‹ Les plantes a feuillage coloréChapitre 28 sur 35 · CORDYLINE A FEUILLES ENTIÈRES. (PL · texte numérisé non relu

CORDYLINE A FEUILLES ENTIÈRES. (PL

LILIACEES. —

Voici assurément un des plus beaux arbres monocotylédonés qui aient été introduits dans rhorticulture depuis bien des années. Il est presque aussi beau qu'un Pahuier, et aussi grand qu'un Palmier de moyenne taille, dont il a à peu près le port. Ce qui le rendra surtout précieux pour nous, c'est sa rusticité, probablement assez grande pour qu'on puisse le cultiver à l'air libre dans le midi et l'ouest de la France.

Ce beau Dragonnier est originaire de la Nouvelle-Zélande, où il croît sur des montagnes d'une certaine hauteur. Ce n'est donc pas trop s'aventurer que de le supposer rustique pour une notable partie de notre pays.

104 CORDYLINA INDIVISA.

Il s'élève sur une seule tige, à la hauteur de 6 à 7 mètres, se couronnant au sommet d'une énorme gerbe de feuilles linéaires, longues de 1"", 50 à 2 mètres, dont les inférieures retoniBent gracieusement autour de la tête. Ces feuilles sont d'un vert bronzé, mais sur leur fond se détache, en rouge carmin, la longue nervure qui les parcourt de la base au sommet. Cette ligne colorée s'accompagne de plusieurs auti'çs, alternativement blanches et rouges, courant parallèlement à elle, et sur toute la largeur de la feuille, qui devient parla rigoureusement tricolore. Les fleurs, en nombre inunense, forment une énorme panicule blanche, à rameaux étalés ou retomloanls. On peut juger par ce peu de mots si nous avons surfait son mérite, en l'annonçant comme une des grandes acquisitions modernes du jardinage ornemental.

En pleine terre, sous un climat favorable, ce bel arbre réussira (hms tous les sols de qualité moyenne, à la condition qu'ils ne retiennent pas l'eau, dans les terres argileuses principalement. Là où il faudra l'abriter sous verre, c'est-à-dire en orangerie, on le plantera en caisse, dans un mélange de bonne terre franche, de terreau de feuilles et de sable siliceux, en proportions égales. On rencaissera tous les ans, en mars, avec renouvellement de la terre, connne on le fait pour les orangers, et on aura soin de bien drainer le récipient, et de donner de copieux arrosages tant que la plante sera dans ]a période de végétation. On tiendra l'arbre en plein air, comme les autres plantes d'orangerie, du commencement de mai à la fin de septendire, dans un lieu où il soit à l'abri des grands vents, qui pourraient fatiguer le feuillage. Mais, nous le répétons, c'est surtout à la pleine terre que ce superbe végétal nous paraît destiné, et c'est là qu'il acquerra toute la majesté de port dont il est susceptible.

Sa multiplication s'est faite jusqu'ici de graines apportées directement de la Nouvelle-Zélande ; mais comme quelques individus ont déjà commencé à donner des pousses latérales de leur pied, il n'est pas douteux que ces pousses ne puissent servir à la multiplication, par voie de bouturage à chaud. Peut-être même se ramifie-t-il quelque peu par en haut, lorsqu'il est adulte, et ce sérail encore là un moyen de se procurer des boutures.

Var. Aibo-lineata.

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