‹ Les plantes fossilesChapitre 10 sur 68 · TOURBE · texte numérisé non relu

TOURBE

et feuilletée, tandis qu'au sommet elle se renouvelle sans cesse ; cet accroissement, variable du reste avec le cercle de latitude sous lequel se trouve la tourbière, paraît compris entre o m. 60 cent, et I m. 30 par siècle.

Tantôt la tourbe est parfaitement pure, c'est lorsque le terrain où elle se trouve est disposé en pente légère et ne reçoit que des infiltrations d'eau peu importantes ; tantôt ce combustible est mélangé à des matières terreuses apportées par les inondations, c'est lorsque le sol est placé dans les plaines ou les vallées au niveau des co.urs d'eau, telle est la tourbe de la vallée de la Somme.

Souvent l'eau qui baigne les plantes de la tourbière est légèrement colorée en brun par des produits ulmiques, et si elle n'est pas renouvelée trop rapidement, il est facile de constater qu'elle présente une réaction acide.

Comme on le voit d'après les lignes qui précèdent, si la tourbe peut jouer un grand rôle dans certaines contrées comme combustible, son importance est moindre au point de vue de la conservation des plantes, car d'une part ce n'est qu'un petit nombre d'espèces qui peut être conservé par ce procédé, et, d'autre part, les assises supérieures seules offrent des débris de plantes reconnaissablés.

Renault.

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