Travels in the Interior of Brazil, 1836-1841, p
UTRICULARIA GRIFFITHII. 917
brane est recouverte d'innombrables glandes oblongues, soutenues par de longs pédicelles disposés la plupart en deux rangées convergeant vers la valve. Toutefois, quelques-unes de ces glandes sont placées sur les bords de la membrane; la courte surface ventrale de la vessie, entre le pétiole et la valve, est aussi recouverte d’une grande quantité de glandes. La plupart de ces glandes étaient tombées et les pédicelles seuls restaient, de sorte qu’étudiés avec un faible grossissement, la surface ventrale et l’orifice paraissaient revêlus de soies trés-fines, La valve est étroite et porte quelques glandes presque sessiles. Le col contre lequel vient s’appuyer cette valve est jaunâtre et présente la structure ordinaire. A en juger par le grand nombre de glandes placées sur la surface ventrale et autour de l’erifice, il est probable que cette espèce habite des eaux trèstroubles, dans lesquelles elle trouve des matières qu’elle absorbe, de même qu’elle en absorbe certaines autres provenant des animaux qu’elle a capturés,
Utricularia Griffithit (Malaisie et Bornéo). — Les vessies sont transparentes et petites; j’en ai mesuré une qui n’avait que 28 millièmes de pouce (0,711 de millim.) de diamètre. Les antennes ne sont pas très-longues et se projettent droit en avant; elles sont unies à la base par une membrane, et portent un nombre assez considérable de soies ou de poils, non pas simples comme ceux des espèces précédentes, mais surmontés de glandes. Les vessies diffèrent aussi beaucoup de ceux des espèces précédentes en ce qu’elles ne contiennent que des processus bifides et aucun processus quadrifide. Dans une vessie se trouvait une petite larve aquatique; dans une autre les restes d’un animal articulé, et dans presque toutes des grains de sable,
Utricularia cærulea (Inde). — Les vessies ressem-
518 POLYPOMPHOLIX.
blent à celles de la dernière espèce par le caractère général des antennes et en ce que les processus de l’intérieur sont exclusivement bifides. Ces vessies contenaient des restes de crustacés entomostracés,
Utricularia orbiculata (Inde). — Les feuilles orbicu— laires et les tiges qui portent les vessies flottent évidemment dans l’eau. Les vessies ne diffèrent pas beaucoup de celles des dernières espèces. Les antennes, réunies sur une faible longueur à leur base, portent à leur surface extérieure et à leur sommet de nombreux poils longs multicellulaires surmontés par des glandes. Les processus à l'intérieur des vessies sont quadrifides, et les quatre bras divergents ont une longueur égale. Ges vessies contenaient des crustacés entomostracés,
Utricularia multicaulis (Sikkin, Inde, 7 à 11,000 pieds d'altitude). — Les vessies attachées aux rhizomes sont remarquables à cause de la structure des antennes. Celles-ci sont grandes, larges et aplaties; elles portent sur leurs bords des poils multicellulaires terminés par des glandes. Leur base s’unit en un seul pédicelle assez étroit, et elles paraissent ainsi former une grande expansion digitée à une des extrémités de la vessie. A l’intérieur les processus quadrifides ont des bras divergents d’égale longueur, Les vessies contenaient des restes d'animaux articulés,
POLYPOMPHOLYX:
Ce genre, qui est restreint à l'Australie occidentale, se caractérise par un calice quadripartite. Sous tous les autres rapports, comme le fait remarquer le professeur Oliver ‘, c’est un Utricularia.
1, Proc. Linn. Soc., vol. IV, p. 171.
GEN LISEA. d19
Polypompholyx muliifida. — Les vessies sont attachées en verticilles au sommet de fortes tiges. Les deux antennes sont représentées par une petite fourchette membraneuse, dont la base forme une sorte de capuchon au-dessus de l’orifice. Ge capuchon se prolonge de façon à constituer deux ailes de chaque côté de la vessie. L’extension de la surface dorsale du pétiole semble former une troisième aile ou crête; mais il a été impossible de connaître exactement la structure de ces trois ailes, à cause de l'état des échantillons, La surface intérieure du capuchon est garnie de longs poils simples, contenant des matières agrégées ressemblant à celles qui se trouvent dans les processus quadrifides des espèces précédemment décrites, quand ces processus se trouvent en contact avec des animaux en décomposition. Ces poils semblent donc jouer le rôle d'organes absorbants. Il existe une valve, maisje n’aipu déterminer sa conformation. Sur le col, autour de la valve, de nombreuses papilles unicellulaires ayant des pédicelles très-courts remplacent les glandes qui se trouvent ordinairement en cet endroit, Les processus quadrifides ont des bras divergents d’égale longueur. Les vessies contenaient des restes de crustacés entomostracés,
Polypompholyx tenella, — Les vessies sont plus petites que celles de la dernière espèce, mais elles ont la même conformation générale. Elles étaient pleines de débris probablement organiques, mais je n’ai pu distinguer aucun reste d'animal articulé.
GENLISEA.
Ce genre remarquable se distingue techniquement du genre Utricularia en ce que, comme me l’apprend le professeur Oliver, il a un calice quinquepartite. On trouve ces
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espèces de ce genre dans différentes parties du monde, et on les désigne sous le nom de herbe annue paludosæ,
Genlisea ornata (Brésil). — Cette espèce a été décrite et dessinée par le docteur Warming *, qui affirme qu’elle porte deux espèces de feuilles, auxquelles il donne le nom de spatulées et d’utriculiféres. Ces dernières sont creusées de cavités; comme ces cavités diffèrent beaucoup des vessies des espèces précédentes, il conviendra de les appeler des utricules. La figure 29 représente une des feuilles utriculifères grossie environ trois fois. Cette figure aidera à comprendre la description suivante faite par mon fils, et qui concorde sur tous les points essentiels avec celle du docteur Warming. L’utricule (b) est formé par un léger gonflement de la lame étroite de la feuille. Un col creux (n), qui n’a pas moins de quinze fois la longueur de l’utricule lui-même, établit un passage entre l’orifice transversal (0) et la cavité de l’utricule. Mon fils a mesuré un utricule et a trouvé qu’il avait 1/36 de pouce (0,705 de millim.) dans son plus long diamètre; le col avait 15/36 de pouce (10 millim. 583) de longueur et 1/100 de pouce (0,254 de millim.) de largeur. De chaque côté de l orifice se trouve un long bras ou tube (a) en spirale; on comprendra mieux la conformation de ce bras par l’exemple suivant : Prenez un ruban étroit et enroulez-le en spirale autour d’un cylindre mince, de façon à ce que les bords du ruban setrouventen contact dans toute leur longueur ; puis relevez les deux bords du ruban, de façon à former une petite crête qui s’enroulera en spirale autour du cylindre comme un fil autour d’une vis. Si alors on enlève le cylindre, on obtiendra un tube semblable à un de ces bras en spirale. Les deux bords relevés ne sont pas soudés l’un à l’autre, et on peut facilement passer une aiguille
1. Bidrag til Kundskaben om Lentibulariaceæ, Copenhague, 1874.
entre eux. Ils sont méme, en bien des endroits, un peu -écartés l’un de l’autre, ce qui constitue des entrées étroites dans le tube; mais cela est peut-être di au desséchement
des spécimens. Les lames qui forment le tube semblent être un prolongement latéral de la lèvre de l’orifice, et la ligne spirale qui se trouve entre les deux bords relevés continue le coin de l’orifice. Si on loge une soie fine dans un de ces bras, elle tombe et pénètre dans le col que nous avons décrit. Il a été impossible de déterminer si ces bras tubulaires sont ouverts ou fermés à leur extrémité, car cette extrémité était brisée dans tous les spécimens; en outre, il ne paraît pas que le docteur Warming ait élucidé ce point.
Voilà pour la conformation extérieure. Intérieurement, la partie inférieure de l’utricule est couverte de papilles sphériques formées de quatre cellules et quelquefois de huit, selon le docteur Warming; ces papilles répondent évidemment aux processus quadrifides qui se trouvent à l’intérieur des vessies des Utricularia.
Elles s’étendent un peu sur la surface dorsale et sur la surface ventrale de Putricule; on en trouve même quel-
Fig. 29.
Genlisea ornata.
Feuille utriculifère grossie environ 3 fois.
l, partie supérieure de la
lame de la feuille; — b, utricule ou vessie; — n, col de l’utricule; — 0, orifice;
— à, bras enroulés en spirale, dont l'extrémité est brisée.
ques-unes, selon le docteur Warming, à la partie supérieure. Cette région supérieure est pourvue de plusieurs rangées transversales, placées l’une au-dessus de l’autre, de poils courts rapprochés les uns des autres et se dirigeant vers le bas. Ces poils ont une large base; leur extré-
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mité est formée par une cellule séparée. Ils ne se trouvent pas à la partie inférieure de l’utricule, où abondent les papilles. Le col est aussi garni dans toute sa longueur de rangées transversales de poils longs, minces et transparents, ayant une large base bulbeuse (fig. 30), avec des pointes aiguës ressemblant à celles des poils de l’utricule. Ces poils sortent de côtes un peu soulevées formées de cellules épidermiques rectangulaires. Les poils varient un peu en longueur, mais leur pointe va généralement toucher la rangée inférieure; de sorte que, si l’on ouvre le col et qu’on l’aplatisse, la surface intérieure ressemble à un papier dans lequel on a piqué des épingles, les poils représentant les épingles et les petites côtes transversales représentant les plis du papier par lesquels passent les épingles. Ces rangées de poils sont indiquées dans la figure 29 par de nombreuses lignes transversales qui traversent le col. L'intérieur du col est aussi pourvu de papilles; celles qui se trouvent à la partie inférieure sont sphériques et se composent de quatre cellules, comme dans la partie inférieure de l’utricule; celles qui se trouvent à la partie supérieure se composent de deux cellules très-allongées audessous de leur point d'attache. Ces papilles à deux cellules semblent correspondre aux processus bifides qui se trouvent à la partie supérieure des vessies de l’Utricularra, L’étroit orifice transversal (0, fig. 29) est placé entre Jes bases des deux bras spiraux. Je n’ai pu découvrir aucune valve en cet endroit, et le docteur Warming n’y a vu non plus aucune conformation semblable. Les lèvres de l'orifice sont armées d’un grand nombre de poils ou de dents courtes, épaisses, se terminant en pointe aiguë et quelque peu recourbée.
Les deux bords de la lame enroulée en spirale, formant les tubes dont nous avons parlé, sont pourvus de dents ou de poils courts et recourbés ressemblant exactement à ceux des lèvres de l’orifice. Ges poils se projettent
à l’intérieur en faisant un angle droit avec la ligne spirale de jonction entre les deux bords. La surface intérieure de la lame est pourvue de papilles allongées à deux cel-
lules, ressemblant à celles de la partie supérieure du col, mais en différant légèrement, d'après le D' Warming, en ce que leurs supports sont formés par des prolongements de grandes cellules épidermiques, tandis que les papilles du col reposent sur des petites cellules enfouies au milieu des plus grandes. Ces tubes en spirale constituent une différence considérable entre le genre dont nous nous occupons et les Utricularia.
Enfin, un faisceau de vaisseaux spiraux, partant de la partie inférieure de la feuille linéaire, se divise immédiatement au-dessous de l’utricule. Une des branches s’étend le long de la surface dorsale, et l’autre le long de la surface ventrale de l’utricule et du col. L’une de ces branches pénètre dans un des tubes et l’autre dans le second tube,
Les utricules examinés contenaient beaucoup de débris ou de
Fig. 30.
Genlisea ornata.
Partie de l'intérieur du col communiquant avec l'utricule; les poils pointus et dirigés de haut en bas sont considérablement grossis ; on voit en outre, sur les parois, des petites cellules ou processus quadrifides.
matières décomposées qui m’ont paru organiques, bien que je n’aie pu reconnaître aucun organisme distinct. D'ailleurs, il n’est guère possible qu’un objet autre qu’une créature vivante puisse pénétrer par le petit orifice et descendre dans le col long et étroit. J'ai trouvé à l'intérieur du col de quelques spécimens un ver aux mâ-
52k GENLISEA ORNATA.
chores cornées, l’abdomen de quelque animal articulé et des amas de matières putréfiées provenant probablement d'autres petits animaux. Beaucoup de papilles de l’utricule et du col étaient décolorées comme si elles avaient absorbé des substances animales.
On comprendra facilement, d’après cette description, comment le Genlisea attrape sa proie. Dès que des petits animaux ont pénétré par l’orifice étroit, — sans que nous puissions dire quelle raison les pousse à y pénétrer, pas plus que nous ne savons pourquoi ils entrent dans les vessies de l Utricularia, — les poils recourbés des lèvres doivent rendre leur sortie difficile ; mais dès qu’ils se sont engagés dans le col, il leur serait impossible de remonter, arrêtés qu'ils seraient par les nombreuses rangées transversales de poils longs et droits qui se dirigent du haut en bas, et par les côtes sur lesquelles ces poils sont implantés. Ces animaux doivent donc périr soit dans le col, soit dans l’utricule, et les papilles bifides et quadrifides doivent absorber les substances provenant de leurs restes décomposés. Les rangées transversales de poils sont si nombreuses, qu’elles semblent superflues si elles ne servent qu’à empêcher la proie de s’échapper ; mais, comme ces poils sont minces et délicats, il est probable qu’ils se chargent aussi d’absorber de la même facon que les poils flexibles sur les bords recourbés des feuilles de l’Aldrovandia. Les tubes spiraux constituent sans doute des trappes accessoires. On ne peut dire, jusqu’à ce qu'on ait examiné de nouvelles feuilles, si la ligne de jonction des lames enroulées en spirale est un peu ouverte tout le long de la spirale, ou si elle présente seulement ca et là quelques ouvertures. En tout cas, un petit animal qui aurait pénétré dans le tube, à quelque point que ce soit, s’échapperait très-difficilement à cause des poils recourbés, tandis qu’il pourrait se diriger facilement vers le col, et de là descendre dans l’utricule. S'il venait à mourir à
GENLISEA FILIFORMIS. : 525
l’intérieur des tubes spiraux, ses restes en décomposition seraient absorbés et utilisés par les papilles bifides qui s’y trouvent en grand nombre. Ainsi le Genlisea capture des animaux, non pas au moyen d’une soupape élastique, comme les espèces précédentes, mais au moyen d’un appareil qui ressemble beaucoup à un piége à anguilles, bien qu'il soit un peu plus compliqué.
Genlisea africana (Afrique méridionale). — Des fragments de feuilles utriculifères de cette espèce présentent la même conformation que les feuilles du Genlisea ornata, J’ai trouvé dans l’utricule ou dans le col, car la note prise n’est pas bien précise, de l’une de ces feuilles un Acarus presque entier,
Genlisea aurea (Brésil). — Un fragment du col d'un utricule a été examiné avec soin; il est pourvu de rangées transversales de poils et de papilles allongées, absolument comme le col du Genlisea ornata. 11 est donc probable que l’utricule entier est conformé de la même façon.
Genlisea filiformis (Bahia, Brésil). — Mon fils a examiné beaucoup de feuilles de cette espéce, et chez aucune il n’a aperçu d’utricule, alors qu’il est difficile de trouver des feuilles dépourvues de cet organe chez les trois espèces dont nous venons de parler. D’autre part, les rhizomes portent des vessies ressemblant par tous les points importants à celles qui se trouvent sur les rhizomes de l’ Utricularia. Ges vessies sont transparentes et très-petites, car elles n’ont guère que 1/100 de pouce (0 millim. 254) de longueur. Les antennes ne sont pas unies à la base et semblent porter de longs poils. On remarque quelques papilles seulement à l'extérieur des vessies, et, à l'intérieur, très-peu de processus quadrifides; par contre, ces derniers sont extrêmement gros, comparativement à la gros-
seur de la vessie; leurs quatre bras divergents ont une longueur égale. On n’a pu distinguer aucun reste d’animal à l’intérieur de ces vessies microscopiques. Les rhizomes de cette espèce étant pourvus de vessies, on a examiné avec le plus grand soin les rhizomes du Genlisea africana, du G. ornata et du G. aurea, mais sans en découvrir aucune. Que faut-il conclure de ces faits? Les trois espèces que nous venons de citer possédaient-elles à l’origine comme leurs proches alliés, les Utricularia, des vessies sur leurs rhizomes, qu’elles ont ensuite perdues pour se procurer à la place des feuilles utriculiferes? On peut dire, à l’appui de cette hypothèse, que les vessies du Genlisea filiformis semblent, à en juger par leur petitesse et par le nombre si limité de leurs processus quadrifides, tendre à disparaître. Mais alors on peut se demander pourquoi cette espèce n’a pas acquis des feuilles utriculifères comme ses congénères.
Nous avons actuellement démontré que beaucoup d’espèces d’ Utricularia et de deux genres étroitement alliés, habitant les parties les plus éloignées du monde, l’Europe, l’ Afrique, l'Inde, l'archipel de la Malaisie, |’ Australie, l’Amérique du Nord et du Sud, sont admirablement adaptées pour capturer par deux moyens les petits animaux aquatiques ou terrestres, et qu’elles absorbent les produits de la décomposition de ces animaux. Les plantes ordinaires des genres supérieurs vont chercher dans le sol, au moyen de leurs racines, les éléments inorganiques dont elles ont besoin, et absorbent au moyen de leurs feuilles et de leurs tiges l’acide carbonique contenu dans |’atmosphére. Nous avons vu, d’autre part, au commencement de cet ouvrage, qu'il y a une classe de plantes qui digèrent et qui absorbent ensuite les matières animales: ces plantes,
comme on l’a vu, sont les Drosera et les Pinguicula; le docteur Hooker y a ajouté les Nepenthes, et il faudra sans doute probablement joindre d’autres espèces à cette catégorie de végétaux. Ces plantesont la faculté de dissoudreles matières contenues dans certaines substances végétales, telles que le pollen, les graines et les morceaux de feuille. Sans aucun doute, leurs glandes absorbent aussi les sels d’ammoniaque contenus dans l’eau de pluie. Nous avons démontré, en outre, que quelques autres espèces peuvent absorber de l’ammoniaque au moyen de leurs poils glanduleux, et ces plantes, sans aucun doute, doivent profiter des sels qui leur sont apportés par la pluie. Il y a une seconde catégorie de végétaux qui, comme nous venons dele voir, ne peuvent pas digérer, mais qui absorbent les produits de la décomposition des animaux qu’ils capturent, Il faut ranger dans cette classe les Utricularia et leurs proches alliés, et très-probablement, d’après les excellentes observations du docteur Mellichamp et du docteur Canby, les Sarracenia et les Darlingtonia, bien qu’on ne puisse pas encore considérer ce fait comme absolument prouvé. On admet aujourd’hui qu’il existe une troisième catégorie de plantes quise nourrissent des produits de la décomposition des matières végétales, par exemple le Neotiia, etc. Enfin, il y en a une quatrième bien connue, celle des parasites, tels que le Gui, qui se nourrissent des sucs des plantes vivantes. Toutefois, la plupart des plantes appartenant à ces quatre catégories empruntent, comme les espècés ordinaires, une partie de leur carbone à l’atmosphère, Tels sont les moyens divers, autant que nous pouvons le savoir jusqu’à présent, qu’emploient les végétaux les mieux orgasés pour s’assurer leur subsistance.