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RHIZOMES

encore munis de leurs racines singulières, et l'on peut, en jetant les yeux sur la fig. 39, se rendre compte assez bien de Taspect que présentait la partie inférieure de la tige plongée dans les terrains marécageux, si communs à cette époque.

Mais les Sigillaires ne s^élevaient pas toujours en longue colonne cannelée ou à surface lisse, portant des cicatrices dont la régularité et l'élégance pourraient défier la main du plus habile sculpteur.

Souvent elles ne sortaient pas des eaux et leur vie était purement aquatique.

• Fig. 39. — Stigmaria en place d'après Schimper.

Lorsque certaines conditions favorables se présentaient, s' élançant hors des eaux, leur tige devenait aérienne et présentait non plus les cicatrices uniformes des Stigmaria, mais revêtait celles beaucoup plus variées que nous avons décrites et laissées par les. feuilles aériennes.

Lorsque les tiges des Sigillaires poussaient dans les eaux et constituaient des rhizomes aquatiques, elles présentaient les particularités suivantes.

Elles formaient d'immenses troncs cylindriques

de quelques décimètres seulement de diamètre, mais atteignant quinze à vingt mètres de longueur, sans changement de grosseur, présentant qnelques dichotomies à leur extrémité.

La partie postérieure de ces rhizomes était garnie de cicatrices arrondies analogues à celles figurées, fig. 37, mais n'occupant plus un ordre phyllotaxique très régulier.

La partie antérieure, au contraire, montre les cicatrices disposées dans un ordre parfait et souvent ornées de leur appendice.

Les rhizomes des Sigillaires cannelées I, fig. 36, conformés comme les tiges cannelées, contiennent à leur partie centrale un cylindre ligneux continu centripète M, a, fig. 37, formé de trachéides rayées très grêles disposées sans ordre, dont les lames s'engagent entre celles du bois secondaire rayonnant extérieur b, et aboutissent aux cordons foliaires ou radiculaires c, a, b, I, fig. 37.

Dans les figures P et E, nous donnons les détails intéressants sur la constitution du faisceau vasculaire de ces deux sortes d'appendices de forme extérieure semblable, mais physiologiquement diflférents.

Les rhizomes de Sigillaires à écorce lisse rappellent par leur organisation celle de la tige correspondante. En eflfet, le cylindre ligneux centripète, au lieu de former un cylindre continu comme celui des Sigillaires cannelées, est disposé en îlots

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