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nutritive par les cbifires suU
kb% LES PLANTES FOURRAGÈRES..
SEGTlOiN VL
Faba voLCARis, Uœnch., Vicii paB4, L.
Plante dicoiylédone de la famille des Uyumuieuses,
Angiaii, — Bein. Sêpagmol. — Hafau.
AUemanA, — Bohoeo. Portugais. — Fêtas.
Italien* — Fave, Sutte, ^ fioobii.
Dans les œntrées où l'on cultive la féverole pouc la nourriture de l'homme, on utilise souvent ses tiges vertes, lorsque les gousses des premières fleurs sont formées, comme fourrage vert.
Cette léguniineuse doit èlre cultivée sur des terres ai gileuses, argilo-calcaires, un peu fraiclies et profondes; elle réussit mal sur les sols légers et les terrains secs.
On cultive deux variétés de féverole :
!• La féverole (T hiver, qui est sulnsamment rustique pour être semée en automne dans le nord de la France.
S» La féveroU de printemps, qui est la plus répandue dans les provinces de la région septentrionale.
La première se sème ordînaiiement en automne, dans le Nord comme dans le Midi, depuis le commencement d'octobre jusqu'à la tin de novembre.
Les semis que Ton pratique avec la féverole de printemps se font depuis le mois de février jusque dans le courant d'avril. Ceux que l'on exécale ^ur des terres sujettes à souffrir de la sécheresse doivent être exécutés de bonne tieure.
On répand ordinairement SOO à 250 litres de semences à rhecCare; les semis se font h la volée.
Sur plusieurs fermes de la région du ^ord, on allie lesfé-
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véroles à l'avoine ou aux pois gris dans le but d'empêcher ces dernières plantes de rester couchées sur le sol.
liCs graines doivent élre enfouies de O^'.oe à O^jlO de profondeur.
On fauche les féveroles quand elles sont en pleine floral* son. On ne doit couper chaque jour que la quantité que les animaux doivent consommer, afin qu'elles soient toujours fraîches.
On ne les fane pas, parce qu'à la dessiccation elles prennent une teinte noire. Quand la surface cultivée excède les besoins, on laisse sur pied les tiges superflues pour qu*elles
terminent leur végétation et (]u'elle5? mûrissent leurs graines.
La féverole donne de 25 000 à 40 ûoo kilog. de fourrage vert à Thectare.
Cette légumineuse est quelquefois attaquée par les pucerons. Alors, si elle doit être consommée à l'état de vert, il faut la faucher avant le développement de ses fleurs.
Un hectare ne produit pas en moyenne au delà de 20 à 85 hectolitres de semence.
Un hectolitre de graines de féverole pèse de 78 à 80 kilo?]:.
lAis semences de la féverole sont aussi attaquées par la hruche. (Voir p. 449.)
Les fiœroUs vertes nourrissent très-bien les animaux ; mais il fant qu'ils y soient accuiitufiiés pour qu'ils les mandent avec plaisir. Les vaclies, qui ne les refusent pas, donnent du lait d'aussi bonne qualité que lorsqu'elles sont nourries au trèfle vert. En* Angleterre, le bétail, et surtout les chevaux, en consomme beaucoup. On les regarde comme plus alimentaires que les tiges et feuilles vertes de pois gris.
£n général, on augmente sa valeur alimentaire en Tasaociant à de Tavoine et des pois gris. Alors les animaux la mangent sans aucune répugnance.
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Lrs semences ùc ces légumineuses jouent un Irès-grand rôle dans raltmentation des animaux domestiques; on les leur donne concassées, réduites en farine, délayées dans l'eau, ou
après les avoir fait gonfler dans l'eau. La l'éverole qu'on allie à l'orge est moins échaullaiite et plus alimentaire.
Les chevaux auxquels on donne des féveroles ont un poil luisant et se maintiennent en bonne santé. Toutefois, comme ces semences sont très-alibiles et échauffantes, il est utile de les duiHiei' avec mod«''ralioii aux poulains et aux chevaux (]ui séjournent dans les écuries. Ou les emploie aussi avec succès dans l'engraissement des botuh et des moutons; elles augmentent promptement la viande et le suif. On les donne en* core aux vaclies sous forme de breuvage; ainsi aduiiuistrées, elles secoudcnt puissamment la sécrétion du lait.
Suivant M. Boussingault, les graines de féverole contiennent :
£att i2,S0
Amidon 47,70
Albuiiiirif, caséine lU ,90
Matières grasses 2,0(1
Ligneux et cellulose 2,90
Sdfl ûiwn 3,00
Voici d'après la pratique les chiffres représentant la valeur alimentaii e des semences de févérole ;
Block 30
Meyer. 60
Pabst 40
Pétri SO
Polh 50
Kieder 60
Royer... 35
Thaôr 73
Veit 40
Mo jeune 46
M. Boussingault leur assigne le chiffre 23 d'après les 5,11 pour 100 d'azote qu'elles renferment.
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La fane de févei ole, exempte de rouille et non moisie, est presque noire et très^dure. Nonobstant, elle nourrit assez bien les chevaux, les bètes à cornes et les moutons.
On la donne entière et seule. On peut aussi la diviser à l'aide d'un hache-paille et la mêler à des pulpes de bclteraves.
ie décrirai en détail la culture de la fève et de la féverole dans le VI* volume , qui a pour titre : Les Plantes aliken-»