TAIRES
La féverole est souvent désignée sous les noms de /eue à cheocX^ gourgam^ petite fève.
BIBLIOGRAPHil!:.
■»epère. — Manuel d'agriculture pratique, 1806, in-8, p. 70. «Ilbert. — Traité des prairies artificielles. 1826, in 8, \\ 181. I.rroq. — Traité de*» plantes f(M^p^ag^^f»•^, IRVt . în-8, p. MU. Mehwerm. — Culture des plantes fourragères, 1842, in-8, p. 185 VMeli«. — Ftenne de Bruté, 1847, iii-8, p. 179. Tll«i«vla. — Bon jardlDier, 18S0» in-Û, p. 581.
SECTION VII
LmiflIlM.
(De orra, faéret, c'Mt4-dir« planie croisniii sur les trrrea libourécs.)
Ervuh lsns hinob, C. V.
Plante dkoijflédime de la famille det Uguminetuet,
Anglais. — Leatil. Italien. — Lenticio.
Allemand» — Lentten.
Le lentilion ou UntiUe à la rett», Ott petite lentUfe, ou kfUiUe rouge^ est connu depuis longtemps , mais il y a à peine un
siùclo qu'on le cultive comme ])lanle fourragère.
Cette plante (Hg. 39) a des tiges dressées, grêles et rameuses^ des feuilles composées de cinq à sept paires de folioles oblongues, des vrilles, des fleurs blanches veinto de violet et rJunies au nombre de 1 à 3, des gousses comprimées et jaun^ros à la maturité, des graines rondes, aplaties, bombées et rougeâtres.
Le lenttllon végète sous tous les climats; on le coliive aussi bien dans le Nord que dans le Midi,
On connaît deux variétés :
h&UfiliUon d hiver, variété assez rustique pour être semée à Tautomne et résister aux froids ordinaires de l'hiver.
8» Le lentHUm de printemps, qui est le plus répandu et que Ion cultive dans un grand nombre de départements du Nord, de l'Est et du Centre.
Ces légumineuses réussissent très-bien sur les terres silicoargileuses, silico-calcaires, siliceuses et graveleuses; elles redoutent les sols argileux, les terrains humides et froids.
Leur principal mérite est de réussir et de fournir un excellent fourrage sur les sols secs, meubles et peu fertiles.
LENTILLOR*
Les semis se font ou en septembre et octobre, ou en mars et avril, suivant la variété que l'on cultive. Les terres doivent avoir été bien ameublies par des labours et des hersages.
On répand de 120 à 150 litres de graines par hectare. Les
semis se font à la volée.
Le lentillon d'hiver fleurit en juin ; le lentillon de printemps épanouit ses fleurs en juillet.
Fig. 39. — Lentillon.
On fait consommer ces légumineuses sur place ou on les coupe (juand la plupart de leurs gousses sont formées pour convertir leurs tiges en foin. Cette dessication se fait trèsfaciliment.
On les fauche très- rarement pour donner leur production
verte aux animaux qui .«éjouriient dans les étables ou les berj^eries.
La récolte des graines s'effectue quand les gousses sont sè-
ches. Les semenees sont sujettes à être attaquées par la bruche,
(Voir POIS GRIS, ]). 449.)
Le foin de lentillon récolté par un beau temps est doué d'un arôme qui stimule l'appétit des animaux. Il oonyieut trèsbien aux bêtes h cornes, surtout aux brebis et aux agneaux.
Mais il n'est pas assez alibile pour être donné seul aux animaux qu'on veut engraisser.
D'après M. Boussingault, il contient :
Eau 9,02 pour 100.
Azote 1,01 -
Le foin de lentillon bien récolté est jaune-roussfttre, celui qu'on a récolté par la pluie a une teinte brune ou noirâtre et n'est pas très-alimentaire.
La pratique représente su valeur nutritive par les chiffres suivants :
Block 160
Pabst ir,n
Thafîr 130
■ Moyenne 146
Les graines de celte excellente plante fourragère sont très- Dutritlves; elles contiennent* suivant M. Boussingault:
Eau 9,0 pour 100.
Azote 4,0 —
Mitiftres granei 2,S —
Void quelle serait d'après la pratique leur valeur alimen* taire :
Pabst 40
Veit 33
Moyenne 37
Ces semences conviennent très-bien aux bêtes à laine. On peut aussi les donner aux bœufs à Vengrais; mais la viande
des animaux qui en mangent n est pas de parfaite qualité.
LENTILLOK.
On ne doit les donner aux nnimaux de travail que mêlées à des semences d'orge ou en petite quantité ; car elles sont aussi
écliaufîantes que les graines de vesce et de féverole.
Un hectolitre de graints de Kiilillon pèse de 80 il 82 kilog. Ce poids considé,rable résulte de leur petitesse.
Cette légumineuse n'est pas très-productive. Elle ne donne pas en moyenne au delà de 1200 à 1500 kilog. de foin par hectare.
La semence du leniillon est consommée par Thomme. (Voir Les plantes alimentaires.)
BIBUOGRAPHIE.
TvaH. -vCoan complet d'agriculture, 1823, in-S, l, XIV» p. 172. ■•likvtf. — Imité des prairies artiricielles, in-8, p. 96. TIlMTl». — Bon jardinier, 18ô6, p. 584.
LES PLANTES FOURRAGàRES.
SECTION VIII
(D« avTOf guéreU, c'est-à-dirc (>lanU! vi-getant sur in lerres cultivée .)
Ervum moxaiitbos, W Vicia vorahtha, lam.
Plante dUotylédone de la famille des Uijumtncusei. Ânglmi» — Single flowered Lantil. Italien. — Tiecia serent.
Cette légnmineuse présente un grand intérêt en ce qu'elle
réussit très-bien sur les mauvais terrains, sur les sols légers où la vcsce, le pois gris, ne peuvent végéter. On la désigne souvent sous les noms de jarom é^Auver^m, Jaraudtf ieiUiUe à %m fleur.
Elle a une lige anj^uleuse et ramifiée, des feuilles glaljres, composées de trois à sept paires de folioles linéaires, tronquées, mucronées au sommet et terminées par une vrille rameuse. Ses fleurs sont petites, blanc bleuâtre avec carène maculée de noir; ses graines sont globuleuses, comprimées et de couleur fauve marbrée de noir.
Cette espèce est indigène ; on la rencontre dans les champs du midi et du centre de ia France. -Elle résiste aux hivers les plus rigoureux.
Dans les premiers moments de sa végétation, sa tige et ses feuilles sont tellement déliées et fines qu'on les aperçoit à peine; mais plus tard elle couvre la terre d'une masse herbacée compacte et comme feutrée.
On la cultive de préférence sur les mau vaincs terres sablonneuses, schisteuses et volcaniques. ËUe ne végète pas très-bien sur les sols calcaires.
On la sème à la volée en septembre et octobre, à raison de
LËNTILLL DAUV£HG]S£.
cent lilra par hectare» On peut aussi la semer en mars ou
avril.
I^a ieutille d'Auvergne se fauclie eu juin. On peut la faire consommer sur place.
Ses tiges vertes se convertissent facilement en foin.
Un hectolitre de semences pèse de 78 à 80 kilog.
Cette légumiiieuse, dont les tiges ne dépassent pas 0"'30 en moyenne de hauteur, n'est pas très-productive, mais néanmoins elle est précieuse par sa facilité à réussir sur des terres arides et pauvres.
Sa sciiitnce est ulilist''(' dans la nourriture de l'iiomme.
(Voir L£S PLANTES ALIMENTAIRES.)
Les pigeons la recherchent. Les hétes à laine la mangent aussi avec avidité.
SECTION IX
JLeBlIlle era« 0* arts, giiérouh c'MVè-dire plraM eroimot «ur 1m l«m Itbouréei».)
Kbvoii £«vulu, L.; Brvom verum, Tourn. ; Ervuja sativa, Liuk. ; Vicia
ERVIUA, Willd.
Phulie dMolyiAlone de (bmtUe itoc LiffumiMutn,
. Anglais. — Liuluvated ervilia.
Cette légumineuse croit naturellemeat dans les moissons. Les Grecs et les Romains la regardaient comme une excellente plante fourragère. On la cultive dans le midi.
On l'appelle quelquefois lentille bâtarde , lentille ervUliere, trSf ers crviUier, êros, goirils, comin*
La lentille ers a des tiges droites et rameuses, des feuilles composées de huit à douze paires de folioles étroites, tronquées el mucronées, des Heurs roses à étendard veiné, des gousses oblûiigues, ondulées, pendantes à trois ou quatre graines arrondies, un peu anguleuses et brun rosé ou gris rougeâtre*
Cette plante réussit très-bien sur les terrains secs el calcaires, mais elle redoute les pt U es.
H. Laure a observé, dans la Provence, qu'elle est d'autant plus productive, qu'elle a été semée dans un terrain plus maigre. Je l'ai vue en 1 858 très-bien végéter sur de mauvais terrains à olivier.
Dans les contrées du Midi, on la sème en automne; dans les départements du Nord, les semis doivent être faits au printemps, en mars, avril et mai.
On répand 5o iwilog. de graines par hectare.