VAQUOIS DE JAVA PANACHÉ. PL
— PANDANÉES. —
Les Panda f/Ms, la plupart originaires de l'Afrique, de rinde et de la Malaisie, sont souvent de grands et beaux arbres, d'un aspect tout particulier et très-caractéristique. Leurs longues feuilles ensiformes, ordinairement armées d'aiguillons sur les bords, forment comme un triple escalier tournant en spirale autour de la tige. Leurs fleurs sont peu connues, et leurs fruits le sont encore moins. Cesi surtout pour leur aspect imposant qu'on les cultive dans les seires chaudes. Les plus remarquables sont les suivants :
Le Pandanns candelahrum, de la. côte de Guinée; le P. aniaryllifolius, de l'Inde orientale; le P. fascicu/arrs, ,( le P. odnratiss/mus, de l'Inde; le P. spiralLs, de la Nouvelle-Galles du Sud,
72 PAKDANUS JAVANICI'S VARIEGATIJS.
elle P. nli/is, tic l'Ile Bourl)Oii, où il porte le nom tic Fatjuois. Toiilcs ces espèces soiil arljorcsccntes et s'élèvent au moins à 6 ou 7 mètres.
Celle dont nous avons à nous occuper ici est native de Java. Elle a donné naissance à la superbe variété panachée dont la figure cicontre représente deux Iragments de feuilles. Son introduction en Europe ne remonte qu'à 1842. '
Les feuilles, dans cette variété, ont de 70 centimètres à un mètre de long; elles sont bordées d'aiguillons, ce qui, joint à leurs bandes blanches et à leur forme, leur donne des airs de ressemblance avec l'Ananas panaché dont nous avons parlé plus haut. Le port est d'ailleurs excellent ; les feuilles sont nondjreuses, denses, rapprochées en une forte touffe; leurs panachures sont d'un blanc vif, qui tranche nettement sur un fond d'un vert foncé.
La multiplicatioi'i se fait au moyen des rejets ou drageons, plantés en terre de bruyère, dans des pots parfaitement drainés qu'on enfonce dans la tannée de la serre à nndtiplication chauffée à 24 ou 25". Lorsque la reprise est complète, et que les racines de la bouture commencent à tapisser les parois du pot, on empote dans un compost de terre franche, de terre de bruyère, le tout par parties égales, bien mélangé et additionné de quelques fragments de charbon. Excitée par la chaleur, la jeune plante marchera rapidement; il faudra l'arroser en proportion de ses progrès. On devra faire de nouveaux empotages, à mesure que les pots deviendront trop petits; et les pots devront toujours être parfaitement drainés. Si la température est bien soutenue, et l'atmosphère de la serre un peu humide, les plantes seront déjà très-fortes à la seconde année. La température estivale devra être de 20 à 28"; celle de l'hiver de 1.3 à 15.
PTERIS ARGYR^A.
PTERIS ARGYR.EA.
PTÉRIDE ARBENTÉE. (pi.. 37.)
POLYPODIACEES. —
Tout le monde eonnatt les Fougères; tout le inonde sait qu'elles occupent un iani,f distingué dans le jardinage d'agrément, et que des serres sont construites exprés pour ces charmants végétaux, si gracieux par leur l'euillage, si variés de formes et déport, et dont quelques-uns rivalisent de grâce et de majesté avec les l^diniers Mais pendant longtemps <m n'y a connu d aiilie teinte que le vert, le ver! uniforme, lixiéc ordinaire du monde séi-élal. Il v avait donc là mi rIcsidrratunK une laciinr. r|ii(' ronri rllauMil los n]ii:i(<Mirs de hc^mx
74 PTERIS ARGYR/KA.
rciillliij^cs. Aiijotinl'luii cette lacune est remplie ; on possède plnsi<'iiis Jotii^ères à feuillage coloré, entre autres la superbe plante dont la fii^ure ci-jointe donne une idée. Elle a été introduite de rinde orientale en 1858, par MM. Veitch, célèbres horticulteurs établis à (^helsea, prés de Londres.
(À'ite l)elle Fougère ne se recommande pas monis par son port et sa taille que par l'élégance et le brillant coloris de ses iéuilles, dont les pinnules, blanches au milieu, ne conservent la teinte verte primitive qu'aux extrémités de leurslobes. Sa culture n'otlre pas plus de difficulté que celle des Fougères ordinaires du même pays: chaleur tropicale ('24 à 28" en été, 15 à 18 en hiver), lumière affaiblie, atmosphère humide, sol parfaitement drainé. Le compost dont on se sert pour toutes ces plantes, ordinairement cultivées en pots, se compose de terreau de feuilles consommé et de terre de bruyère ou de sable siliceux par parties égales. La multiplication se fait par division du pied, quand il y a de nouvelles pousses à côté de l'ancien; il faut seulement avoir soin de les enlever avec des racines. On les plante en pots, dans le compost ci-dessus indiqué, on les tient trèsombragées, et on chauffe à 26 ou .27°. H est vraisemblable que la multiplication serait plus rapide par le semis des spores, si la plante en produisait, mais il paraît qu'elle n'a pas encore fructifié dans nos séries.
MARANTA VITTATA.
MARAINTA VU TAXA
MARANTA A BANDELETTE. (Pi^- 38.
— I\l AHANTACEES. —
^ Oici le digne pendant des Maranta regalis, IM . pardina., Calathea zebrina et autres Marantacées déjà décrites, qui nous ont apparu, chacune à leur tour, comme le nec plus ultra de lein' genre. Si nous avions à choisir entre ces brillantes l'ornu's ^égétales, peut-être celle-ci obtiendrait-elle la palme de la beauté. Quoi de plus attrayant, en effet, que ces doubles bandes d'un blanc pur qui s'en vont, obliquement et parallèlement les unes aux autres, th' la nervure médiane aux bords de la fronde, se détachant si nettement des bandes vertes qui les séparent ? Mieux que sa congénère ci-dessus nommée, elle méritait la gracieuse épithète de zébrée ; mais, d'importation plus récente, elle a dû subir la loi de priorité, qui ne permet pas de débaptiser une plante |)our transférer son nom à une autre.
76 MARANTA VITTATA.
Elle est originaire des parties chaudes et boisées de l'Amérique équatoriale, d'où elle a été introduite il y a peu d'années en Europe, par M. Linden, de Bruxelles. Comme toutes les Marantacées, elle est de serre chaude sous nos climats, et veut une température de 20 à 25" en été, et de 1 4 à 18 en hiver.
Sa culture est absolument la même que celle de ses congénères; nous ne pourrions donc que répéter ici ce que nous avons dit aux articles des Marantacées désignées ci-dessus. Comme elles aussi, elle se multiplie de drageons qu'on sépare du pied-mère munis de quelques racines, et qu'on plante en pots drainés, remplis de terre siliceuse ou de sable pur, qu'on ombrage, et qu'on enfonce dans la tannée chaufFée à 24 ou 25°. On empote après la reprise, et on donne des arrosages proportionnés à l'activité de la végétation.
THADESCANTIA OUORATISSIMA.
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TRâDESCâNTIA ODORATISSIMA (COCHUOSTEIMMA ODORATISS.).