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présentent le mieux les caractères de la variété à laquelle ils appartiennent, et les laisser en place.
On peut aussi arracher en motte vers la On de Tautomne les pieds que l'on destine à graine et les planter d uus un jardin. En op(^rant ainsi, le champ consacré à la culture de cette plante fourragère est entièrement libre et peut être ameubli facilement en tous sens par les instruments aratoires.
11 est utile d'éloigntT le plus possible les variétés les unes des autres» atin d'éviter des tiybridations.
Lorsque les graines des siliques inférieures sont mûres, on coupe les pieds, on les laisse sécher complètement et on procède au battage. (Voir Navet, porte- graines, p. 111.) ' Les graines de choux conservent leur faculté germinative pendant cinq à six ans.
PoMa ëmm gratacs. — Un hectolitre de graine de choux pèse de 63 à 70 kilogr.
Valeur nutritive. l.a valeur alimentaire des tiges et des feuilles de choux non pommés n'a pas encore été déterminée ni théoriquement ni pratiquement. Je suis porté à croire, d'après ce que j'ai observé à Graod-Jouan , où j'ai cultivé chaque année les choux non pommés sur plusieurs hectares, qu'elle est semblahle à celle des choux pommés. (Voir Chou CABUS, Valeur alimeniairtf p. SSL)
Quoi qu*il en soit, on ne doit pas nourrir les bétes à cornes exclusivement avec des feuilles ou des tiges de choux. C'est lorsque cette nourriture est alliée au foin de prairies natu< relies ou artificielles qu'on peut la regarder à la fois comme un aliment rafiralchissant et substantiel.
Les choux non pommés sont utilisés dans la Vendée dans Tengraissement des bœufs de pouture. En général, on ne les donne aux animaux qu'après avoir fait une petite distribution de foin.
CUOUX MON l'OMM£S.
Les feuilles de choux données en grande quantité météori-
sent très-proinpienienl les ruminants.
J ai indiqué à la lin da cet ouvrage les moyens à prendre pour soulager promptement les animaux météorisés.
BIBUOÛAAPHIfi.
Coniniercl. — Mémoire sur la oultiit»' du chou à fauclier, 1792, in-8. TurMIIjr. — Mémoire d« la Société écon. de Berne, 1764, iu-l'i, p. 83. Bepèrv. — Uanucl d'agi iculture pratique^ 1806, iD>8, p. 78. IttttllM. — Traité des prairies artificiellos. 1819, in-H. p. 137. l ifirr - Cours complet d'apricuUurp . I82J, in-«. t. ÏIV, p, ^6. Kcadii. - Agijcultiire du .Nord. 1843. in-8. p. 3'i«>. Leclere-TtaAuln. — .Agriculture de l'Ouest, 1843, gr. iu-8, p. 3X). CrtnMitf. Traité élémenliire d'agriculture, 1843, in-I), p. 2'i6. C«Y*lcM. — Statistique de la Vendée, l8V'i . in -8, p. 528. JAiuel. - rmirs d'agriculture , !8'i(i, tn-l i 17G. De CiaMpwrln. — C'»urs d'agriculture, 1848, iu-8, l. IV, p. C'haCel. — Le cUuu iiiaactiu, l8o2, iu-8.
cww*Mlllcl. ~ Jouroal d'agric. pratique, t85&, 4* série, t. Ilî, p. 267. ▼IImHb. — Bon jardinier, 1866, în-l3, p. 607.
398 * LES pCaM£S F0URHAG£A£S
SECTION IV
VMtol.
(ivéCiw, unir; »UHi»k>ii k lu propiiéUi qu'un lui «uriliuait ttuirefou, c«lle d« déiruire
!«• inégMléêé» la peau.)
Isins TIIC10MA, L.
PtoUe dieotffUdOM it la famiUe <!« Crueifim.
Anglnis. — Woad. Italien. — Guade.
Allemand. — Waid. Espagnol. — Gualda.
Historique. — Climat. - Végétatiou. — Terrain. — Semis. — Récolte favichage. pAiuraKe. — Kendemeat. — Hécolte des graines. — Action du pastel sur ie bétail.
HUioriqne. — Le pastel, quoique connn depuis les temps les plus reculés pour la couleur bleue qu'il fournit, n'a »Hé cultivé comme plante fourragère que vers 1766. C*est Hohadfldi, de Prague, qui Ta recommandé le premier à l'attention des agriculteurs de TEurope. Daubenton Ta cultivé avantnfreusemcnt à Montbard; il l'employait à rentretii-n du troupeau de luériuos que Turgot avait eu l'heureuse idée de lui confier. De nos jours^ M. Vilmorin père Ta vivement recommandé pour les contrées qui ne récoltent pas de four* rages légumineux.
Les habitants du canton de Romilly-sur -Seine (Aube) re* cueillent avec soin les pieds du pasul sauoage auxquels il donne le nom de galoches pour les utiliser dans la nourriture de leurs vaches.
Climat. — Cette plante est très-rustique; elle supporte les froids les plus rigoureux. C'est cette grande rusticité qui lui permet de végéter l'hiver et de fournir att commencement du printemps un excellent fourrage vert.
vécétatloM. — Le pastel cultivé u des feuilles radicales