‹ Les plantes magiquesChapitre 10 sur 19 · JO · texte numérisé non relu

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votre vsage des bouteilles que vous Ijouclierez exactement, le Goudron qui reste n’étant [)lus d’aucune vertu, quoiqu’il puisse encore serviiaux vsages ordinaires. » (i)

La bonne eau de Goudron tient le milieu comme couleur entre le vin blanc de France et celui d’Espagne ; et elle est tout aussi claire. (2)

Eau de Goudron pour l’usage externe. — (( Versez deux quarts d’eau bouillante, sur un quart de Goudron, remuez et battez bien fort le tout ensemble avec un bâton ou cuiller, durant un bon quart-d’heure ; laissez-le reposer pendant dix heures, et puis versez-le et le gardez exactement couvert pour l’usage. On peut faire celte eau plus faible ou plus forte suivant le besoin. »(3)

S’emploie en lotion contre la gravelle, la gale les ulcères, les écrouelles, la lèpre.

Cette eau est bonne contre les maladies suivantes : petite vérole, éruption du sang, ulcération des

(1) Monginot. — Consevvalion de la santé, Paris, i635, 1u-32 cil. IX.

(2) Beukelky. — Recherches sur les errtus de Veau de Goudron. Amslerclam, 1745, n-12 p p. 4 d ‘'I *‘l- P- 23o.

(3) Berkeley ; op. cit. p. 326.

entrailles, inllammations, gangrène, scorbut, érésipèle, asthme, indigestion, graA^ellc, liydi-opisie, hystérie.

Le meilleur goudron vient du pitch-pin.

Il faut aux sapins un terrain sec et élevé et le vent du nord.

Prkpar.vtion del’extrait de Gigue. — Prenez de la ciguë récente (tiges et feuilles) autant que vous voudrez ; exprimez-en le suc, faites le évaporer à un feutrés doux, dans un vase de teri’e, en le remuant de temps en temps pour l’empêcher de » brûler ; faites-le cuire jusqu’à consistance d’extrait épais, ajoutez-y une sullisantc quantité de poudre de ciguë pour en faire une masse, dont vous formerez des pilules de deux graines...

« Si au défaut de la ciguë verte, on fait un extrait avec la décoction de la plante sèche, cette préparation a bien moins de vertu que la précédente. » (i)

On doit commencer la médicamentation par très petites doses, que l’on peut augmenter jusqu’à un gros et demi. Aussitôt après l’ingestion faire prendre du thé, ou du bouillon de veau, ou de l’infusion de ^^eurs de sureau.

Akt. SloiicK, — Observations nouvelles sur l’usage de l(t ciguë, Vienne et Paris. 1762, in. 12 ,p.2 v.

On peut employer les feuilles de ciguë, sèches et coupées, dans un sachet que l'on trempe quelques minutés dans l’eau bouillante; on presse légèrement et on applique le sachet encore chaud.

Toutes ces préparations sont fondantes, résolutives et calmantes.

On emploie pour cela la plante appelée cicuia officinarum, ciciita major ou cicuta mlgaris, ou ciciita major mlgaris, ou cicutaria major mlgaris, ou cicuta vera, ou coniiim maculatum, seu coniiim steminibiis sriatis,Ko>')tio'i et Koveiov.

Théophraste dit que la meilleure ciguë croit à l’ombre dans les terrains froids ; celles de Vienne (Autriche) et des environs de Soissoiis est plus active que celles de Paris et d’Italie.

Hippocrate, (i) Galien, (2) Mercurialis, (3) Astruc (4) et beaucoup d’autres médecins tant de l’antiquité, que du moyen âge et de la renais-

(i) De Nahira MiiUebr'i, cd. Linden, t. 2. p. 3:g,

(q) De siinpl. médicam. FaciiU. Lilj. i3, p. 22. c. ; De tempévam., Lih. 3, p. G. c. ;De Comp. médic. sec. loc., Llv. 7, ch. 5, b. iS'i.4. —De aiitidolis, Liv. 2, ch. i3.p. 118,6

(3) De inorb. millier. Liv. IV, ch- 10.

(4) Traité des maladies des femmes, l. a.p. 3gi.

sauce, employaient la ciguë à l’usage interne comme résolutive des tumeurs, des coliques, des ardeurs de la matrice.

Nos pères enqîloyaient beaucoup aussi une quintessence de chclidoine, de mélisse, de valériane, de béloine, de safran et d’aloès, comme tonique général.

Dkve.nses canoxiquI':s, — Nous savons que, selon l’ancienne médecine, les conditions astrologiques au moment de la cueillette inlluaicnt beaucoup sur la vertu des simples ; ces conditions seront indiquées dans notre Dictionnaire. Mais à fin que nul n’en ignore, les lecteurs doivent être avertis que de telles pratiques sont défendues par l’Eglise.

On trouve dans les canons tirés des livres pénitentiaux de Théodore, archevêque de Cantorbéry, du vénérable Bcde, de Ruban, arclievêque de iMayence, d’IIalitgarius, évêque de Cambrai, de la collection publiée par Luc d’AcIieiy, de celle d’isaac, évêque de Langres, d’Eybcrt, archevêipie d’York, du ig'^ livre du Décret de Burchard,de la i5' partie du Décret d’ives, évêque de Chartres, sont unanimes à condamner celui qui a observé des signes superstitieux pour planter des arbres, etc., à faire pénitence pendant

aura

deux ans aux fêtes légitimes ; celui qui cueilli des herbes médicinales avec des paroles d’enchantements, fera pénitence vingt jours.

J. F. Bonhomme, visiteur apostolique sous Grégoire Xlll, défend, dans ses Décrets (imprimés à Verceil en 1079) que l’on cueille de fougère ou de graine de fougère, d’autres herbes ni d autres plantes à certain jour ou à certaine nuit, particulière dans la pensée qu il serait inutile de les cueillir en un autre temps. « Si quelqu un se rend coupable de telles superstitions qu'il soit sévèrement puni selon qu’il plaira à 1 ordinaire des lieux. »

Cueillette. — Le jour ou la veille de la St- Jean est bon pour cueillir toutes sortes d'herbes. — En outre chaque plante a quelques jours dans l’année, où sa force est exaltée ; les heures de la nuit sont plus favorables ; on cueille les plantes après les avoir rapidement consao-ées par des signes et des paroles appropriés à leur signature ; puis on les arrache du sol, ou on coupe la partie utile avec un couteau spécial, on désignant le but auquel on veut la laire servir.

Les défenses de l’Église, à propos de ces cérémonies, ont leur raison d’^dre, qui est très

seci'ètc et que très peu connaissent; qu’il nous sullise lie dire, à ce propos, qu’au point de vue véritablement mystique, dans le plan divin, tout acte de magie est un acte de révolte, et que l’on doit, par suite, s'en abstenir avec soin.

Le TRAITEMENT HERMÉTIQUE dCS plailtCS UIIC

fois cueillies est tout dill'érent. 11 a pour but, non plus de disposer les qualités physiques, les sucs de la plante de la façon la plus profitable, mais de libérer la force vive, l’essence, l’âme ou le baume de la plante, comme disaient les anciens liermétistes.

Le baume est l’huile essentielle des végétaux ; ce n’est ni l’huil^ vulgaire, ni le sel, ni la terre, ni l’eau, mais quelque chose de très subtil, le véhicule du corps astral. Il s’olitient par le leu et non par la fermentation (Bœrhave).

Ce baume est ce que Paracelse appelle un arcane, c. à d. une substance üxe, immortelle et en quelque sorte incorporelle, qui change, restaure et conserve les corps ; cette force est enveloppée dans un ciel, ou teinture, que l’on obtient en réduisant le végétal de sa matière seconde à sa matière première, ou, comme dit Paracelse du cagaslrum à l'iliastruni.

A proprement parler, le pouvoir curatif d’un

V('gclal l'éside dans son esprit; oi-, dans l'étal naturel, l’activité de l’esprit est entravée et sa lumière obscurcie par le vêtement de matière: il faut donc détruire ces enveloppes ou, tout an moins les transmuer en quelque chose de pur et de fixe; cette transmutation s'opère p>ar une coction pendant laquelle on ajoute une substance cap^able d’absorber les impuretés. Le choix de ce fondant doit être dicté par cette considération que la saveur d’un végétal indique la faim qui le dévore, c. à d. le typ3e idéal vers lequel il tend : on observera de quelle p^lanète est signée celle saveur, et on commencera la coction avec un sel minéral de même planétarisme.

On obtient par cette coction ti’ois choses : un sel, une première matière et un mercure, c. à d. une eau fixe.

« Nous brûlons des plantes, dit saint Thomas dans son opiusculc de Lapide Philosophico, dans le fourneau de calcination, ensuite nous convei’* tissons cette chaux en eau, nous la distillons et coagulons ; elle se transforme alors en une pierre douée de vertus pilus ou moins grandes suivant les vertus des plantes enqjloyées et leur diver. site. 3)

Il y a trois sels ou puissances végétales particulièreihent utiles pour là théi’apeulique.

Le premier est jupitérien, de l)onue odeur et de bon i^oiit ; il est produit inlérieurcmeut par une Ibree d’expansion, divine, et extérieurement par le Soleil et Vénus. Mais il n’est pas assez fort pour guéi’ir seul ; il est ennemi de la vie venimeuse ignée, il y détermine l’harmonie ou un acheminement vers la douceur.

Le sel de Mars est amer, igné et astringent.

Le sel de Mercure est dynainisateur et doter- ' mine des réactions salutaires.

Jupiter et Vénus sont les antidotes de ces deux derniers.

La première matière qu’on extrait ensuite des végétaux est nutritive; c’est presque toujours une huile où le tempérament du malade puise de la force.

Enfin le mercure de vicest régénérateur et revivifiant ; il ne peut être extrait que des végétaux presque parfaits, à saveurdouce, signés duSoleil, de Vénus cl de Jupiter. Les végétaux rudes n’attaquent pas la racine de ce mercure ; c’est pourquoi ils n’agissent que dans les 4 éléments tandis que ce mercure arrive jusqu’au corps astral.

CLUE. — En général, il vaut mieux employer les sels de Mars cl de Mercure, comme plus actifs en les unissant par Vénus et Jupiter, de sorte qu’ils trouvent de quoi éteindre le feu de leur *

colère ; lorsque cela est accompli la cure est laite, c. à d. l’harmonie est rétablie; et il n’y a plus qu’à donner un peu de soleil pour remettre le tout en mouvement.

Le médecin doit sqvoir que les bonnes plantes peuvent être gâtées par un mauvais regard, en particulier par Saturne et Mars, et que les plantes vénéneuses peuvent devenir bénéfiques par le soleil, Vénus ou Jupiter.

Il doit guérir le semblable par le semblable : ne pas donner une plante pour une maladie de ; mais administrer une herbe où il ait bonifié artistement l’ire de Mars par Jupiter et Vénus ; plus une plante est chaude, meilleure elle est a condition qtte sa colère ait été transmuée en amour, car si le venin tombe dans la propriété du Mercure la mort arrive bientôt.

Primiim Ens Mélissœ, d’après Paracelse.

Prenez un demi litre de carbonate de potasse pur,exposcz-le à l’air jusqu’à ce qu'il soit dissous; filtrez le liquide et mettez-y autant de feuilles de mélisse que vous pourrez, de sorte qu'elles soient toutes plongées dans le liquide. Tenez dans un endroitfermé, chaleur douco'pendanta4h.; décantez : versez sur le liquide pur une couche d’alcool de ■ un ou deux pouces, laisscz-l’y pendant deux jours

oujiisqu’à ce que l’alcool devienne d’un beau vert; cet alcool doit être recueilli, car il est bon pour l'usage, et remplacé par de l’autre alcool jusqu à ce que toute la matière colorante ait été absorbée ; l’alcool sera alors distillé, et évaporé jusqu à consistance sirupeuse.

Il faut que l’alcool et l’alcali soient très concentrés.

Contrepoison.— Vxmàes contrepoisons les plus actifs contre les venins végétaux est la composition suivante:

On chauffe ensemble du tartre et de l’alcool, à une température modérée, mais constante ; il distilledans la cornue une huile rouge, douée de propriétés particulières. Cette huile remise a la digestion quatre fois de suite donne le contrepoison indiqué.

III — Magie

La Magie étant d’abord un art de pratique, (juand on étudie une créature a ce point de vue, c’est de l’individualité, de la pei sonne (pi’ü faut s’occuper. Toute la magie du règne végétal réside donc dans la connaissance des esprits des plantes. Ce sont eux que l’antiquité a connus sous le nom do

(hj-ades, A' hamadrj'adeHAc Hj-lçaimAo faunes ; CO sont les Diisü de Saiiil-Augustiri, les leos du Moyen-Age, les Boire Oigh des Gallois, les Grore Maidens dos Irlandais. Paracelse appelle ccu.x qui ha])itent les forets, sj'h’estres, et njunpiieæ ceux des plantes aquatiques.

Pour voir les Sylv.vixs. — Après les purifications d’usage, allez de grand matinau bois, et cherchez un endroit où les arbres soient assez touffus pour vous cacher complètement le ciel. Asseyez vous alor.s, tenez vo.s paupières mi-close.s, mais le regard fixe et invoipiez mentalement les sylvains, c'est-à-dire les esprits de la forci, de quelque nom que vous les ajipeliez ; vous les verrez sûrement apparaître, surtout si vous leur offrez de l’eau, ou du blé, et si vous continuez pendant plusieursjours.fi/. /. Bjerregard)

Ces êtres appartienent à la classe de ceux que l’occultisme appelle élémentals ; ce sont des habitants de l’astral qui aspirent à s’élever jusqu’à la condition humaine ; ils sont doués d’une certaine intelligence instinctive, et ils changent de forme en même temps que l’être matéiùel auquel ils sont attachés. Ce sont eux que les anciens Rose-Croix utilisaient dans leurs cures miraculeuses, car ce sont des serviteurs et ils ol)é-

issent tout naturellement aux ordres de riiomme spirituel.

Leur pouvoir est assez grand sur le plan matériel parce qu’ils habitent la limite de ce plan et du plan astral ; ils peuvent produire des guérisons ou des visions étonnantes ; de même que les élémentals du règne minéral produisentjorsqu’ils sont bien dirigés, tous les phénomènes alchimiques,et ceux du règne animal, la très grande majorité des manifestations s.pirites.

Magie religieuse. — I^e symbolisme végétal est très développé dans les livres sacrés des anciennes religions ; qu’il nous suffise de rappeler ici l’arbre de la science du bien et du mal et l’arbre de vie de l’Eden : symboles des

deux méthodes que pouvait suivre Adam pour accomplir sa mission ; l’arbre des Séphiroth de la Kabbale ; l’Aswatta ou figuier sacré symbole de la totale connaissance ; le Haoina des Mazdéens,

Îpar lequel Zoroastre a représenté le système sanguin et le système nerveux de l’iiomme et ; ^ de l’Univers ; le Zampoun duThibet ;l’Yggradsil, .* le Chêne de Phcrécydes et des anciens Celtes.

Tous ces symboles ont plusieurs scnsdilïérents ;

: t nous ne mentionnerons, pour ne pas nous éloigner ^ trop de notre sujet que celui qui se rapporte au

développement mental. Toutes les légendes religieuses nous représentent les adeptes, acquérant l’ommiscience sous un arbre ; seul le Christ, qui est, entr autres choses, la science même, n'est pas figurée sous ce symbolisme ; la raison en est assez cachée ; elle tient à la définition même de la créature oü( si l’on préfère, au double usage qu’elle peut faire de son libre arbitre ; ainsi le symbolisme religieux complet comporte deux ai'bres : la tradition Kabbalietique ou égyptienne seule les indique parce qu’elle devait être couronnée par la descente du Fils de Dieu; les autres traditions étant l’héritage de races envoie de désagrégation, ne donnent au dehors quel’A.rbre de la science.

Ce dernier, dans les initiations naturalistes, n’est autre que l’image de l’homme intérieur; son tronc c’estlamoelle cpinière,ses branches sont les 72000 nerfs connus des Yoguis hindous, il a sept fleurs, qui donc sont les 7 centres du corps astral; ses feuilles sont le double appareil respiratoire que cachent les poumons ; ses racines le pôle génital et les jambes ; sa sève cstrélectricité cosmique qui court dans les nerfs et qui se spécifie depuis l’éther cérébral jusqu’à la terre spermatique.

Le mot Yoga est le synonyme sanscrit du mot religion ; tous les deux signifient le lien qui unit

l’homme à rUnivei'S et à Dieu ; son processus est le même que celui par lequel une graine emprunte à un terreau noir et informe les molécules dont elle và former une fleur odoriférante. Selon l’idéal de celui qui la pratique, la J oga transmue les molécules impures du corps physique en molécules fixes et inaltérables, les passions basses en pur enthousiasme, l’ignorance intellectuelle en lumière de vérité. Telle est la raison pour laquelle les maîtres de la Yoga sont représentés assis sous un arbre sacré.

M.vgie naturelle. — Les diverses traditions enseignent plusieurs utilisations des forces végétales occultes. La plante peut être employée selon son individualité entière ou dans 1 une de ses parties.

A la première métliode se rapporte cette sorte de pacte très en usage parmi les indigènes de l’Amérique Centrale, de la Nouvelle-Guinée, de la Nouvelle-Zélande, de l’Inde et de l’Allemagne, par lequel on lie le sort d’un enfant qui vient de naître à celui de tel ou telarl)rc. Entre ces deux ci'éatures se développe ainsi un rapport très étroit ; l’enfant profite de la vigueur de l’arbre mais si ce dernier reçoit des blessures, l’enfan souffre et dépérit

AiiuiiES HANTÉS. — Il ii’y ii pas de village aux Indes qui n’ait son arbre liante au génie duquel un culte est rendu par les individus des basses classes..

Les traditions hellènes disaient de inêine que chaque Ibrèt a son génie, et chaque arbre sa nymphe.

Il n’est pas rare de voir, sur les Nilgiris, un gros arbre historié de figures tracées avec du vermillon, et ayant à sa liase trois pierres peintes en rouge, de tels arbres sont des lieux de sacrifice et d’adoration, des restes d’animaux, des nattes de cheveux offertes par des malades ou des possédés, (i) Les esprits gardiens de tels arbres sont appelés Moiinispourains par les indigènes ; ils sont en général bénéfiques ; mais leur pouA’oir est restreint à un seul objet.

Les indigènes consacrent souvent un de leurs enfants à de tels génies, pour une période de sept ans ou plus, à l’expiration de laquelle un grand sacrifice est offert, et les cheveux de l'enfant suspendus à l’arbre.

De tels arbres appartiennent surtout à la famille des Ilex ; quelquefois le Cinname sau-

(i) La plique polonaise se guérit en particulier de cette façon.

vage aiV Eiigénia sont dans le même cas. l^Théosophist, Noveml). 1894)

Philthes. — On peut désigner sous le nom de philtres toutes sortes de breuvages dans la composition desquels entrent des substances préparées magiquement en vue de l’obtention occulte d’un résultat déterminé. Les trois règnes de la nature fournissent de nombreux matériaux pour ces préparations ; nous ne nous occuperons que des substances fournies par le règne végétal.

Les pommades, électuaires, onguents, collyres ou breuvages magiques ressortent presque tous du domaine de la magie noire. Leur nombre est très grand et peut-être augmenté indéfiniment par un esprit ingénieux. C’est ainsi que les prêtres taoïstes chinois n’emploient pour tous les usages de la médecine, de la psychologie et de la magie que treize substances végétales, animales cl minérales ; mais ils savent en extraire une grande quantité de combinaisons.

Ces préparations peuvent être employées sur soi-même ou sur les autres: elles agissent toutes sur le - corps astral, sur l’un de ses trois grands foyers, l’instinctif, le passionnel et le mental. Dans le premier cas, ellesproduisentla santé, la

maladie et tous les phénomènes pliysiologi([ues possibles. Dans le second, elles produisent 1 amour, la haine et les autres passions. Dans le troisième, elles produisent des phénomènes de somnainljulisme, de clairvoyance, de claii audience ou d’ordre même encore plus rele^ é.

Le Folk-Lore, les histoires de sabbats les racontars que chacun a pu entendre de récits d’empoisonnements et d’assassinats à distance, de bêtes ou de gens, par l’action de ces substances magiques agissant sur le centre instinctif; il en est de même pour les récits de philtres d’amour ; mais l’emploi des plantes pour pro^oquer des phénomènes psychiques est moins connu ; cet art est pratiqué actuellement encore en Orient, dans la plupart des couvents bouddhistes, chez les

taoïstes chinois, les lanlas thibétains, les tanlriks du Bhoutan, les shamanes du Turkestan, et certaines conféries de derviches musulmans ; sans compter l’emploi macliinal qu’en font presque toutes les tribussauvages des divers continents.

Le haschich et l’opium sont deux des plus connues parmi les plantes à action mentale ; mais personne, en Occident, n’en connaît le maniement scientifique, à moins d’avoir été s y taire initier dans l’extrême-Orient. Les récits de Quincey ou de Baudelaire, quelque soit d’ailleurs leur

mérite d’art et de sincérité, ne donnent aucune ouverture sur les possibilités de tels adjuvants. Tout ce que nouspouvons dire c’est que l’emploi de telles drogues ne peut amener à l’extase intellectuelle que si le sujet a pu, au préalable, sans excitant et par la seule force de la volonté, maîtriser ses forces mentales et devenir capable de gouverner l’association des idées ; et ce n’est pas là une besogne facile. — Sinon, si un liascliichéen ne s’est pas fixé l’entendement, il part à l’aventure, dans une barque sans gouvernail, sur un océan autrement terrible que la mer des Indes avec ses cyclones ; et il peut en revenir, avec la folie comme compagnon, ou même n’en pas revenir du tout.

Ragon, le grand interprète moderne de la Maçonnerie, a donné dans un de ses ouvrasses, l’exposé d’expériences nouvelles : Il prenait des disques de différentes couleurs ; il les enduisait •du suc de diverses plantes et illes faisait contempler à des sujets magnétiques ; voici les résultats de ces expériences.

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