcs glbbo-

18 BEGONIA D.EDALEA.

sites hhuiclit's [^/(u/f/es !). Les stipules sont cavtilaginacées, irèsminces, (lilalées-dclloïdes à la base et terminées par une longue soie. Les pétioles, qui n'ont pas moins de 0'", 25-30 de long, d'un jaune ^erdàtre (rouge cocciné pendant la jeunesse), sont ponctués de rouge vif et liéiissés de poils concolores, ou plutôt de squamules grandes, planes, plusieurs fois profondément fendues, blanches à la base, coccinées ensuite, horizontales ou subdéfléchies, solitaires, plus rarement géminées ou ternées.

Les feuilles, longues de 0'",20 sur 0'", 15 de large et plus, sont pellées, charnues, subconvexes en dessus, arrondies à îa base, et là fortement et obliquement cordées (les deux lobes se recouvrant lun l'autre), d'un beau vert olivacé; très-glabres en dessus, elles sont en dessous luisantes et munies de poils épars, plus ou moins seniblables à ceux des pétioles.

Les fleurs, disposées comme dans le genre, composent une petite panicule dichotoméaire, plus courte que les pétioles; toutes les divisions en sont vivement stiiées et colorées de rouge, mais glabres

Les (leurs mâles et.femelles sont disposées sur les mêmes rameaux, les premières au sommet, et sont toutes conformes et dipétales. Les jeunes fruits, à trois longues ailes subulées, sont à la fois roses, blancs, verts et piquetés de cramoisi.

La plante a été introduite chez M. A.Verschaffelt, par M.Ghies- Ineght, parcourant le continent tropical américain.

La culture des Bégonias est tellement répandue aujourd'hui, qu'il est à peine utile d'en dire ici quelques mots. Les espèces rampantes exigent des vases beaucoup plus larges que profonds, où elles puissent étaler à leur aise leur longue tige demi-souterraine et ramifiée; celles dressées des vases plus étroits, mais proportionnés aux dimensions qu'elles doivent acquérir. Les unes et les autres devront être rempotées au moins deux fois par an, la première, avant le renouvellement de la végétation, la seconde, après la floraison.

Pendant toute la belle saison, on les laissera dans une Ijonne serre tempérée, pour les rentrer pendant l'hiver en serre chaude. La multiplication est des plus faciles par la séparation des drageons ou le bouturage des rameaux, et même au besoin par celui des feuilles ou section de feuilles, mais toujours à chaud et sous cloche.

Les Plantes à FeuilUitre.

.1. Kotliscliili',, Editeur.

S A X I r p. A G A FORT L" Var. Tricolor.

SAXIFRAGA FORTUNKI. Var. ÏRICOLOR.

SAXIFRAGE DE FORTUNE A FEUILLES TRICOLORES. (Ph. 10.)

— SAXIFRAGACÉES. —

Encore une merveille à ajouter à celles que nous offrent les plantes dites à feuilles panachées !

On doit la découverte et l'introduction en Europe du typc^ et de sa belle variété, dont nous nous occupons ici, au célèbre vovageur-bolaniste Fortune, qui a enrichi nos jardins et nos serres d'un si grand nombre de superbos et intéressantes plantes chinoises et japonaises.

Par son port, son feuillage, son inflorescence, elle rappelle la S. sanuenfosa, cette ancienne habitante de nos jardins, mais tou-

1. Ancuno cllfïércnce n'existe entre lui et sa hrillante variété, que la panacliure des feuilles de celle-ci ; chez le premier, les feuilles sont d'un vert nuancé.

20 SAXIFRAGA FORTUNEI.

jours favorite, maigre- la mode, qui fait si souvent rejeter de belles et bonnes plantes, pour leur en substituer d'autres qui ne les valent pas. Comme celle-ci, elle est vivace, acaule, abondamment stolonifère. Ses feuilles, toutes radicales et disposées en rosette, sont portées par de longs et larges pétioles plans, embrassant à la base, charnus, hérissés de poils courts, disposés en éventail. Les limbes, ou feuilles proprement dites, sont réniformes-arrondis, assez profondément échancrés-cordiformes , convexes, un peu charnus, multilobés. Le dessous est d'un vert pâle, et criblé de petits points roses, un peu saillants, visibles également en dessus. Là, le beau vert est envahi, découpé, lacinié, ou même entièrement bordé par de larges teintes ou macules d'un rose tendre ou vif, ou d'un pourpre éclatant-, ces coloris bordent les lobes et les dents, et sont plus ou moins vifs en dessous.

Ses fleurs, très-semblables aussi à celles de l'espèce comparée, sont disposées en une longue panicule à nombreuses divisions distantes. Le calice est très-court, turbiné; les trois supérieurs de ses cinq sépales sont lancéolés, d'un beau rose, fasciés de larges bandelettes cramoisies, avec une macule jaune-d'or à la base; les deux antres, beaucoup plus grands, sont lancéolés-elliptiques, pendants, trèsallongés, d'un blanc de neige, quelquefois teintés de rose tendre. Notre dessin a été exécuté d'après les beaux spécimens qui se trouvent dans l'établissement horticole de M. Lierval , aux Thèmes (Paris).

Comme \i\ Sa. ri f'f a ga sannentosa, on tiendra celle-ci soit envases ordinaires, soit dans les suspensions . Elle est vivace, comme elle, très-rustique , et pourrait supporter nos hivers à l'air libre , en pleine terre (de bruyère) : mais il sera plus prudent de la rentrer en orangerie, ou sous châssis froids.

J. Rothschild, Editeur.

MARANTA UOSFO-PICTA.

MARANTA ROSEO-PICTA,

MARANTA A VEINES ROSES, (pl. 11.)

— MARANTACÉES. —

Cette charmante et mignonne espèce appartient aussi à la nombreuse collection de Marantacées trouvées par M. Wallis sur les l)ords des cours d'eau de l'Amérique du Sud, dans les grandes et sombres forêts entre Iquitos et Moreto, et envoyées àM.Linden à Bruxelles.

On distingue le M. roseo-picta à sa taille naine, à peine plus élevée que celle du M. illustris. Son port est dressé; les pétioles, engainants sur la moitié de leur longueur, sont d'un ])eau violet rouge ainsi que le dessous des feuilles. Leur longueur totale est de 20 à 30 ceutinièlres, et le limbe est toujouis un peu plus court ([ue les pétioles, quand la plante est bien cultivée.

22 MARANTA ROSEO-PICTA.

Ce limbe est plan, ovale-o1)lus, largement mucronulé, creusé en i^outticre et ondulé sur le bord de la moitié plus large de la feuille. Il porte en dessous une teinte vert intense ou vert de mer, uniforme, brillant, divisé par une nerviu'e médiane canaliculée rouge pourpre, et une zone périphérique discontinue, distante de 2 centimètres du bord de la feuille, d'un rose vif parfois plus pâle de distance en distance. Cette zone se voit en transparence par dessous la teinte violet-rouge du dessous, quand on l'interpose entre l'œil et la lumière.

Si les plantes à feuillage coloré n'étaient venues charmer nos regards depuis quelques années par les nuances les plus variées, les plus délicates et les plus brillantes à la fois, si bien qu'elles n'ont plus rien à envier aux fleurs, on se ferait difficilement une idée des tons délicieux que revêtent certaines espèces des Mélastomacécs, à^ Aroïdées, et de ces Mnrantacées parmi lesquels nous comptons aujourd'hui le M. roseo-picta.

La culture de toutes ces espèces est a peu près identique, et l'expérience seule pourra donner les moyens de cultiver mieux une espèce ici que là. Mais le traitement du M. illusiris conviendra de tout point au 71/. roseo-picta , qui lui ressemble par le port et la végétation. (Voir la planche 18, pages 35 et 36.)

Les l'iauU's à Feuillage.

J. llolhsciiilil, I:;^liu'ur.

LONICERA 3BACHYP0DA.

Var. Aureo-reticulata.

lOMCKUA r.RACllYPODA (?). Var. Al REO-llKTlCl L.\ T A ,

CHÈVRE-FEUILLE A RÉSEAU D'OR. (l'L. 12.)

— CAPRIFOLIACfiES. —

Le Loniceva hrachypoda^ Var. aureo-rcticutata (hussons-liii provisoirement le nom sous lequel il est répandu maintenant dans

1 . On regrt-tte de lire clans un journal horticole pour 1862 nu article e.rliwmenuiil acerbe, contre le ou les déterniinatenrs de cette plante; nous ne les eoiniaissons pas et n'avons pas à les défendre. Toutefois, l'auteur de celte note, en démontrant qu'elle nCsl pas le /.. />racln/>otia de De Candolle, lequel est à lige dressée, la

24 LONICERA BRACHYPOOA.

tous les jardins), est une plante récemment introduite du Japon par Van Siebold, en Angleterre et sur le continent (en Belgique)', c'est dans le premier decespays qu'on lui a donné le nom erroné qu'elle Mortc, et qu'on lui a conservé dans le second. Est-elle nouvelle? ce n'est guère probable; mais on ne pouria décider la question que lorsqu'on en aura examiné les fleurs.

C'est une plante essentiellement rustique, volubîle, n'acquérant toutefois qu'une faible bauteur. Les rameaux en sont très-nombreux, grêles, bruns, couverts d'une pubeseence veloutée, dense. Les feuilles en sont petites (0,03-3 l/'î), ovales, submucronées au sommet, très-entières, glabres sur les deux faces, mais imperceptiblement ciliées aux bords, et avec quelques poils assez rudes, épars en dessous sur la nervure médiane : d'un vert gai et ornées en dessus d'un véritable réseau jaune d'or, qui se montre également en dessous, mais là très-pàle. Les pétioles trèscourts, opposés, subdécussés, sont canaliculés en dessus, et ciliésvelus.

JN'ayant rien à redouter de nos plus rudes hivers, toute exposition, tout terrain lui sont indifférents. Elle prospérera liv e à ellemême sur des tonnelles, des treillages, etc. Dans les corbeilles, ou [)arlerres, elle s'enroulera spontanément à de ^^rr//^/^- tuteurs, enfoncés dans le sol et liés en pyramide au sommet: elle fera là plus d'efTet encore qu'autrement.

Nous ne devons pas omettre de dire ici quelques mots des feuilles inférieures du Lonicera brachjpoda (??l en question : elles sont fort différentes des supérieures; celles-ci sont, comme nous l'avons dit, parfaitement entières; celles-là, lobées comme les feuilles de certains C ratcegus .

rapporte au L. luiif^'iflorn du même; mais, comme par mégardc ce savant enregistre deux L. long'ifloia^ dont les descriptions diffèrent à peine, avec laquelle faut-il l'identifier? De plus, De Candolle dit ces deux ])!antei ^^«/vjvi-.- celle dont il s'agit est entièrement velue-pubescente; les feuilles ohloiigues^ lancéolées: elles sont neUement ovales et lui peu aiguës dans celle-ci, etc. Enfin, l'auteur de ladite note en décrit les fleurs (qu'il n'a pas vues) d'après le savant et regretté Genevois; mais ni l'un ni l'autre n'a parlé des formes des feuilles inférieures La critique a du bon {errare liiimaimm est), mais il faut qu'elle soit juste et modérée.

Les l'kvntes à Fcuillaac.

J. llotlisfhiUl , LilitLi,:

DIEFFENBACHIA BARAQUINIANA.

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