AGE DES TERRAINS J
tives faites déjà dans cette direction par Geinitz sur les terrains houillers de la Saxe, a prouvé que les empreintes seules pouvaient fournir les éléments d'une classification générale des formations carbonifères.
Les observations de Goeppert, Geinitz, Beinert, ont établi que les flores ont changé par l'apparition et la disparition lente, mais continues, d'espèces.
A Saint-Etienne, dix-huit couches successives ont permis à M. Grand'Eury de suivre un grand nombre de ces espèces, depuis leur apparition jusqu'à leur extinction, et d'en tirer des caractères de la plus haute valeur pour distinguer ces couches entre elles.
En prenant pour critérium, non pas le moment d'apparition ou d'extinction d'une espèce, moment quelquefois difficile à saisir, mais celui où elle est la plus abondante, où elle se présente avec le plus d'ampleur, en un mot où elle rempUt son rôle le plus important dans la vie, il a pu construire une sorte d'échelle chronologique, qui, appliquée en dehors du bassin de Saint-Etienne, lui a servi à fixer l'âge de toute une série de terrains houillers indépendants, isolés les uns des autres et exploités soit autour du plateau central, en France, soit dans d'autres parties du globe.
A une date récente, les indications fournies par l'étude de plantes fossiles ont permis à MM. Zeiller et Grand'Eury de conseiller à la Compagnie des
houillères de la Grand' Combe de rechercher à une profondeur de plus de éoo mètres une couche puissante de houille exploitée déjà, mais à une certaine distance du lieu indiqué pour de nouvelles recherches, et recouverte par des bancs épais et stériles. Cette couche, reconnue, par la nature de ses plantes fossiles, comme la plus ancienne de toutes celles de la région et la plus importante, devait se retrouver au-dessous de celles qui par la nature de leurs empreintes végétales paraissaient plus récentes. Les travaux entrepris ont amené la confirmation de l'exactitude des déductions tirées de la nature des empreintes et livré à l'exploitation des masses de combustible, dont l'existence jusque là problématique avait découragé les tentatives et les travaux de plusieurs ingénieurs.
Ces exemptes, que nous pourrions facilement multiplier, font comprendre tous les services que l'on peut tirer, au point de vue de la détermination des terrains, de la connaissance des plantes fossiles qu'ils renferment. Les espèces et les genres qui se sont éteints rapidement sont évidemment les plus précieux à ce point de vue ; viennent ensuite ceux qui présentent dans leur existence plus ou moins longue un maximum de nombre et d'extension.
Nous réunissons dans les tableaux suivants quelques espèces caractéristiques de chaque terrain.
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