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— GESNÉRACÉES. —
La famille tles Gcsnèracèes est un siiperl:)e groupe de plantes oinementales, ayant pour la plupart les fleurs du plus bel écarlate. On n'en compte pas moins de soixante à soixante-dix espèces ou variétés dans nos jardins. La plupart sont américaines. Celle qui fait le sujet de cette note est du Mexique, d'où elle a été introduite, il y a quelques années, par M. Linden, de Bruxelles.
Comme toutes ses congénères, elle appartient à la serre chaude, et fleurit en hiver, c'est-à-dire du mois de décembre au mois d'avril. Ses feuilles sont largement ovales, ou plutôt cordiformes, huilées, vertes, mais couvertes d'une épaisse pubescence rouge car-
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fi6 ('. I-: s N K R I A c: I N N A B A K I N A .
min, qui Irur doiiiie lappaience crun velours de cette teinte. L;» ti^e, liaute de 30 à 35 centimètres, est bien garnie de feuilles, et se termine par une grappe de magnifiques fleurs rouge orangé. En somme, c'est une précieuse acquisition, comme fleur d'hiver, pour nos serres chaudes, et sa place est marquée dans toutes les collections.
On emploie pour sa culture un mélange de bonne terre franche, de terre siliceuse, et de teireau de feuilles décomposé, par parties égales. La lige périt après la floraison, ce qui indique que la plante a besoin d'un certain temps de repos, pendant lequel û faut lui retrancher les arrosages, sinon totalement, du moins en grande partie; il suffit que la terre où elle végète soit légèrement humide. De plus, il convient de la mettre dans un endroit de la serre un peu sec et un peu froid, pendant deux ou trois mois. Pendant ce temps de repos, sa racine tuberculeuse se gorge de sucs, pour reprendre avec vigueur sa végétation lorsque le moment en sera venu. Cette lacme ressemble à celle du Gesneria zebrinn, plante bien connue de la plupart des amateurs.
En mai, on fait à la fois le nouvel empotage et la multiplication. Les pots ayant été renversés sur la table aux empolages, on débarrasse la racine et ses tubercules de la vieille terre qui y est adhérente, et on la replante dans un pot, suffisamment drainé, et rempli du compost indiqué ci-dessus. Une forte plante donne ordinairement cinq à six tubercules qui peuvent servir à la multiplier. On les détache du pied-mère, et on les plante à part, entiers ou coupés en trois ou quatre fragments. Chacun de ces fragments donnera une plante nouvelle, mais qui ne sera forte et ne fleurira bien que la seconde année. Le pied-mère, aingi que les bulbes plantés entiers, devront être rempotés en juillet, puis une troisième fois en septembre, parce que leur végétation est fort active et use vite la terre. Ainsi traités, ils fleuriront abondamment en hiver. La chaleur requise par cette espèce, comme par presque toutes les Gesnérocées, est de 22 à 28° centigrades en été, de 16 à 20 en hiver.
PUNKIA S1E30LDIANA VARIEGATA.
FllNKIA SIRBOI.niI VARIEGAÏA.
HÉMÉROCALLE DE SIEBOLD PANACHÉE. ( pl. Sk.
LILI ACÉES. —
Les Fu/t/iia sont des plantes vivaces et rustiques du Japon, aimant à la fois la chaleur et une terre un peu sèche. Leur nom leur vient de celui d'un botaniste allemand, Henry Funk. La plante en question ici a été introduite en Europe, il y a une trentaine d'années, par le célèbre voyageur Siebold. Ses leuilles sont largement ovales, acuminées, lisses, à nervures un peu convergentes ; ses fleurs sont en épis, liliiformes, de movenne grandeur, et de couleur lilas ou lie de vin. La variété dont on voit ci-contre la figure se distingue du type en ce qu'elle est presque entièrement blancjaunâtre, le vert primitif n'occupant plus qu'une étroite lisière sur le contour du limbe.
Le Fiuikid Sieboldii appartient a la pleine teric sous nos cli-
08 FUNKIA SIEBOLDII VARIEGATA
mats, mais il aime le soleil et se plaît surtout en terre un peu sèche ; cependant il ne réussit pas moins bien en pot, pourvu que ce pot soit bien drainé ; d'ailleurs en adoptant ce dernier mode de culture, on peut lui conserver son feuillage pendant l'hiver, au moyen d'une bâche ou d'une orangerie (un simple appartement ferait tout aussi bien), qui la mette à l'abri du froid, mais il faut alors le tenir près des vitraux ou des fenêtres, et l'arroser de temps en temps, quoique avec une certaine parcimonie. S'il s'agit de la variété à fleurs colorées, ce mode de culture sera surtout favorable, en ce qu'il tendra à blanchir davantage la couleur accidentelle du feuillage.
Rien de plus facile que la multiplication des Funkia; elle se fait en automne par division du pied, de la même manière que celle des Hémérocalles.
A.NŒGTOCHILUS HUBHO-VENIUS.
ANOECTOCHILIJS RLBRO-VENIUS.
ANŒCTOCHILE A VEINE ROUGE, (pl. 35.}
— ORCHIDÉES
Inutile de décrire longuement cette charmante petite orchidée; il suffit de jeter les yeux sur la figure coloriée qui la représente pour juger de sa physionomie et de sa beauté. Trois lignes pourpres, convergentes au sommet d'une feuille ovale couleur de bronze, sont le trait principal qui la distingue de ses congénères, dont elle a le tempérament et les appétits. Il serait donc superflu d'entrer dans le détail de sa culture, qui est absolument la même que celle qui
convient aux Anœctochihis striatus, setaceus et œanthophyllus .
Comme ce dernier, elle nous vient de Ceylan et de Bornéo.
On la propage de même par les rejets enracinés qu'elle pousse du
pied, et qu'on en détache par une section bien nette, en ayant soin
d'avoir au moins une racine à chaque fragment. Malgré sa beauté,
elle est encore fort rare dans les serres.
PANDANUS JAVANICUS VARIBGATUS.
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PANDANUS JAVANICUS VARIEGATUS.