‹ Les plantes a feuillage coloréChapitre 9 sur 35 · BÉ60NIE ROYALE. (PL · texte numérisé non relu

BÉ60NIE ROYALE. (PL

— BÉGONIACÉES. —

Le genre de Bégonia , riche en espèces , tantôt sous-frutescentes, tantôt herbacées et vivaces, souvent munies de rhizomes tuberculeux , a été ainsi nommé en l'honneur tle Michel Bégon , gouverneur de Saint-Domingue, et protecteur de la botanique, au dix -septième siècle. Ces plantes habitent presque toutes les régions chaudes de la terre : les Antilles, le Brésil, le Guatemala, l'Inde orientale, le Mexique, le Pérou, l'Afrique australe, la Chine, etc., affectant les plus grandes diversités de feuillage, de port et de taille.

C'est une charmante série de plantes, belles par leurs feuilles ou par leurs fleurs.

Le Bégonia rex^ qui tient un rang distingué dans l'horticulture, est originaire de l'Amérique équatoriale, et a été introduit en Europe, en 1857, par M. Linden , de Bruxelles.

18 BEGONIA REX.

Il appiirlicnt de dioil à la serre cluuule. I.a tenipératiiro, en été, doit être eomprise entre 21 et 27" oentigrades; en hiver, entre 15 et 20. De même (jne heanconp d'autres plantes de rAmériqne équaloriale, amies de la demi-ombre et de l'iunnidité, il s'aeeommode parfaitement du régime de nos serres chaudes, où il n'est pas sujet à s'étioler.

Les feuilles sont grandes, obliquement ovales; le fond de leur coloris est un vert foncé et bronzé, interrompu par une zone d'un blanc argenté, nettement tranchée, et qui se trouve à peu près à égale distance du Rord et du centre de la feuille. Le peu de vert (lui reste au centre forme comme une étode irrégulière à 5 ou 7 branches. Le dessous de la feuille et les pétioles sont-^l'un vert rougeàtrc et hérissés de poils rouges. La tige est courte, pour ainsi diie à demi enterrée.

Les fleurs sont simplement jolies, d'un blanc jaunâtre, sans rien de particulier.

Un compost formé, par parties égales, de limon de rivière ou, à son défaut, de terre franclie, de sable siliceux et de terreau de feuilles décomposé, convient très-bien au Bégonia rex. La culture doit se faire en pots parfaitement drainés, plutôt petitstjue grands, car on croit avoir remarqué que plus les racines y sont à l'aise, moins les marbrures des feuilles sont vives et tranchées.

La multiplication se fait au moyen des feuilles, soit coupées en fragments, soit bouturées entières. Dans ce dernier cas, on opère comme il suit : on tranche les principales nervures de loin en loin, et on pose la feuille à plat sur le sable humide du pot, en la maintenant ferme au moyen de petites chevilles. On couvre d'une cloche, et on porte le tout sur une tannée chaude, dans un endroit obscur de la serre. En très-peu de temps, des racines sortiront de chaque division de cette feuille, puis des bourgeons et des feuilles. On séparera alors les jeunes plantes pour les empoteiséparément, et on les habituera gi'aduellement à l'air et à la lumière ; mais comme leur croissance est rapide, il faudra faire de fréquents empotages. Si l'opération est bien couduite, en six mois elles seront adultes et formeront de superbes touffes de feuilles.

(•^YANOPVIYLLUM MAGNIFICQM.

CYANOPHYLLUM MAGNIFICUM.

CYANOPHYLLE MAGNIFIQUE, (pl. 10.

MÉLASTOMACÉES. —

Superbe arbuste de la Nouvelle-Grenade, introduit en 1857 en Belgique, par M. Linden, et de là en France et en Angleterre, Il n'a pas encore fleuri en Europe.

Comme plante à feuillage ornemental, cette belle mélastomacée tient un rang des plus distingués, mais il n'est pas possible d'en juger sur la planche ci-jointe, où, faute d'espace, les feuilles ont été réduites au tiers ou au quart de leur grandeur ; d'un autre côté la peinture ne saurait rendre les reflets métalliques et moirés de ces feuilles, l'artiste n'a pu qu'imiter leurs contours et rendre, par des teintes mates, le fond de leur coloris.

20 CYANOPHYLLUM MAGNIFICUM.

Le Cyonophrllum magnificiun s'élève droit, sur une seule tige, qui, selon toute vraisemblance, doit se ramifier à une certaine hauteur. Ses feuilles, régulièrement ovales-lancéolées, ont de 40 à 50 centimètres de longueur, sur 20 à 25 de large. Trois nervures principales, convergentes vers le sommet du limbe, se détachent, par leur blancheur, sur un fond vert bronzé et velouté, se reliant l'une a l'autre par des nei^vures transversales plus fines, parallèles, formant comme une double échelle qui monte de la base du limbe au sommet. Le dessous de la feuille est coloré de carmin uniforme et réticulé par la saillie des nervures. Rien de plus majestueux que cette plante, lorsqu'elle est dans toute sa vigueur. Ses fleurs, dit-on, forment de belles panicules aux sommets de la tige principale et des rameaux, mais elles sont, prises isolément, de peu de durée.

La plante demande, en été, une température de 22 à 28" centigrades, en hiver, de 18 à 22. L'expérience a déjà fait reconnaître qu'elle se plaît dans un compost formé par parties égales de terre de bruyère et de terreau de feuilles, mêlés d'un peu de sable. On empote au printemps, dans des pots parfaitement drainés; on tient la plante dans un endroit éclairé de la serre, afin d'aviver les teintes de son feuillage, et on arrose abondamment pendant la période de végétation. Les arrosages doivent être modérés en hiver, sans être pourtant suspendus. On peut aussi bassiner légèrement les feuilles, le soir, mais seulement à l'époque où la plante est dans le fort de sa végétation.

Nous avons dit tout à l'heure que le Cyanophyllmn s'élève sur une seule tige, qui indique jusqu'ici peu de tendance à se ramifier. Si on voulait lui faire former une tête, il faudrait en pincer le bourgeon terminal ; il est vraisemblable qu'alors la sève emprisonnée ferait développer des branches latérales.

On le propage aisément de boutures, qu'on prend sur les rameaux latéraux lorsque les plantes en produisent. Ces boutures se font à chaud, dans des pots drainés, remplis de terre de bruyère, et recouverts d'une petite cloche. On doit veiller à ce que les feuilles du fragment bouturé ne touchent pas aux parois de la cloche, dont l'eau les ferait jaunir et pourrir.

FARFUGIUM GRANDE.

EARFUGIUM GRANDE (SENECIO FARFUGIUINI).

FARFUGIE GÉANTE, (pl. 11.)-

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