PASTEL
oblongues et pétiolées, et des feuilles caulinaires lancéolées et ampieiicaules. Les unes et les autres sont lisses. Le pastel que l'on trouve à Tétat sauvage a des feuilles velues et moins glaucesœntes. Ces feuilles ne sont pas très-recherchées par
les aiiiiiiaux.
NoQobstaut, cette ci'ucilèi c lleurit à la Jtin d avril ou au conunencement de mai, et elle mûrit ses graines vers la lia de juin ou en juillet.
Terralm. — Le pastel réussit très-bien sur les sables, les terres caillouteuses, les suis argileux à sous-sols impei méables; mais il acquiert toi^ours plus de vigueur sur les terrains calcaires. Sur les sols calcaires-argileux ou calcaires* siliceux il produit des feuilles nombreuses et développées.
Quoiqu'il ait une très-grande aputude à réussir sur les sols pauvres, il fournil toujours des tiges plus fortes et des feuilles plus larges lorsqu'il végète sur des terres de fertilité ordinaire.
Semis. — On exécute les semis eu mai's ou avril sur les terres destinées aux avoines de printemps. Ou peut aussi m les pratiquer qu*en mai ou juin, si la couche arable est encore flraldie» sur les sols que Ton ensemence en vesce ou en sarrasin. Les semis faite en automne ne sont favorables que quand on cultive le pastel sur des terres fertiles.
La graine est une silicule de couleur violet noirâtre ; elle est légère et ne pèse que il à is kilogr. Thectolitre. La semence du pastel sauvage e^t jaunâtre.
Sa légèreté exige qu'un la répande le matin et le soir, c*e8t-à-dire lorsque Tair nest pas agité.
On sème lO à U kilogr. de graines par hectare.
Les semis se font à la volée» et la graine doit être enfouie par un hersage léger.
méMlM. — A. Faucuags. ^ Lorsque les eusemeucements
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LEH PLANTES FOUHKAGfiRKS.
ont eu lieu au printemps, les plantes sont suffisamment vigoureuses pour résister aux premières gelées de l'iiiver, et continuer de végéter peodant cette saison.
C'est vers la ûa de mars ou les premiers jours d'avril, lorsque les tiges commencent à monter, quand les boutons vont s'épanouir, qu on procède à la raiiLliaison.
Lorsqu'on coupe de bouue iieure, ou obtient une seconde pousse dans le courant de mai.
B. PAtgragb. — On peut faire, pâturer le pastel par les bètes ovines pendant les mois de février et mars. La facilité avec laquelle il repousse après avoir été pâturé d'aussi bonne heure, le rend très-précieux, puisque c*est le seul fourrage vert qu'on puisse faire consommer sur place à cette époque.
■«■J«a«Bt. — Le produit (|ue fournit le pastel n'est pas très-consid«'rai>le ; il dt'passe rarement 15 000 kilogr. à Tlieclare, locsqu'on fauclie celte plante vers la lin de i'Iiiver.
Quoi qu'il en soit, si l'on réfléchit à la facilité avec laquelle le pastel végète sur les sols pauvres, l'époque où il peut être fauché ou pAturé, on recomiaîlra qu'il est di,i;ne dt' l'attention des agriculleurs qui multiplient l'espèce ovme sui des terres médiocres.
Béc«lto 4M cralM. — (Voir t. VU, Plantes tinctoriales.)
Aetloa du |»aatel svr le bétail. — Les bètes à laine mangent très-bien le pastel lorsqu'elles y sont accoutumées. £n outre, il forme une nourriture saine et nutritive pour les bétes à cornes. *
Toutefois, il est hors de doute que les animaux auxquels on donne du trèlle,de la luzerne, des vesces, ete , refuseront de le consommer, mais il est incontestable, ainsi que j'en ai acquis la certitude, que les bestiaux soumis à un régime de
i'Uille ei de jeune s en accouiuiuderont très-bien.
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