MONT VISO
ne pas être indiquées. Ce
Sulur costa,
— reticulatu,
—" J'ELUSC,
— serpyllifolin, Rosa alprna, Herniaria alpina, Erigeron Villars,
Mais c’est à partir de ce point que l'herborisation devient
intéressante ; nous trouverons successivement, jusqu'à un petit lac situé un peu à gauche du chemin, les :
Chrysanthemum alpinum,
Crepis aurea, Hicracium villosum, Campanula Allioni, Gentiana bavaricu, Oxytropis campestris, Armeria alpine, Phleum alpinum, Ranunculus pyrenœus, Botrychium Lunarix, Luzula butea, Alyssum alpestre, Erigeron Villarsü, Oxytropis montana, Loiseleuria procumbens, Veronica fruticulosa, — Allionti,
Carex bicolor, Phyteuma hemisphæricum, =s betonicæfoltum,
Arabis alpine, CGaged Liotturdi, Bartsia alpina, Leontopodium alpirum, Sagüna glabra, Pinguicula alpina, Sedum atratum, Empetrum nigrum, Phaca australes, Pedicularis roseu, Soldanella alpine, Festuca violaceu, Avena Scheuchzeri,
— montant.
A environ trois kilomètres avant d'arriver à un lac de
plus grande étendue, et non loin de la cime des rochers qui séparent notre vallée de celle de Gervieres, dans laquelle nous pénétrerons bientôt, on peut trouver les Oxrytropis fœtida, Phaca australis et Hedysarum obscurum, trois rares légumineuses. Puis, autour du lac (alt., 2,600 mètres environ), les :
Carex bicolor,
Loiseleurix procumbens,
Arelia vitulian«, Ozytropis cyanea.
C’est non loin de là, et dans des lieux marécageux, que le toujours regretté Laperraudiere découvrit, en 1860, le Scrpus alpinus.
Deux heures de marche sont nécessaires pour attemdre le sommet de Malrif, dont l’altitude est d'environ 2,980 metres. On y arrive assez lentement, car la pente est rapide, rocailleuse et glissante. Citons, parmi les espèces qui pourront nous dédommager
Geum reptans, Carex curvula, Pedicularis roseu, Galium tenue,
— rostrata, Artemisin glaciulis, Gaya simplex, — spicata, Arabis cœrulea, Cerastium latifolium, Ptarmica nana, Cherleria sedoides, Erysimum helveticum, Draba aizoides,
et de magnifiques exemplaires tres-développés et bien fleuris de : l
Chrysanthemum alpin, Ranunculus glaciulis,
Saxrifraga oppositifolia, Hutchinsia alpine.
La crête du Col-de-Malrif a environ 200 metres de longueur ; on y trouve plusieurs espéces rares, et entre autres les :
Drabu Wahlenbergü, Petrocallis pyrenaicu,
Artemisia Spicatu, Silene exscapa.
Après avoir récolté ces plantes, jeté un dernier regard au puissant massif du Viso, admiré le Pelvoux et les cimes élevées qui avoisinent le Lautaret, on descend l’autre versant de Malrif, Pendant une demi-heure au moins, on ne marche que sur des débris mouvants de rochers tellement nombreux que c’est à peine si l’on trouve de tres-petites surfaces de terre sur lesquelles ont pu se développer quelques-unes des plantes si nombreuses et si intéressantes qui peuplent l’autre versant. Pourtant, avec un peu d’attention, on rencontre le plus sou-
vent des individus généralement bien développés des espèces suivantes :
Sazrifraga oppositifolix. Hutchinsia rotundifoliu, — biflora, Arabis cœrulea, Campanula cenisia, Cerastium latifolium,
Au-dessous de ces débris mouvants, on trouve denombreux et maigres pâturages qui ne peuvent nous offrir que les plantes particulières à la région alpine et que nous avons pour ainsi dire toutes recueillies les jours précédents. Franchissons rapidement ces localités, car leur exploration la plus attentive ne nous fournirait aucune espèce nouvelle. Nous arrivons bientôt au village du Fond(alt., 2,080 mètres environ), qui est entouré de prairies presque aussi plantureuses que celles du Chalet-de- Ruine ; on y trouve du reste les mêmes espèces ou à peu près.
Nous atteisnons rapidement et parcourons de même la plaine marécageuse du Bourget, qui est très-vraisemblablement le lit d’un ancien lac dont les eaux se seront écoulées par la vallée de Cervières. Il serait peut-être utile d'explorer à fond cette vaste plaine; on y trouverait sans doute des plantes très-intéressantes, à en juger par la présence reconnue, même au pas de course que nous ne devons abandonner qu'à Cervières, du Juncus arcticus.
Ici, nous ne sommes qu’à une petite distance du col de Péas par lequel on peut gagner aussi la vallée du Quayras. C'est près du sommet de ce col, dont l’altitude dépasse celle du col d'Isoire, que végète le rare Hieracium subnivale.
Au sortir de la plaine du Bourget, dont la surface est à peu près plane dans toute son étendue, la vallée se rétrécit de plus en plus. Les talus élevés qui bordent le chemin présentent plusieurs espèces qui leur sont propres; nous citerons entre autres les :
Avena distichophyllu, Astragalus aristatus, Biscutella lærvigatu, Seutellaria alpina,
Bientôt la vallée s’élargit sensiblement, et, avant d'arriver au village de Cervières, que nous avons quitté il y a quelques jours, on peut, dans les débris de rochers qui bordent, à gauche, le chemin étroit, faire une ample provision de Sarifraga cæsia.
Aprés quelques minutes de repos à Cervières, on se dirigera sur Briançon, point de départ de notre course qui n’a pas duré moins de cinq jours, et qui, malgré de nombreuses fatigues, ne manquera certainement pas de laisser de bons et durables souvenirs aux personnes qui pourront l’effectuer.