FEUILLES
s'enroulaient plus ou moins en dessous, de façon à fermer ou ouvrir les gouttières longitudinales, et à
Fig. ;8. — Stiginaria
permettre le fonctionnement plus ou moins actif des stomates.
Rhixpmes,
Les Sigillaires présentent non seulement un port extraordinaire, qu'aucune plante actuelle n'offre à nos regards, mais elles sont intéressantes à plus d'un autre titre ; pour le moment nous ne rappellerons que la curieuse particularité suivante :
A leur base, les troncs de Sigillaires étaient terminés par de grosses branches dichotomes rapidement décroissantes et formant les racines de ces plantes, vivant à moitié plongées dans les sables et la vase.
Ces sortes de racines aquatiques étaient munies d'appendices articulés, fig. 38, longs de plusieurs décimètres cylindriques, de mêmes dimensions, disposés avec la plus grande régularité en lignes spirales sur les branches décroissantes des racines. Les cicatrices laissées par ces organes sont circulaires, plus ou moins enfoncées dans l'assise corticale extérieure et marquées au milieu d'une dépression correspondant au faisceau vasculaire central.
Ces radicelles faciles à désarticuler, charnues, avaient besoin d'un miUeu approprié pour pouvoir se développer et se maintenir.
Les troncs de Sigillaires trouvés debout sont assez nombreux. Les terrains houillers de diverses locaHtés — Commentry, Saint -Etienne, Bessèges, etc. — en offrent de nombreux exemples