‹ Les plantes a feuillage coloréChapitre 12 sur 35 · BÉGONIE ROYALE NÉBULEUSE. (PL · texte numérisé non relu

BÉGONIE ROYALE NÉBULEUSE. (PL

— BÉGONIACÉES. —

Encore un de ces beaux enfants de Bégonia rexî 11 a été obtenu de semis, en 1858, par les grands propagateurs de ces plantes, ]M]VI. Rollisson père et fils, de Tooting. Aujourd'hui on le trouve dans toutes les serres de l'Europe.

Ici, la zone blanche se trouve morcelée en grandes macules, ce qui permet à l'étoile verte du centre d'étendre ses branches jusqu'à la lisière de même teinte qui cn'cule le long du bord de la feuille, mais les places vertes sout elles-mêmes mouchetées de points blancs. Les taches blanches, à leur tour, sont piquetées de poils rouge carmin, couleur qui domine en dessous, et qui détemt même en une étroite mai'gination tout au bord du limbe. Les nervures de la face supérieure participent aussi à cette teinte carminée.

Inutile de redire ici ce qui a été expliqué à Tarticle du Bégonia re.r, relativement à la culture et à la multiplication.

SONBRILA MARGARITACEA.

SO^ERiLA IMARGARITACEA,

SONÉRILIE PERLÉE (pl. 16.)

MÉLASTOMACÉES. —

Vraie miniature, mais qui est d'un grand efi'et dans la serre par ses feuillages colorés. Des perles d'un blanc de neige alignées sur un fond vert foncé, avec la régularité des mouchetures de la panthère, sont une rareté dans le monde des fleurs.

Cette charmante Mélastomacée, qui sous sa petite taille (elle n'a guère que 50 à 60 centimètres de hauteur) forme cependant de fortes touffes, est originaire de .lava. Gela revient à dire qu'elle veut en été une chaleur de 20 à 28 degrés; l'hiver, elle se contente de 15 à 18. Son introduction en Europe ne remonte qu'à 1848.

Outre ses jolies feuilles, elle donne avec profusion des fleurs lilas qui ne sont pas non plus sans mérite. Ces fleurs présentent un caractère rare chez les plantes dicotylédones, celui d'avou' une corolle régulière à trois pétales, alternant avec trois étami-

32 SONERILA M ARG ARITA CE A.

nés. On sait que le nombre trois, clans les pièces de la fleur, est un caractère presque universel des monocotylédones.

La multiplication se fait de boutures, au printemps. Les rameaux à bouturer doivent être coupes courts, c'est-à-dire n'avoir pas plus de deux à trois nœuds; on enlève les deux feuilles inférieures, et on plante dans le sable humide, le pot étant ensuite couvert d'une cloche et plongé dans la tannée. On ombrage contre les rayons du soleil, et on a soin d'essuyer de temps en temps l'humidité qui se condense à l'intérieur sur les parois de la cloche, parce qu'en tombant en gouttelettes sur les feuilles des boutures, ou simplement en rendant la petite atmosphère confinée autour d'elles trop humide, elle fait jaunir les plantes et les expose à pourrir. Dès que les boutures sont reprises, on les empote dans de nouveaux pots, remplis d'un compost de terreau de feuilles décomposé et de terre sableuse, on les couvre d'une cloche et on les met à l'ombre, en ayant soin de les habituer graduellement à supporter le contact de l'air et de la lumière.

En mars, il faut rempoter dans des pots plus grands, c'està-dire proportionnés au volume des plantes, et comme la végétation marche alors avec rapidité, on fait un troisième rempotage en juin. Ari'osez alors modérément, mais tenez les plantes dans une atmosphère constamment humide. Quand la floraison sera aux trois quarts passée, enlevez toutes les fleurs, y compris les boutons, parce que l'excès de floraison aurait pour effet certain d'épuiser la plante. Cependant, si vous avez eu soin de féconder adroitement quelques-unes de ces fleurs avec le pollen de leurs étamines, et que vous ayez réussi à faire nouer des fruits, conservez ces derniers pour en récolter les graines. Au moment de la plus grande lumière solaire, il faut tenir vos plantes dans un endroit ombragé, c'est-à-dire ne recevant que de la lumière diffuse.

En hiver, donnez très-peu d'eau aux plantes, et le plus de lumière possible. Quand le soleil brillera, dans cette triste saison, exposez-les à ses rayons directs, en ayant soin de les retourner de temps en temps, pour que toutes les feuilles jouissent également des bons effets de cette lumière.

IMAIIAINTA VVAIlSCKWICZli (PHIIYNIUM WARSCEW IC/.ll). MARANTA DU WARSCEWICZ. (pl. 17.)

MARANTACÉES. —

Oiii^inairo de l'Amciiquo cenlrak', d'où il a été introduit en Europe, en 1854, par le voyageur Warscewiez,

C'est une lorte plante herbacée de serre chaude, dont la tie^<' s'élève à 30 ou 40 centimètres, et qui produit une abondante provision de l'euilles, longues de 50 à GO centimètres, sur 15 à 18 de large. Ces feuilles sont lisses, luisantes, d'un vert foncé en dessus, avec une double rangée de macules vert pâle, conlluentes le long de la nervure médiane, et représentant, dans leur ensemble, une plume à bailjes déchicpietées. Le dessous est uniformément carmin obscur. Au total c'est une très-belle [)hiii!c d'ornement, tpii fait un digne pendant aux aiilies espèces Au même genre.

34 MARANTA WARSCEW ICZI I.

Sa culture n'offre pas plus de dilTiculté que celle tlu Calatliea zebrina^ dont il a été question plus haut. Elle se résume comme il suit : température estivale : 18 à '25 degrés; température hivernale : 14 à 15; compost formé par portions égales de terre franche ou limoneuse, de terre de bruyère, de terreau végétal et de fumier de vache bien consommé. On peut ajouter au mélange des fragments de charbon. Drainage parfait du pot.

La multiplication se fait à l'aide des turions qu'on détache du pied. On les plante dans des petits pots remplis du compost ci-dessus ou simplement de terre de bruyère; on les recouvre d'une cloche et on les enterre dans la tannée chaude. La repiise faite, on les empote dans des pots plus grands, et on les habitue graduellement à l'air et à la lumière. Arrosages copieux en été, pendant la végétation de la plante, très-modérés en hiver.

EGONIA MAESHALLII.

BEGOÎJIA REX. Var MARSHALLII

BÉGONIE ROYALE DE MARSHALL. ( pk. 18.

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