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AUSTRALIE, TASMANIE, NOUVELLE-ZÉLANDE

Erpetion reniforme Spr.

Gentiana Diemensis Griseb.

Sol tourbeux; mi-ombre.

Mazus pumilio Br.

Veronica nivea Lindi.

» Gunniä Benth.

Sol léger : soleil.

MONTANGES DE L'ATLAS :

Viola Cornuta L.

» Munbyana Hort.

Saxifraga globulifera Desf.

Sol frais : position légèrement ombragée.

On le voit, plus on s’éloigne des contrées exploitées et connues, moins le nombre des espèces introduites dans les cultures est considérable. Il est des contrées montagneuses d’une grande richesse dont aucune espèce n’est encore cultivée. Les Andes de l'Amérique du Sud sont fort peu explorées ; elle contiennent cependant une riche collection de Gentianes et de Saxifrages d'entre les plus belles. Il en est de même des montagnes de l'Océanie ; là le genre Veronica est richement représenté et nous y retrouvons aussi de fort jolies Gentianes. C’est un champ très

vaste, ouvert à l’activité des voyageurs botanistes et des explorateurs horticoles.

Chez les espèces qui donnent de la graine on reproduit facilement la plante par le moyen du semis; malheureusement un grand nombre de celles qui appartiennent aux contrées lointaines restent stériles. Cela tient au fait que les insectes appelés à provoquer la fécondation chez ces espèces-là, manquent dans notre pays. Si on parvenait à les y introduire il est probable que les fleurs deviendraient immédiatement fertiles. Les insectes, comme aussi les vents, exercent une très grande influence sur la végétation. Ils sont les plus puissants auxilliaires de la nature dans la fécondation des fleurs. Schleicher, Darwin et d’autres naturalistes ont fait des découvertes remarquables à ce sujet. Nul n'ignore que les oiseaux mouches sont les uniques causes qui provoquent la fécondation chez la plupart des orchidées épiphytes. Les papillons, les mouches, les abeilles et les bourdons sont nécessaires à la flore alpine et sans eux il est probable que bon nombre d'espèces ne produiraient pas de graines. On a souvent remarqué dans les jardins où se trouvent de grandes collections alpines la présence des papillons et d'insectes alpins. Il est donc permis de supposer qui si les entomologues pouvaient

introduire chez nous les insectes des contrées lointaines dont ces plantes stériles sont originaires, on verrait celles - ci porter graines et se reproduire chez nous. Celles d’entre ces plantes qui ne se reproduisent pas par graines sont par contre très rameuses et drageonnantes et se multiplient facilement par boutures ou rejetons. C'est le cas pour tous les Phlox américains, les Saxifrages, les Androsaces de l’'Hymalaya, les Composées de la Sibérie et beaucoup d’autres encore.

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