‹ Les plantes a feuillage coloré (volume 2)Chapitre 9 sur 41 · DIEFFENBACHIE DE BARAQUIN- (PL · texte numérisé non relu

DIEFFENBACHIE DE BARAQUIN- (PL

— AROÏDÉES

Dans la seconde moitié de ce siècle, la famille des Aroïdées (ou J racées) a eu le privilège de fournir à nos collections des plantes, dont le feuillage ornemental, on raison des brillantes couleurs qui le panachent, ont toujours surpris, étonné les amateurs. Qui, en effet, pourrait refuser le lnl)ut de son admiration aux Cnladiuin, aux Alocasia, etc., par exemple, venus dans ces derniers temps?

26 DIEFFENBACHIA H A R AQl INI AN A.

Dans le genre Dieffenbachiq, on ne connaissait depuis lunglemps que le D. segiiine picta ^ lorsque les D. B ira<iiiitiiana cl gigctnten, avec leurs grandes dimensions et la riche panacliure de leurs leuilles et de leurs pétioles, sont venus enrichir nos collections.

Le premier, dont il s'agit ici, a été dédié par le rédacteur de V Illustration horticole à Tintioducteur, M. Ba'raquin, qui l'avait découvert dans le Brésil (province de Para), d'où il l'a envoyé à la maison A. VerschafFelt (de Gand).

Le stipe ou caudex de celte belle plante atteint au moins un mélre et demi de hauteur, sur un diamètre de 0,5-0,8; il est annelé et par là imite la canne à sucre. Le» pétioles, longs, robustes et embrassants par leur base, sont d'un blanc d'ivoire pur à peine interrompu de chaque côté par une petilc bordure d'un veri clair. Les feuilles, ovées-oblongues, inéquilatérales à la base, n'ont pas moins de 0,12-15 de diamètre. La nervure médiane est blanche comme les pétioles; et, entre les nervules, serrées et parallèles, se voient de nombreuses macules blakiches aussi, et tranchant «'gaiement sur le beau vert brillant du fond,

La culture de cette plante de serre chaude, ou de bonne serre tempérée, est facile. Elle se réduit, si on veut l'avoir belle, à tenir la plante dans deux périodes dilTérentes — végétation et repos. Un compost de terre de bruyère tourl:>euse, bien drainer le vase dans lequel on la cultive et donner des arrosements fréquents pendant la végétation. La multiplication s'opère par tronçons de tiges, que l'on obtient en la décapitant et en l)outurant la tète. Le stipe repousse des yeux ou bourgeons noml)reux, que Ton bouture à leur tour sous cloche à rètoulFèe dès qu'ils ont développé deux ou trois feuilles.

J. EotliscliiUl, Eilitmr.

ERANTHEMUM SANGUINOLENTUM.

HYPOESTES SANGUINOLENT A.

ERANTHEISIUM ou HYPOESTES SANGUINOLENTA.

HYPESTE A FEUILLES VEINÉES DE ROUGE-SANG- ii- J^.'

— ACANTHACKES.

Les auteurs qui nous ont précédé ne nous apprennent rien de son histoire; ils se contentent de rapporter qu'on la dit originaire de Madagascar, et introduite en premier lieu cliez MM. Veitcli, horticulteurs à Clielsea (Londres), auxquels nous devons notre aquarelle. Elle a figuré pour la première fois dans la hlore des Serres sous le nom impropre àErdut/œiintm sanguiiinlentum : erreur réfutée par W. Hooker, prouvani qii (lie n'a rien île cnmniiin ^\cr

28 HYPOESTES SANGUINOLENTA.

ce genre. Du reste, nous l'avons dit plus loin en traitant cViinc autre plante de la même famille [Gjninostdchjiuu Verscliaffeltt)^ et feu M, Hooker était de cet avis; il s'exprime ainsi : « Dans Tètat actuel de confusion oii se trouvent les genres cV Acanthacées . il 71 est pas aisé de déterminer celuh auquel doit appartenir cette plante, w Mais là n'est pas l'important; il s'agit ici d'une plante éminemment ornementale.

C'est une plante suffrutiqueuse de 0,20-30 de hauteur, subramifiée, anguleuse, tétragone-aiguë, pubescente, tomenteuse, surtout aux angles. Feuilles distantes, obovées-oblongues, obtuses au sommet, rétrécies en pétiole à la base, à bords très-entiers, subondulés, et pubeseentes sur les deux faces (0,08 -1-0,04). Les fleurs {t'ésupinées d'après l'auteur, nîais verticales d'après la figure), d\in ronge pale, composent une panicule dressée, terminale, haute de 0,10 à 0,16 de hauteur. Galice de quatre sépales linéairessubulés, fendus jusqu'à la base, velus. Corolle bilabiée ; lèvre supérieure trilobée; l'inférieure entière, siibcarrée , *apiculée; gorge blanche, avec deux lignes hémisphériaues, d'un pourpre noirâtre. Deux étamines, fertiles; anthères uniloculaires. Ovaire hispide au sommet; stigmate bifide, etc.

En raison de son habitat, cette plante demande une assez grande somme de chaleur, une terre légère, riche en humus, un bon drainage, des arrosages, ou des seringages fréquents. Multiplication facile, par le bouturage à chaud et à couvert.

J. Rothsdiiltl, Editeur.

OSTACHYUM YEKSCHAPrELTI.

GYiMNOSïACHYUM VERSCHaFFELTI.

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