L CAMPANULA GARGANICA TEN. — CAMPANULE DU MONT GARGAN
PLANCHE NII
Plante herbacée, vivace, originaire des montagnes de l'Italie méridionale et formant, par le grand rapprochement de ses tiges diffuses, qu'accompagne un feuillage abondant, des petites touffes denses de 10 à 15 centimètres de hauteur; ses feuilles sont glabres, d’un vert tendre : les inférieures réniformes-cordées, crénelées dentées, les supérieures ovales-aiguës dentées; ses fleurs sont d’un bleu clair, abondantes et se succèdent de mai à juin.
Le Campanula garganica est peu délicat et supporte même, eultivé en pleine terre, les intempéries de nos hivers, pourvu que le sol présente les qualités suffisantes de légèreté et de fraîcheur. On ne saurait, à cause de son élégance et surtout de sa facile culture, trop l'utiliser dans les diverses parties rocailleuses des jardins; sa multiplication se fait par l’éclatage des tiges.
lil, DAPHNE CNEORUM L. — THYMELÉE DES ALPES
Le Daphne Uneorum est très-répandu sur les rochers calcaires des basses montagnes, et s’avance même, sous une forme un peu différente, il est vrai, jusqu’à une altitude d'environ 2,000 mètres, C’est un arbrisseau très-rameux, à tiges touffues, étalées et excédant rarement 30 à 40 centimètres ; ses feuilles sont persistantes, sessiles, oblongues, cunéiformes et échancrées au sommet; ses fleurs, qui se succèdent de juin à juillet, sont très-odorantes, roses, et forment de gracieux bouquets terminaux.
Ce Daphné, dont on ne saurait trop généraliser l'emploi sur les rocailles exposées au nord, est peu délicat; s’il vient bien en terre de bruyère, il se plaît également dans un sol un peu substantiel, mais
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poreux, frais et bien drainé, par exemple dans un mélange par parties égales de terre à blé bien ameublie et de terre de bruyère. Sa mulliplication s'opère soit par le marcottage, soit par le greffage sur la Lauréole.
Par leur petite taille et par l'élégance de leurs fleurs, souvent odoranles, presque tous les Daphnés pourraient être utilisés à l’ornementation des rochers. Ainsi le D, Verloti, Gren., à fleurs roses odorantes et en bouquet; le D. striata, Tralt., qui n’a que le Lautaret pour unique station en France; le D. alpina, L., à feuilles caduques; le Le D. Mezereum, L., ou Bois-joli, à fleurs roses ou blanches se montrant déjà dès février; enfin, le D. Laureola, L., à larges feuilles coriaces et persistantes.
l. MENZIESIA POLIFOLIA JUSS. — MENZIÉSIE A FEUILLES DE POLIUM
Syn. — Dabæcia polifolia Don; Andromeda Dabæci L.
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Élégante Éricinée arbustive croissant dans les terrains sablonneux et boisés des Pyrénées; ses tiges rameuses, hispides, atteignent environ 40 centimètres; ses feuilles sont éparses, ovales-elliptiques, coriaces, garnies en dessous d’un duvet court et blanchâtre qui contraste avec le vert brillant de la face supérieure; ses fleurs, qui se montrent de mai-juin à septembre, sont pendantes, rouge-violel ou blanc pur, selon la variété, et disposées en grappe terminale.
Le Menziesia polifolia est depuis longtemps introduit dans ies jardins, où il est cultivé dans les massifs de terre de bruyère; c’est seulement, en effet, dans les terres de cette nature, qu'il est possible de lui voir revêtir toute son élégance. Quelques pi: ds disséminés sur les rocailles y produiront de l'effet.
Le couchage des tiges est le moyen le plus usité pour propager cette plante, qu’on peut aussi multiplier par le bouturage de rameaux latéraux fait au printemps et à mi-ombre, ainsi que par semis. Ces derniers se feront en pots et en terre de bruyère réduite en petites mottes maintenues dans un état constant de fraîcheur.
Les Vacciniées, petite famille voisine des Éricinées, possèdent quelques espèces qui pourraient concourir aussi à la garniture des lieux qui nous occupent, Nous indiquerons surtout les Vaccinium uliginosum, L. et V. vitis-idæa, Li. réduit à de plus minimes proportions que le précédent, curieux par son feuillage coriace ressemblant à celui du Buis, et par ses petites grappes de fleurs rosées et d'apparence
MENZIESIA POLIFOULIA. RAR ASS EE AM PT ANTENIRSNTERATIS:
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cireuse, auxquelles succèdent des baies arrondies, rouges, dont on fait dans le nord de l’Europe, où l’espèce couvre de grandes élendues, d'excellentes compotes.
I, PARNASSIA PALUSTRIS L. — PARNASSIE DES MARAIS
Comme dans nos prés humides, dont elle est certainement l’un des plus gracieux ornements, la Parnassie ne quitte le botaniste dans ses excursions en montagnes que lorsqu'il a dépassé la limite des prairies et des pâlurages qui leur font suite, c’est-à-dire à environ 2,200 mètres d'altitude. Ses racines partent d’un rhizome épais que surmontent des feuilles cordiformes et des scapes dressés d'environ 25 centimètres de hauteur, se terminant par une fleur blanche que rendent si élégantes les cinq écailles multifides placées devant les cinq pétales.
Un fait curieux à noter, c'est que, malgré l'altitude, l’époque de sa floraison dans les lieux élevés correspond à peu près à celle des individus des plaines. Culture peu difficile. Il suffit de planter la Parnassie dans un sol tourbeux et humide. Sa place, dans les rocailles, sera donc celle qui avoisine les lieux le plus souvent arrosés; elle exige peu de terre, du reste, et se contente même souvent d’une simple fissure, pourvu qu’elle soit constamment humidifiée par quelques filets d’eau. La séparation des bourgeons qui naissent du rhizome est le seul moyen facile de multiplier la Parnassie.
RAMONDIA PYRENAICA RICH. — RAMONDIE DES PYRÉNÉES
Syn. — Verhascumn Myconi L.; Chairia Myconi LAr,