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GENRE CALAMITE

gne, Denain, Aniche, Mons, Rive-de-Gier, Saint- Chamond, le Treuil (Loire), La Mure (Isère), Bessège, La Grand- Combe (Gard), Carmaux (Tarn), Epinac, Autun, Blanzy (Saône-et-Loire).

Les tiges, renflées à une certaine distance de leur origine, s'amincissaient lentement en se recourbant plus ou moins, pour venir s'attacher au rhizome ; les articulations, rapprochées à la base, s'éloignent dans la partie supérieure. M. Grand'- Eury a trouvé à Saint-Etienne des tiges verticales qui, après leur envasement, avaient donné naissance à plusieurs tiges secondaires. Celles-ci, après avoir augmenté peu à peu de diamètre, se redressaient verticalement.

D'autres fois les tiges se montrent insérées aux articulations -de rhizomes horizontaux encore en place. Ces rhizomes, plus étroits, moins fermes, n'ont pas les articulations aussi nettes, ni les côtes aussi visibles que les tiges ; des racines assez nombreuses sont insérées aux nœuds.

Cette espèce de Calamité présente donc des rhizomes définis, traçants, émettant des tiges qui deviennent aériennes, susceptibles elles-mêmes de fournir de nouvelles tiges partant des articulations qui ont été enterrées ; ce mode de végétation offre la plus grande analogie avec celui des Prêles actuelles.

Les radicelles, complètement désorganisées à l'intérieur, ne sont plus représentées que par une

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mince pellicule de houille laissée par répiderme et qui a pris la forme d'un ruban. Vers le milieu on remarque la trace très grêle, sinueuse, d'un faisceau vasculaire central; elles ont de 5 à 13™" de largeur, leur longueur est de 10 à 30 centimètres.

La pellicule charbonneuse due seulement à l'épiderme est formée de mailles rectangulaires, disposées par files longitudinales assez régulières, qui représentent les cuticules épaissies des cellules épidermiques ; lorsque nouç étudierons plus loin les racines du Calamodendron striatum silicifiées, nous retrouverons des racines d'aspect extérieur tout à fait analogue, mais s'en distinguant facilement par les traces du cylindre ligneux central, bien plus apparentes à cause du développement du bois secondaire.

Les radicelles sont simples ou rameuses, sortent des rhizomes et de la partie inférieure des tiges ; elles s'étendent à peu près horizontalement et assez loin, quand elles partent des rhizomes; autour des tiges, elles s'échappent en rayonnant, elles sont insérées sur les saillies un peu allongées ou légèrement coniques que l'on aperçoit à la partie inférieure des côtes.

La surface du C. Suckowi ne porte aiicune empreinte pouvant se rapporter, soit à des rameaux, soit à des feuilles ; il faut donc se représenter ces plantes développées, comme des tiges longuement atténuées en pointe à la partie supérieure, plus

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