FIN DE LA. SECONDE PARTIE DES PLANTES INDUSTRIELLES
Page 40. — Lin.
D'après M. Mareau. le rouissage et le teillage du lin coûtent de 0 f. 50 à 0 fr. 60 la botte de filasse de 1 kilog. 420.
Le rouissage du lin dans la Lys revient à M. Dulle, à Bousbèque, à 25 fr. les 1000 kilog. de lin en tiges.
Page 40. — Lin.
M. de Cock, chargé par la société Belge pour le rouissage du lin, a constaté les faits suivants en étudiant le mode de rouissage imaginé par M. Schenck.
Manufacturiers. Perte par le rouissage. Rendement eu filasse. M. Kenrenaer (Hollande) 25 pour 100 25 pour 100
M. Halo (Dunkerque) 22 » 23 »
M. Pownall (Irlande) 15 à 22 22 à 23
Page 53. — JLin.
En Flandre, le lin en paille se vend de 10 à 35 fr. les 100 kilog. suivant sa qualité et sa finesse.
Page 99. — Cotonnier.
La consommation des cotons longue soie prend en France des développements importants. On a exporté, depuis 1842, les moyennes triennales suivantes :
1843 à 1845. 465 000 kilog.
1851 àlS54 1119 620 —
Paye 110. — Cotonnier.
Aux États-Unis, un enfant ramasse par jour environ 55 kilog. do coton brut, et un homme environ 90 kilog.
Page 112. — Cotonnier.
Voici quel a été le prix du coton et le rendement en argent d'un hectare de cotonnier aux États-Unis :
Années. Planteurs. Prix du kilog. Produit brut. Nature du coton.
1790 Elliot 2 fr. 30 460 fr. Courte soie.
1791 Stevcn 3 92 784 Ici * 1792-93 Rose 5 26 1052 Longue soie. 1799 Sinclair 7 90 1903 fr. 90 Id. 1800-05 Burden 12 10 2420 Id.
1830 Wilson 11 37 2314 toutes qualités.
La valeur en argent a été calculée sur un rendement de 200 kilog. de coton net.
Page 114. — Cotonnier.
Les cotons longue soie de la Guadeloupe, vendus publiquement au Havre par ordre du ministère de l'Algérie, le 31 juillet 1858, ont été achetés aux prix ci-après :
Belle qualité 4 fr. 10 à 7 fr. 30 le kilog.
Bon courant 3 fr. 30 à 5 fr. 70 —
Ordinaire 2 fr. » à 2 fr. 70 —
Page 115. — Cotonnier.
M. Ch. Héricart de Thury établit de la manière suivante le capital engagé par hectare dans la culture du cotonnier en Algérie :
Frais de culture 53 1 fr.
Frais de récolte 100
Total 631 fr.
Le rendement moyen étant de 800 kilog. de coton, longue soie, et les recettes de 891 fr., il en résulte un bénéfice net par hectare de 259 fr.
Page 124. — Ortie blanche.
V ortie blanche donne trois coupes en Algérie. Ses tiges sont enduites d'une gomme très-tenace.
'l92 APPENDICE.
. Page 143. — Tabac.
J. Neander dit dans sa tabacologia, publiée en 1626, que le tabac a été importé en 1519 parFernand Corlès.
Page 145. — Tabac.
De 1811 à 1856, la régie des tabacs a procuré au Trésor un bénéfice de 2 784 355 173 fr., ou're la valeur du matériel général, s'élevant à 94 827 551 fr.
Page 148. — Tabac.
M. Boussingault constate qu'on trouve généralement, en Europe, les grandes plantations de tabac établies là où il eit facile de se procurer des déjections humaines. C'est à l'emploi de cet engrais, dit-il , dont l'action est aussi prompte qu'énergique, qu'il faut attribuer en grande partie la beauté des récoltes de l'Alsace, de la Flandre et du Palatinat.
Page 148. —Tabac.
En Provence, dit M. Raibaud- L'Ange, où le tabac est autorisé depuis peu d'années, on obtient de bonnes récoltes sur une fumure d'engrais d'étable, bien décomposé, de 50 000 kilogrammes à l'hectare, enfouie par un labour peu profond , et à laquelle il est profitable d'ajouter de 2000 à 3000 kilog. de tourteau peu de temps avant le repiquage.
Page 192. — Tabac.
M. Bohl, cultivateur à Herrlisheim (Bas-Rhin), empioie'pour lier les feuilles de tabac en bottes dans les champs, des bandes de grosse toile ayant 1 mètre de longueur et 0 m. 15 de largeur. Chaque bande coûte Ofr. 25, y compris les anneaux et les ficelles dont elles sont garnies.
50 bandes suffisent pour sa récolte d'un hectare de tabac.
Page 199. — Tabac.
La quantité de tabac admise dans les magasins de l'État de l'Algérie, en 1858, s'est élevée à 4 765 692 kilogrammes, qui ont été payés 4 135 501 fr 16. Celle quantité a été récoltée sur 6 715 hectares, ap-
parlcnanl à 3 799 planteurs. Chaque hectare a produit, en moyenne, 1 059 kilog. de tabac, valant 875 fr. 41. Les tabacs ont été payés comme il suit :
Alger 85 fr. 73 en moyenne les 100 kilog.
Oran 93 39 — —
Mostaganem. 98 89 — —
Bone 97 83 — —
Philippeville. 84 91 — —
Soit en moyenne 86 fr. 73 les 100 kilogr.
Page 201. — Tabac.
La consommation du tabac en France se répartit par tête et par année, suivant M. Tiedman, delà manière suivante pour les principaux départements :
En poudre. A fumer. Toutes espèces.
Nord 130gram. 1,666 gram. 1 kil. 793
Pas-de-Calais 168 — 1,398 — 1—566
Haut-Rhin 269 — 909 — 1 — 178
Seine 551 — 644 — 4 — 033
Bouches-da-Rhône. 300 — 733 — 1 — -033
Les départements où la consommation est la plus faible sont :
Lozère 106 gram. 38 gram. 144 gram.
Haute-Loire 79 — 72 — 131 —
Charente 126 — 35 — 161 —
Tarn 128 — 35 — 1G3 —
Lot 142 - 28 — 171 —
Gers 166 -- 43 — 167 —
Arriège 127 — 47 — 174 —
Page 225. — Canne à sucre.
La canne à sucre, à Cuba, est coupée avec un instrument nommé machett, qui est intermédiaire entre la faux et le sabre.
Page 255. — Detterave à sucre.
Voici les prix moyens de l'alcool de betterave sur la place de Paris, depuis 1854 jusqu'en 1858 :
1854 175 fr. l'hectolitre.
Page 269. — Houblon.
En 1857 , le commerce a importé en France les quantités suivantes de houblon :
Association allemande 849 024 kilog.
Belgique 373103 —
États-Unis 22 591 —
Autres pays. 5 977 —
1 250 695 kilogr.
Les exportations ont atteint 12^391 kilogr.
Les droits sur le houblon sont, à l'entrée, de 40 à 50 fr. par 100 kilog., et à la sortie, de 25 centimes.
Page 311. — Houblon.
Les lignes qui suivent sont extraites d'un article de M. Alphonse Esquiros sur les houblonnières d'Angleterre, publié en 1858 dans la Revue des Deux-Mondes. J'ai été témoin, à Maidstone, dans le comté de Kent, au mois de septembre, en 1859, de la véracité des faits qu'elles révèlent et des scènes animées dont elles présentent le tableau :
Il est curieux de voir à l'ombre des houblons encore debout des enfants de tout âge, quelques vieillards , deux ou trois cents femmes aux robes de diverses couleurs , rangés sur une même ligne et les mains à l'ouvrage. Toute cette population se distribue par groupes autour des bins ou cribs; on nomme ainsi une espèce de crèche en bois d'une construction grossière, soutenue par quatre pieds , et avec une toile au milieu pour recevoir la fleur mûre des houblons. Un homme couche horizontalement sur chacune des crèches deux ou trois perches revêtues de longues vignes1, dont les femmes, les enfants et les jeunes filles épluchent les grappes blondes. Quelques-uns de ces groupes, composés de six, sept ou huit personnes, sont formés par les membres d'une même famille. J'ai vu plus d'une mère qui avait près de là, dans un berceau ou une petite voiture, son nouveau-né, et qui, de temps en temps, quittait l'ouvrage pour lui donner le sein. La saison du hop-picking 2 est considérée comme une réjouissance. D'abord cette besogne n'a rien de pénible ni de répugnant, et ensuite c'est presque