FARFUGIUM GRANDE
platcs-l)ancles d'un parterre ou sur les contours d'une pelouse, (les touffes ont quelquefois plus d'un mètre de largeur,
La culture en est facile, attendu que, rustique comme elle l'est, elle brave aisément les froids de nos hivers. Sa racine vivace, à la manière de celle de notre tussilage indigène, est suffisamment abritée du froid par la terre qui la recouvre. Elle vient dans tous les sols, mais plus volontiers dans les sols argileux mêlés de sable. Si on la tient en pots, on lui donnera un compost formé de terre franche limoneuse et de terre de bruyère ou de sable.
La nndtiplication se fait au printemps par éclats du pied , qui reprennent avec la plus grande facilite, soit en pleine tejH'e, soit sous châssis. Pour avoir la plante belle, il faut l'arroser de temps en tenqjs dans la période de végétation, à moins qu'elle ne soit exposée à la pluie. Dans le midi, où la chaleur et la sécheresse sont souvent prolongées, on lui donnera plus fréquemment de l'eau. La dose d'ailleurs dépendra du climat du lieu, et ce sera au jardmier d'en juger.
^^.à^^MÊlÉài^^dèMàL
EGONIA REX.
Var. Isis.
BEGONIA REX, Var. ISIS.
BÉ&ONIE ROYALE, ISIS. (pl. 12.)
BÉGONIACÉES.
Adniiralile variété de ce splendicle Bégonia rcx dont nous avons parlé plus haut avec quelque détail. Elle provient d'un semis de graines de ce dernier, obtenues par MM. Rollisson, de Tooling, qui sont aujourd'hui les plus grands propagateurs de ce beau genre.
On voit par la planche ci-jointe en quoi cette variété diffère du type. La zone Ijlanche s'est considérablement élargie, surtout aux dépens de la partie verte centrale, qui se trouve ici réduite à une sorte d'étoile irrégulière à neuf branches ; mais en s'élargissanl elle a pris une teinte à reflets métalliques, cendrés-verts, du plus cliarmant effet. La bordure qui suit le contour du limbe est d'un vert bronzé, et elle est elle-même mouchetée de macules argentées. Le dessous de la feuille, ainsi que le pétiole, est rose carmin.
Pour la culture et la propagation, nous renvoyons le lecleui- a Tartielc du Bégonia rex, Pl. 9.
CISSUS DISCOLOH.
CISSUS DISCOLOR.
CISSUS DE DEUX COULEURS, (pl. 13.)
AMPÉLIDÉES. —
Cette superbe liane, qui représente dans les ombreuses forêts de l'île de Java notre vigne d'Europe, est pour ainsi dire trop connue pour qu'il soit nécessaire d'en faire ici la description. On la trouve dans presque toutes les serres chaudes, dont elle est un des plus beaux ornements, non par ses fleurs, qui sont rares et d'ailleurs insignifiantes, mais par le magnifique feuillage dont notre figure coloriée donne une image fidèle.
Son introduction en Europe ne remonte guère qu'à une quinzaine d'années, et c'est aux Hollandais que nous en sommes redevables. MM. Rollisson lont importée en Angleterre en 1851 , et, de là, elle s'est largement répandue dans les serres chaudes du continent.
Ses feuilles, longuement cordiformes et acuminécs, ont de 15 à 20 centimètres de longueur, sur 8 à 12 de largeur. Leur coloris varie assez sensiblement d'un individu à un autre, et tous ne son! pas également beaux sous ce rapport . Ceux qu'on peut considérer
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comine supérieuis à Ions les autres ont les feuilles marbrées de blanc pur , sur fond vert lustré ou carmin obscur ; l'essentiel est que les diverses teintes de la feuille contrastent vivement ensemble.
La plante, avons-nous dit, est une liane dont les longs sarments grimpent promptement jusqu'au sommet des serres les plus élevées, lorsqu'elles trouvent des objets auxquels elles puissent s'accrocher. C'est à l'art de la diriger dans sa course désordonnée et de l'harmoniser avec son entourage. Avec de l'adresse, on en obtient les plus charmants effets.
Sous notre ciel septentrional, la vigne de Java est nécessairement de serre chaude ; elle demande, en été, une température de 22 à 30°, en hiver, de 18 à 20. Ajoutons qu'elle aime la demi-ombre, et que les rayons directs du soleil font pâlir les teintes de son feuillage. 11 faut éviter aussi d'en mouiller les feuilles, qui perdent, par le contact avec l'eau, leur lustre métallique. Un compost de bonne terre argileuse, de terre de bruyère et de terreau de feuilles ou de couches bien décomposé, le tout par parties égales, est la terre qui lui convient le mieux, au moins dans nos serres. On la met ordinairement en pleine terre dans les bâches de la serre ; mais on peut aussi la cultiver en pots, et alors on la ftiit grimper sur un treillage de fil de (ér fait exprès, et auquel on donne ordinairement la forme d'un ballon, qui ne présente bientôt plus qu'une masse arrondie de feuillage coloré.
La multiplication est facile par voie de boutures. On y emploie les sommités des rameaux, qu'on tranche net au miHeu d'tm nœud. Les pots ou terrines, drainés avec le plus grand soin, sont remplis de terre de bruyère, avec ou sans addition de sable par dessus; on y pique les rameaux détachés, et on couvre d'une cloche après avoir mouillé la terre. Le vase est ensuite enterré dans la tannée, chauffée à 25 ou 27", et recouverted'une étoile ou d'une feuille de papier. Les jeunes plantes reprises, on les empote séparément, comme nous l'avons dit en parlant de la multiplication des Bégonias.
DIEFFBNBACKIA SEGUIN A.
Var. Maculata.
DIEFFEINBACHIA SEGUINE. Var. MACULATA.
DIEFFENBACHIE VÉNÉNEUSE A FEUILLE MACULÉE. (PL. Ik.
AROIDEES. —
Cette jolie aroïclcc, qui va ouvrir la marche à une brillante tribu de plantes à feuillage coloré, nous vient, comme la plupart de ces dernières, de la région équatoriale de l'Amérique du Sud. Son introduction en Europe remonte à l'année 1830.
C'est une herbe à tige dressée, pouvant s'élever à 1 métré et plus, dont les longues feuilles ovales et lisses sont marbrées de macules blanches, de toutes formes et de toutes grandeurs, sur un lond veit clair. Cette brève description, aidée de la figure ci-jomte . sulfil pour donner une idée de l'elTet qu'elle produit dans une seire, el
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du lang qu'elle occupe dans la légion des feuillages panaches. Inutile de dire qu'elle est de serre chaude.
Sa culture n'offre pas de difficulté, lorsqu'on peut lui procurer, pendant le temps de sa végétation, une température de 24 à 26" centigrades, avec une atmosphère un peu humide. Notons cependant qu'elle ne doit pas être éloignée du vitrage de la serre, si on veut que ses couleuis soient vives et tranchées. Une bonne terre argileuse , mélangée par parties égales de sable fin et de terreau de feuilles décomposé , est le meilleur compost qu'on puisse lui procurer. On peut y ajouter de petits fragments de charbon. Il est bon d'éviter de mouiller les feuilles en arrosant, et cela est surtout essentiel en hiver;'il suffit, en effet, dans cette saison, qu'elles soient mouillées pour qu'on les voie jaunir et tomber prématurément. Les empotages se font au printemps, en pots drainés comme il convient.
La multiplication se fait de boutures, prises sur les rameaux d'une vieille plante. On les met séparément dans des petits pots remplis de terre de bruyère ou de sable et bien drainés, qu'on recouvre d'un verre à boire ou d'une petite cloche, après avoir mouillé la terre. Ces pots sont enterrés dans la tannée ou le lit de sable chauffé par les tuyaux du thermosiphon au degré convenable. En quelques semaines les plantes sont enracinées , et il convient alors de les empoter dans des pots plus grands, remplis du compost ci-dessus indiqué. Dès qu'elles sont reprises, on donne graduellement accès à l'air et à la lumière, comme nous l'avons déjà dit pour d'autres plantes. Lorsque les jeunes sujets ont cinq à six feuilles, on pince leur sommité pour les obliger à se ramifier ; sans cette précaution, ils croîtraient sur une seule tige élancée et grêle, d'un faible effet ornemental.
BEGONIA KEX.
Var. Nebulosa.
BEGONIA REX. Var. INEBULOSA.