‹ Les plantes insectivoresChapitre 51 sur 123 · Proceedings of Royal society, 18 février · texte numérisé non relu

Proceedings of Royal society, 18 février

semblérent augmenter d’abord, mais ils diminuèrent bientôt et, au bout de quinze ou vingt minutes, ils cessèrent complétement; tandis que ceux plongés dans l’eau agissaient encore vigoureusement. Les corpuscules blancs du sang d’une grenouille et les cils de 2 infusoires, un Paramecium et un Volvox furent semblablement affectés par le poison. Le docteur Fayrer a trouvé aussi que le muscle d’une grenouille perd son irritabilité après une immersion de vingt minutes dans la solution, car il devient alors insensible à l’action d’un fort courant électrique. D'autre part, les mouvements des cils de l’enveloppe d'un Unio ne furent point arrêtés, même après avoir séjourné pendant un temps considérable dans une solution très-concentrée. En résumé, il semble prouvé que le poison du cobra attaque beaucoup plus vivement le protoplasma des animaux élevés qu’il n’attaque celui du Drosera.

ll y a encore un point qu'il est bon de mentionner. J’ai observé parfois que certaines solutions, et surtout certains acides, rendent quelque peu troubles les gouttes de sécrélions qui entourent les glandes, une espèce de couche se formant à la surface des gouttes: mais je n’ai jamais vu cet effet produit de façon aussi évidente que par le poison du cobra. Chaque fois que j'ai employé la solution la plus forte, les gouttes, au bout de dix minutes, avaient tout l'aspect de petits nuages arrondis. Au bout de quarante-huit heures, la sécrétion se transformait en fils et en lames de substances membraneuses comprenant des petits granules de différentes grosseurs. .

Camphre. — Je grattai du camphre et je plaçai la poudre ainsi obtenue dans une bouteille contenant de l’eau distillée; je l’y laissai un jour, puis je filtrai. Une solution faite dans ces conditions contient, dit-on, 1/1000. de son poids de camphre; en tout cas, cette solution avait l’odeur et le gout du camphre. Je plongeai 10 feuilles dans cette solution ; au bout de quinze minutes, les tentacules de 5 feuilles étaient bien infléchis; ceux des deux autres avaient commencé à s’infléchir au bout de 11 et de 12 minutes; ceux de la sixième feuille ne commencèrent à se mettre en mouvement qu’au bout de quinze minutes, mais ils étaient bien infléchis au bout de dix-sept minutes, et ils l’étaient fortement au bout de vingt-quatre minutes; ceux de la septième feuille commencèrent leur mouvement au bout de dix-sept minutes et étaient fortement infléchis au bout de vingt-six minutes. La huitième, la neuvième et la dixième feuille étaient vieilles et d’un rouge très- foncé; les tentacules de ces feuilles ne s’infléchirent pas après une immersion de vingt-quatre heures; il faut donc éviter d’emplover des

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feuilles semblables à celles-la quand on veut faire des expériences avec le camphre. Quelques-unes de ces feuilles laissées pendant quatre heures dans la solution prirent une teinte rose assez sale et sécrétèrent beaucoup de mucus; bien que leurs tentacules fussent fortement infléchis, le protoplasma des cellules ne s'était pas du tout agrégé. Toutefois, dans une autre expérience, après une immersion de vingt-quatre heures, j’observai une agrégation bien marquée. Une solution faite en ajoutant 2 gouttes d'alcool camphré à 4 once d'eau n’exerça aucune action sur une feuille; d’autre part, une autre solution faite par l’addition de 30 minimes d’alcool camphré à 1 once d’eau a exercé une action sur 2 feuilles plongées ensemble dans la solution.

M. Vogel a démontré! que les fleurs de diverses plantes se fanent moins vite quand on plonge la tige dans une solution de camphre que lorsqu'on la plonge dans l’eau; il a démontré, en outre, que si les fleurs sont déjà un peu fanées elles reprennent plus vite leur fraicheur dans la solution de camphre.

La solution de camphre accélère aussi la germination de certaines graines. Le camphre agit donc comme stimulant vis-à-vis des plantes et c'est le seul que l’on connaisse. Cela m’a conduit à faire de nombreuses expériences pour m’assurer si le camphre rend les feuilles du Drosera plus sensibles à une irritation mécanique qu’elles ne le sont ordinairement. Je plongeai 6 feuilles dans de l’eau distillée et les y laissai pendant cinq ou six minutes, puis je passai légèrement sur elles, à deux ou trois reprises différentes, pendant qu’elles étaient encore sous l’eau, un pinceau très-doux en poils de chameau; il ne se produisit aucun mouvement. Ensuite, je passai wne fois seulement le même pinceau, de la même façon qu'auparavant, sur neuf feuilles plongées dans une solution de camphre et que j’y ai laissées le temps indiqué dans le tableau suivant. Dans mes premiers essais je passai le pinceau sur les feuilles quand elles étaient encore dans la solution; mais il me vint à la pensée que je pouvais enlever, en le faisant, la sécrétion visqueuse qui entoure les glandes et que, par conséquent, la solution de camphre pouvait agir plus efficacement sur elles. En conséquence, dans tous les essais subséquents, je sortais les feuilles de la solution de camphre, je les agitais pendant quinze secondes environ dans l’eau, je les plongeais alors dans de l’eau pure et je passais le pinceau sur elles, de façon à ce que cette irritation mécanique ne permette pas au camphre d’agir plus librement sur

4. Gardener’s Chronicle, 1874, p. 671. — Des observations à peu près semblables ont été faites en 1798 par B.-S. Barton.

les glandes; toutefois, cette difference de traitement ne modifie en rien les résultats.

NUMÉRO des feuilles.

DURÉE de l'immersion dans la solution de camphre.

5 minutes.

5 minutes.

5 minutes.

4 minutes 30 s.

4 minutes.

4 minutes.

4 minutes.

3 minutes.

3 minutes.

LAPS DE TEMPS ÉCOULÉ entre l'immersion des feuilles dans la solution de camphre et les premiers et l’inflexion des tentacules. signes d'inflexion

des tentacules.

LAPS DE TEMPS ÉCOULÉ entre le moment de Virritation par le pinceau

3 minutes, inflexion considérable i

} 4 minutes, tous les tentacules 8 minutes.

infléchis, sauf 3 ou 4. \

(6 minutes, premiers signes d'in- )

! 11 minutes.

flexion.

6 minutes 30 secondes, légère inflexion; 7 minutes 30 se-{ 11 minutes 30 sec. condes, inflexion prononcée.

2 minutes 30 secondes, traces dinflexion; 3 minutes, inflexion prononcée ; 4 minutes, inflexion fortement marquée.

7 minutes

| Ve minutes 30 secondes, vases)

d’inflexion; 3 minutes,inflexion | 6 minutes 30 sec. | prononcée.

2 minutes 3) secondes, inflexion | prononcée; 3 minutes 30 secondes, inflexion fortement marquée.

6 minutes 30 sec.

2 minutes 30 secondes, légère inflexion ; 3 minutes, inflexion marquée ; 4 minutes, inflexion

6 minutes 30 sec.

très-prononcée.

minutes, traces d’inflexion; 3 minutes, inflexion considérable; 6 minutes, inflexion très-considérable.

5 minutes.

Popmninncass traces d’inflexion ; ( 3 minutes, inflexion considé- | rable; 6 minutes, inflexion

| 5 minutes. très-considérable.

Je laissai d’autres feuilles dans Ja solution sans les irriter avec le pinceau; une trace d’inflexion se montra chez une de ces feuilles au bout de onze minutes; chez une deuxième, au bout de douze minutes; 5 autres ne commencèrent à s’infléchir qu’au bout de quinze minutes, et 2 autres enfin que quelques minutes plus tard. On verra,

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en jetant les yeux sur la colonne de droite du tableau ci-dessus, que la plupart des feuilles plongées dans la solution et irritées ensuite avec le pinceau, s’infléchissent beaucoup plus rapidement. En outre, les mouvements des tentacules chez quelques-unes de ces feuilles étaient si rapides qu'on pouvait le suivre en se servant d’une loupe très-faible.

Il est bon de relater deux ou trois autres expériences. Une vieille feuille, très-grande, qui était restée plongée pendant dix minutes dans la solution de camphre, ne semblait pas disposée à s’infléchir de longtemps; je passai donc le pinceau sur elle, et, au bout de deux minutes, les tentacules se mettaient en mouvement et étaient totalement infléchis au bout de trois minutes. Une autre feuille, après une immersion de quinze minutes, ne présentait aucune trace d’inflexion ; je passai le pinceau sur elle, et, au bout de quatre minutes, les tentacules élaient considérablement infléchis. ‘Après une immersion de dix-sept minutes, une troisième feuille ne présentait non plus aucune trace d’inflexion; je passai le pinceau sur elle, mais au bout d'une heure, les tentacules n'avaient pas encore bougé; c'était donc là une exception. Je passai de nouveau le pinceau sur cette feuille, et cette fois, neuf minutes après, quelques tentacules s’infléchirent; l'exception n’était donc pas absolue.

On peut conclure de ces expériences qu’une petite dose de camphre en solulion constitue pour le Drosera un stimulant énergique. Elle excite non-seulement l’inflexion des tentacules, mais elle semble aussi rendre les glandes sensibles à un attouchement qui, par luimême, ne provoque aucun mouvement. Il se peut qu’une lésere irritation mécanique, qui n’est pas suffisante en elle-même pour provoquer l’inflexion, donne cependant à la feuille une légère tendance au mouvement et que cette irritation vienne ainsi s'ajouter à l'action du camphre. Cette dernière hypothèse m'aurait paru la plus probable s’il n’avait été démontré par M. Vogel que le camphre, sous

’autres rapporls, constitue un stimulant pour diverses plantes et ie diverses graines.

J'exposai 2 plants, portant chacun 4 ou 5 feuilles, et dont les racines reposaient dans une soucoupe pleine d’eau, à la vapeur de quelques morceaux de camphre, gros environ comme une noiselte, en plaçant le tout sous une cloche ayant une capacité de 10 onces fluides. Au bout de dix heures, aucune inflexion ne s'était produite, mais les glandes semblaient émettre des sécrétions plus abondantes. Les feuilles étaient narcotisées, car je plaçai sur 2 d’entre elles des petits morceaux de viande, et, au bout de trois heures quinze minutes, aucune inflexion ne s’était produite; au bout même de treize heures

TR

quinze minutes, quelques tentacules exlérieurs seulement étaient légèrement infléchis; toutefois, ce degré de mouvement prouve qu’une exposition de dix heures aux vapeurs du camphre n'avait pas tue les feuilles.

Huile de carvi. — On dit que l’eau dissout 14/1000: environ de son poids de cette huile. Je mis une goutte d’huile dans une once d’eau, et j'eus soin de secouer maintes fois la bouteille pendant la journée; toutefois, beaucoup de petits globules ne furent pas dissous. Je plongeai cinq feuilles dans ce mélange; au bout de quatre ou cinq minutes, j'observai une légère inflexion qui, après deux ou trois autres minutes, augmenta dans des proportions assez considérables. Au bout de quatorze minutes, tous les tentacules des cinq feuilles étaient bien infléchis, et quelques-uns l’étaient même fortement. Au bout de six heures, les glandes qui avaient sécrété beaucoup de mucus étaient devenues blanches, les feuilles flasques affectaient une couleur rouge sombre toute particulière; évidemment elles étaient mortes. Après une immersion de quatre minutes, j’excitai une des feuilles avec le pinceau, de même que j'avais fait pour celles plongées dans la solution de camphre; mais cette excitation ne produisit aucun effet; je plaçai un plant, dont les racines reposaient dans l’eau, sous une cloche d’une capacité de 10 onces pour l’exposer à la vapeur de cette huile; au bout d’une heure vingt minutes, une feuille présenta quelques traces d’inflexion. Au bout de cinq heures vingt minutes, j’enlevai la cloche pour examiner les feuilles; tous les tentacules de l’une d’elles étaient fortement infléchis; chez une seconde, là moitié environ des tentacules était infléchie; chez une troisième, tous les tentacules étaient à moitié infléchis. J’exposai alors la plante à Pair libre pendant quarante-deux heures, mais pas un seul tentacule ne se redressa; toutes les glandes semblaient mortes, sauf ¢a et la, une ou deux, qui sécrétaient encore du mucus. ll est évident que cette huile est en méme temps un stimulant et un poison violent pour le Drosera.

Essence de girofle. — Je préparai un mélange de la méme facon que dans le cas précédent, j’y plongeai 3 feuilles. Au bout de trente minutes, j’observai quelques signes d’inflexion qui n’augmentèrent jamais. Au bout d’une heure trente minutes, les glandes étaient devenues pâles, et blanches au bout de six heures. Sans aucun doute, les feuilles avaient été vivement attaquées, ou même elles avaient été tuées.

Essence de térébenthine. — Quelques gouttes placées sur le

disque de plusieurs feuilles les tuerent, comme le fait la créosote. Je laissai un plant pendant quinze minutes sous une cloche d’une capacité de 12 onces, apres avoir humecté la surface intérieure de cette cloche avec 12 gouttes d’essence de térébenthine; aucun mouvement ne se produisit chez les tentacules. Au bout de vingt-quatre heures, la plante était morte.

Glycérine. — Je plaçai 1/2 minime de glycérine sur le disque de 3 feuilles; au bout de deux heures, quelques tentacules extérieurs de ces feuilles étaient irréguliérement infléchis; au bout de dix-neuf heures, les feuilles étaient devenues flasques et semblaient mortes; les glandes qui s'étaient trouvées en contact avec la glycérine étaient incolores, J’appliquai des gouttes microscopiques (environ 4/20¢ de minime) aux glandes de plusieurs tentacules; au bout de quelques minutes, ces glandes se mirent en mouvement et atteignirent bientôt le centre de la feuille. J'appliquai de la même façon, à plusieurs glandes, des gouttes semblables d’un mélange contenant 4 gouttes de glycérine pour une once d’eau; quelques tentacules se mirent en mouvement, et encore ce mouvement fut-il très-lent et trés=peu prononcé. Je placai 1/2 minime de ce méme mélange sur le disque de plusieurs feuilles; à ma grande surprise, aucune inflexion ne s'était produite au bout de quarante-huit heures. Je placai alors sur ces mémes feuilles des petits morceaux de viande; le lendemain, les tentacules étaient bien infléchis, quoique quelques-unes des glandes du disque fussent presque incolores. Je plongeai 2 feuilles dans le même mélange, mais je ne les y laissai séjourner que quatre heures; leurs tentacules ne s’infléchirent pas; je les plongeai ensuite dans une solution de carbonate d’ammoniaque (1 grain de carbonate pour une once d’eau); au bout de deux heures trente minutes, les glandes s'étaient noircies, les tentacules infléchis, et le protoplasma des cellules était agrégé. Il résulte de ces expériences qu’un mélange de & gouttes de glycérine pour une once d’eau n’est pas un poison et ne provoque qu’une inflexion trés-insignifiante; d’autre part, la glycérine pure est un poison, et, si on l’applique en quantité très-minime aux glandes des tentacules extérieurs, elle provoque leur inflexion.

Effets de Vimmersion dans Veau et dans diverses solutions, relativement à l’action subséquente du phosphate et du carbonate d’ammoniaque. — Nous avons vu dans le troisième et le septième chapitre, que limmersion dans l’eau distillée provoque, au bout de quelque temps, un certain degré d’agrégation du protoplasma et une inflexion modérée, surtout chez les plantes que l’on a cultivées dans

un milieu ambiant ayant une température assez élevée. L’eau ne provoque pas des sécrétions abondantes. Il nous faut considérer actuellement les effets de l’immersion dans divers liquides relativement à l’action subséquente des sels d’ammoniaque et d’autres stimulants. J'ai placé sur 4 feuilles, que j'avais laissées dans l’eau pendant vingt-quatre heures, des petits morceaux de viande, mais les tentacules ne se refermèrent pas sur eux. Je plongeai 10 feuilles, après une immersion semblable, dans une forte solution de phosphate d’ammoniaque (1 grain de phosphate pour 20 onces d’eau); je ies y laissai pendant vingt-quatre heures, et au bout de ce temps, j’observai, chez une seulement, une légère trace d’inflexion.. Je laissai 3 de ces feuilles un jour de plus dans cette solution, et aucune d'elles ne fut affectée. Toutefois, quand quelques-unes de ces feuilles qui avaient été plongées d’abord dans l’eau pendant vingt-quatre heures, puis dans une solution de phosphate pendant vingt-quatre heures, furent plongées dans une solution de carbonate d’ammoniaque (1 partie de carbonate pour 218 parties d’eau), le protoplasma des cellules des tentacules s’agrégea fortement au bout de vingt-quatre heures, ce qui prouve que les glandes avaient absorbé ce sel, et qu'un effet avait été produit.

Une courte immersion de vingt minutes dans l’eau ne rétarde pas l’action subséquente du phosphate d’ammoniaque ou des éclats de verre placés sur les glandes; toutefois, dans deux cas différents, une immersion de cinquante minutes dans l’eau a empêché tout effet d’une solution de camphre. Plusieurs feuilles que j'avais laissées pendant vingt minutes dans une solution d’une partie de sucre blanc pour 218 parties d’eau, furent plongées dans la solution de phosphate dont l'action fut retardée; tandis qu’une solution de sucre et de phosphate mélangées ensemble, n’a aucune influence sur les effets de ce dernier. Je plongeai dans une solution de carbonate d’ammoniaque (4 partie pour 218 parties d’eau) 3 feuilles que j’avais laissées pendant vingt minutes dans la solution de sucre; au bout de deux ou trois minutes, les glandes étaient noires, et, au bout de sept minutes, les tentacules étaient considérablement infléchis, de sorte que bien que la solution de sucre retarde l’action du phosphate, elle ne retarde pas celle du carbonate. L’immersion pendant vingt minutes dans une solution semblable de gomme arabique ne retarde en aucune façon l’action du phosphate. Je laissai 3 feuilles pendant vingt minutes dans un mélange d’une partie d’alcool pour 7 parties d’eau, puis je les plongeai dans la solution de phosphate; au bout de deux heures quinze minutes, j’observai chez une feuille une trace d’inflexion; au bout de cinq heures trente minutes, une seconde feuille fut légère-

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ment affectée; l’inflexion augmenta subséquemment, mais très-ientement. Il résulte de cette expérience que l’alcool étendu d’eau qui, comme nous le verrons, est à peine un poison, retarde trés-certainement l’action subséquente du phosphate d’ammoniaque.

J'ai démontré, dans le dernier chapitre, que des feuilles dont les tentacules ne s’infléchissent pas après un jour d'immersion dans les solutions de différents sels et de différents acides, se conduisent de façon toute différente les unes des autres quand on les plonge ensuite dans la solution de phosphate. Le tableau suivant résume les résultats obtenus.

DURÉ ae PA ea EFFETS PRODUITS SUR LES FEUILLES om e7s0n par leur immersion subséquente NOMS DES SELS des feuilles

pendant un laps de temps indiqué dans une solution contenant 1 partie de phosphate d’ammoniaque pour 8,750 parties d’eau, ou 1 grain pour 20 onces.

dans la solution d'acide ou de sel dans Ja solution. contenant 1 partie pour 437 parties d’eau.

et des acides contenus

Chlorure de rubidium. . 22 heures, Au bout de 30 m., forte inflexion des tentacules.

Carbonate de potasse. . 20 minutes. Au bout de 5 h. seulement, une lé-

gère inflexion.

Acétate de chaux. . . . 21 heures. Au bout de 24 h., inflexion très-légère.

Azotate de chaux. . . . 24 heures. Au bout de 24 h., inflexion très-légère.

Acétate de magnésie. . 22 heures. Jnflexion légère qui devint très-marquée au bout de 24 h.

Azotate de magnésie. . 22 heures. Au bout de 4 h. 30 m., inflexion assez prononcée, qui n’augmenta plus.

Chlorure de magnésium. 92 heures. Au bout de quelques minutes, forte

inflexion ; au bout de 4 h., presque tous les tentacules étroitement in-

fléchis,

Acétate de baryte. . . 22 heures. Au bout de 24 h., les tentacules de 2 feuilles sur 4 sont légèrement infléchis.

Azotate de baryte. . . . 22 heures. Au bout de 30 m., les tentacules

d'une feuille considérablement infléchis, ceux de 2 autres modérément; ils restent en cet état pendant 24 h.

DURÉE de l'immersion des feuilles

4 dans la solution et des acides contenus d'acide ou de sel

EFFETS PRODUITS SUR LES FEUILLES par leur immersion subséquente pendant un laps de temps indiqué dans une solution contenant

sas Mado ot: a rate 1 partie de phosphate d’ammoniaque D A EQUIPE ON COONEY JUTE pour 8,750 parties d’eau,

pour 437 parties d’eau.

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