PLANCHE XIII
Composée des pâturages escarpés, frais, humides même et un peu schisteux des régions très-élevées des Alpes et des Pyrénées. Sa souche est rameuse et terminée par des feuilles rosulantes. Les tiges sont dressées, simples, excédant rarement 25 centimètres de hauteur et portent des feuilles abondamment pourvues, sur les deux faces, d'un tomentum laineux blanchâtre. Les capitules sont terminaux, presque sessiles, assez nombreux, et forment par leur réunion un corymbe dense, entouré de feuilles florales étalées; leur involucre est garni à sa base d’un coton épais, et ses folioles, cotonneuses sur le dos, sont glabres et noires au sommet.
Plante curieuse par l’indumentum duveteux et satiné de ses inflorescences, et dont la culture n’est possible qu’en pots et en terre de bruyère concassée, à laquelle on ajoutera un tiers de terre franche et d’ardoises pilées. Comme pour toutes les plantes cotonneuses et blanchâtres, il faudra n’arroser que modérément, surtout pendant la période de repos.
La multiplication se fait par l’éclatage des touffes.
Parmi les plantes voisines du Léontopode des Alpes et qui pourraient concourir à orner les rochers, il faut citer les Anfennarta dioica, Gærtn. et À. carpatica, Bluff. La terre de bruyère plutôt sablonneuse que tourbeuse, sera celle qui leur conviendra le mieux.