Les plantes alliées aux Tupistra (suite)
M. H. Bâillon. — Les plantes alliées aux Tupistra [suite). — Nous pourrions ne pas parler de la valeur de folia sessilia, puisqueici le caractère est le même des deux côtés.Cependant il est trop absolu pour Rohdea, puisque le Généra deBenthsm et Hooker dit de ce genre : « folia basi contracta vix petiolatar>, ce qui n’est pas toujours vrai; et que, d’autre part, le Campylandra aurantiaca Bak. peut avoir des feuilles à base très rétrécie, de même que notre C. Fargesii, et qu’il y a, entre la gaineet le limbe, un rétrécissement prolongé et qu’on appelle ailleurs « un pétiole », dans une autre de nos espèces, dont il sera question tout à l’heure, le C. tonkinensis.
Tubus campanulatus est aussi le même pour Campylandra et Rohdea. Dans l’un et l’autre, ce tube est parcouru de six nervures épaisses qui vont aboutir au milieu de la base d’un lobe. Mais peut-on distinguer raisonnablement deux genres par un tube un peu plus ou un peu moins long, un peu plus ou un peu moins large? Nous ne le pensons pas; et, à cet égard, il nous semble que le Gonioscypha, que nous ne connaissons que par le dessin de M. Baker, demeurera un genre d’une valeur fort douteuse, tous les autres caractères étant bien ceux d’un Tupistra ou Campylandra.
Les dimensions des lobes du périanthe ont-elles plus d’importance? Non: elles varient un peu avec l’âge. Le C. aurantiaca s. d’abord des lobes courts, manifestement bisériés, obtus, comme ceux du Rohdea. Ils sont seulement un peu moins infléchis. Plus tard, ils s’allongent un peu, sontplus lacuminés comme ceux de vrais Tupistra et d’autres Campylandra. On ne saurait trouver là des différences génériques.
Le Rohdea a d’abord des anthères sessiles, comme cele,