‹ Les plantes fourragèresChapitre 1 sur 115 · SOCIÉTÉ CENTRALE D'AGRICULTURE DE FRANGE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ CENTRALE D'AGRICULTURE DE FRANGE

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M. G. Heuzé, professeur à l'institut agronoiiii<iup do Orignon, nncien fermîor (le (Irand-Joiian . anleiir<rtin CoitRS d'aorici i turk pratique. d<^posé un volume iiititillé les l'iuittex fùurmyèrcs , dont il a demandé l'e&âmeii. — Cet ouvrage a été renvoyé à la section de grande culture qui t Ilumnear de Tousmdre compte de Vopfnfon qu^elle s^en est formée.

C'ect un travail très-didactique, destiné à feire connaître toutes les plantes fourragères cultivées on Frauce et en Europe, spéciQanl bien les natures de terres qui conviennent h chacune d'elles, les quantités de fumier que leur végétation peut aLsorljei . i l cons6quemment celles qu'il faut donner 5 la terre qui doit les produire; les labourai et préparations de culture qu'elles néce.ssilent, oeUes d'entretien; les époques des semailles, oeHes des rapports et les meilleurs modes de les semer; la conservation des produits pour rtiiver ou leur conservation en vert; les quantités auxquelles on peut évaluer les récoltes dans les terres les moins fertiles, en s'élevant ju.squ'aux plus fertiles et uiiéax fumées, et toute=! ces assertions appuyées de l'autorilt'^ tles maîtres lei plus accrédités, ou résultant des propres observations de l'auienr.

Toutefois, M. Heuzé n'a pas manqué, eu coordonnant les opiuious des auteurs qtt*il a cités dans son ouvrage, de faire rassortir les diiïérenoes qui s'y reneontrent, et autant il se trouve de clarté dans ces rapprocbements, au> tant M. G. Hoùaé a mis de sagacité et de sain jugement à introduire .«ton opinion, qui nous a paru le plus ordinairement rencontrer le point juste.

Kn général, l'ouvrafre. écrit et pensé avec sagesse, va droit et san?5 am- Jjapes au but que son auteur. se priip(»sait d'atteindre, c'est-à-dire d'être un ^uide stlr pour Le eulinaieur praticien. Jl u'esl pas, comme pourrait l'être un livre imprimé ordinaire, le résultat de simples recherches de biUiothè* qnei^ il est le Ihiit de l'expérience que M. G. Heuié a acquise dans l'exploi' tation qui! a eue à diriger pour son compte et de^ études qu'il a dû fsire . •pour son cours de Grifmnn.

Nous avons appris que M, G. Heuzé avait poussé si loin son désir d'arriver h la vérité, qu'il n'avait pas hésité à enticprendre un long voyage du nord au m:di de la France, afin d'aller lui-même recueillir un lail agricuie qui laisMdt de l'incertitude dans son esprit.

Votre section de grande culture a pensé que vous aviez & récompenser le ser^iée que M. G. Heuzé vient de rendre aujourd'hui aux cultivateurs, en leur communiquant dans son livre, les Plantea fannaiicn-s , le résultat de ses observations et de ses recherches; 'dlf^ ^, en conséquence, l'honneur de vous proposer d'accotxler à M. G. Heure, poorson ouvrage, les PlanU s fourragères, la MÉDAILLE d'or A l'EFFIGIE D'OLIVIBR DB SBRBES.

Darblav aîné.

AVEllTISSEMENT.

Ce livre est le iViiil d'études iiombrcustîs et suivies. J'en ai publié une partie, il y a vingt-cinq ans, dans l'Ec/w de l'Agriculture f alors que Thonorable M. Pommier daignait m'enseigner les premiers éléments de l'agriculture,, et en«* courager mes débuts dans Ta carrière si difficile, de la littérature agricole.

Otte nouvelle étliîioii a t lé revue avec buiii, aliii qu'elle réponde à l'accueil si iî.iileur que In Société centrale d'agriculture de France , le (îoniice agricole de Valenciennes , la Société d'agriculture de Clermont , etc., etc., ont fait aux éditions précédentes.

Les nombreux voyages que j'ai fitits, depuis 1858 , en France, en Angleterre, en Écosse et en Algérie, m'ont permis , d'y ajouter d'imjiortantes obser\ations.

Je n'ai pas indit[ué la position que chatpie plante fourragère doit occuper dans les msokmenU» J'ai traité celte question dans l'ouvrage spécial qu'on imprime en ce moment, et qui paraîtra dans quelques mois.

J'ai conservé, à cause de sa très<grande utilité, le Calendrier Aide-Mémâtre , que j'ai rédigé d'après le conseil que M. de Sainte-Marie a bicii voulu me donner.

Je rappellerai que je dois un gi aiid nombre d'analyses à

vin. AVKUTISSEMENX. * >

Tobligeance de M. Le GorbeiUâ?, aDdeii répétiteur de chimie • à VÉcûle impériale d'égricolture de Grignon.

La publication des volumes qui composent, avec-2et Pkmus

fourragères, le Cours d'agriculture pratique que j'ai entrepris, vu désormais èUv fioursiiivie Irès-activeiiieat, grâce au bienveillant concours de MM. L. Hachette et Cie. Les Plantes alimentaires sont en préparation. Cet ouvrage d'à- 'g[rjcuUure sera unique dans son genre, j'ose le dire, par Tezactitude et la beauté des dessins et des gravures représentant les blés, les orges , etc. Les dessins ont été exécutés par M. Rouycr, dessinateur du ministère de l'agriculture, du commerce et des travaux l uhiics.

La troisième édition du vuluinf» intitulé : les CUmats^ les Hégiom el Terrains agricoles, paraîtra cette année. Cet ouvrage embrassera tous les départements de la France. II renfermera des cartes coloriées.

' Je ne terminerai pas ces lignes sans remercier une fois encore ceux qui dai^j^nent m'aocôrder leur bienveillance, et

encourager le travail difficile el même pénible que je me suis imposé, daus l'espérance de laisser une œuvre utile.

Vomilles, 1« 10 février 1861.

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