‹ Les plantes fossilesChapitre 37 sur 68 · I . Le nom de Calamité vient de Caîamus, qui signifie ro · texte numérisé non relu

I . Le nom de Calamité vient de Caîamus, qui signifie ro

GENRE CALAMITE t8l

tiges articulées, fistuleuses, cloisonnées. La couche de houille qu'elles ont laissée est très mince, comme celle des Equisetum que nous avons étudiés ; l'enveloppe charbonneuse repose sur un noyau articulé, qui est le moule du système ligneux équisétiforme ; les côtes alternent aux articulations et portent souvent en haut des articulations et quelquefois en bas de petits mamelons ronds ou ovales. Fig. 12.

La surface de l'écorce paraît moins nettement articulée et sillonnée que le moule interne, ce qui s'explique par l'interposition de la couche plus ou moins épaisse de parenchyme cortical qui la séparait de l'intérieur.

Les cicatrices raméales, quelquefois très visibles, sont placées aux articulations et l'on voit les côtes, plus ou moins divisées, partir en rayonnant du contour des cicatrices. Les petits mamelons placés à la partie supérieure ou à la partie inférieure des côtes ne laissent voir aucune cicatrice vasculaire.

La partie inférieure des tiges va en s'atténuant en pointe plus ou moins recourbée, et s'insérait sur un rhizome souterrain également articulé; des radicelles plus ou moins nombreuses verticiUées partent des articulations.

seau, à cause des nœuds espacés sur la tige dans les calamités comme dans les roseaux.

iSl CALAMARIÉES

L'intérieur des tiges encore debout est garni d'une sorte d'épiderme interne isolé, souvent dérangé de sa position naturelle. Des diaphragmes sont tendus horizontalement aux articulations.

Le genre Calamité se distingue du genre Equisetum par l'absence complète de gaine aux articulations des tiges aériennes, des rhizomes et des rameaux.

Calamités Suchowi, Brongt. Fig. 12.

Tiges le plus souvent comprimées, variant de 10 à 12 centimètres.

Les entre-nœuds inférieurs ont 3 à 6 centimètres de long, ceux de la partie supérieure atteignent de 6 à 20 centimètres. Les côtes sont plates, larges de i'""', 5 à 2"^"^, alternant d'un entre-nœud à l'autre ; les sillons qui les séparent ont à peine o™"', 5 de largeur ; sur le moule interne ils sont limités par deux stries très nettes courant le long des côtes, qui sont la trace des deux bandes vasculaires qui constituent le faisceau ligneux, correspondant au bois dont nous avons parlé à propos de la tige des Equisetum,

Les mamelons placés à l'angle supérieur un peu arrondi des côtes sont circulaires, peu saillants, mais bien limités; ceux qui se trouvent à leur base sont un peu allongés, mais moins marqués.-

Cette espèce est répandue dans tout le terrain houiller moyen et supérieur, on la trouve à Vicoi-

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