I, PAPAVER NUDICAULE L. — PAVOT A TIGE NUE
Le Pavot à tige nue est originaire de la Sibérie orientale. Ses feuilles sont toutes radicales, pennatilobées, à lobes dentés, incisés, aigus. Du collet de la souche naissent des pédoncules de 15 à 20 centimètres de hauteur, portant chacun une grande fleur à quatre pétales d’un jaune orangé entourant, comme dans tous les pavots, une multitude d’étamines qui sont, dans cette espèce, plus foncées que les pétales; les sépales sont, comme les pédoncules, parsemés de poils sétacés.
Un sol calcaire et rocailleux
Fig. 60. — Papaver nudicaule.
plus frais que sec convient à cette plante, qu’il est facile de propager par semis faits dès la maturité des
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graines en pols qu’on place sous châssis. Souvent le Pavot nudicaule se ressème naturellement.
On peut associer à cette espèce les suivantes, qui ont à peu près le mème mode de végétation, d'emploi et de multiplication : le Papaver croceum, Led., de la Sibérie et de l'Altai, remarquable par ses fleurs orangées ou safranées; le P. cambricum, L. ou Meconopsis cambrica, Vig., des Pyrénées et des montagnes du centre : ce dernier préfère l'exposition un peu ombragée et rocailleuse qu’il ne quitte que difficilement quand il s'y est bien établi; enfin le plus élégant de tous, mais assurément aussi le plus délicat, le 2. alpinum, L,, qui croit dans les débris très-élevés des Pyrenées et des Alpes, Il en existe trois variétés : l’orangé, le rose et le blanc. Ce dernier se refuse à croitre dans une terre autre que celle de bruyère.
l CYPRIPEDIUM CALCEOLUS L. — CYPRIPEDE SABOT DE LA VIERGE