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rampants, un certain nombre de Primevères, l’Aretia Vitaliana, quelques Labiées, semblent plutôt. dans les cultures, exiger la chose que la redouter. Ces plantes donnent des touffes d’au+ tant plus belles et florifères qu’on les a plus divisées. Beaucoup d’autres espèces, surtout dans celles qui appartiennent aux pâturages et aux pentes herbeuses, sont dans ce cas. Il n’en est point de même des Androsaces, de la Silene acaulis, des Gentianes, des Renonculacées en général, des Soldanelies, du Papaver alpinum, des Légumineuses et de la généralité des espèces saxatiles. Elles forment, il est vrai, des touffes composées d’un grand nombre de tiges, souvent couchées et rampantes, mais ces tiges ne sont point de nature à former des racines. Le meilleur moyen de les reproduire est le moyen naturel, c'est-à-dire le semis. Certaines espèces, telles que Salix retusa, S. reticulata et autres, Rosæ alpina, Khamnus pumila, Atragene alpina, les divers Daphne, Androsace lanuginosa, Silene Pumilio et Elisabethæ, Dianthus alpinus et glacialis et les Campanulacées, se multiplient par boutures en août-septembre. [l va sans dire qu'on les traite à froid et dans un châssis fermé. La multiplication des espèces bulbeuses de nos Alpes est la même que celle des jacinthes ou des tulipes de
nos jardins. Enfin, quelques espèces telles que les Daphne, les Betula, les Rhododendron, se greffent sur les espèces communes.
La culture des plantes alpines n’est pas difficile pour quiconque a déjà acquis quelques notions sur les Alpes et sur leur nature. Nous. avons, dans les précédents chapitres, étudié la flore alpine et ses conditions d'existence. Il ne sera pas difficile à celui qui a compris ce développement de saisir la culture de ces frêles végétaux. Celles d’entre les plantes alpines qui appartiennent aux régions inférieures se cultiveront généralement comme les plantes vivaces de nos. plates-bandes, avec cette différence toutefois qu'il leur faut un terrain particulier et un bon drainage. Voilà pourquoi, au lieu de cultiver ces espèces en pleine terre, on les place généralement dans Ces rochers artificiels où elles reçoivent chacune selon ses exigences, un sol ou une position particulière. Les espèces appartenant aux zones supérieures et aux régions nivales des montagnes exigent une culture plus délicate et demandent davantage de soins. On trouvera plus loin, avec la liste des plantes alpines propres à la culture, quelques renseignements sommaires concernant les espèces faciles à élever. Celles qui demandent un traitement spécial sont trai-
tées à part. Il me suffira, par conséquent, de rappeler ici les travaux qui incombent, dans le courant de l’année, aux personnes qui s’en occupent.
Si vous avez peu de temps à consacrer à ces cultures alpines ou que vous ne vous y intéressiez que médiocrement, alors placez dans votre racaille un choix d'espèces robustes appartenant à la région des pâturages ou à la zone subalpine. Vous leur donnerez un sol riche en humus c'est-à-dire un composé de terreau de feuilles et de sable : vous drainerez le fond de vos niches et vous arroserez régulièrement. De temps en temps vous visiterez votre rocaille afin d’en enlever la mauvaise herbe et vous transplanterez les touffes trop envahissantes tous les trois ou quatre ans. A part cela, vous n'aurez aucuns soins particuliers à donner à vos cultures Mais si vous êtes amateur de plantes alpines, et que vous teniez à elles comme à des êtres vivants et chéris, alors étudiez leur nature et traitez-les en conséquence. Vous placerez telle ou telle espèce à l'ombre, telle ou telle autre dans la fente d’un rocher ; d’autres iront au soleil, tandis que certaines espèces seront placées dans des niches au sec et d'autres dans les endroits humides. Aux unes vous donnerez un terrain spécial tandis que d’autres