‹ Les plantes magiquesChapitre 12 sur 19 · L. Sati · texte numérisé non relu

L. Sati

Yeralr.alb.

.Vspcr-ollic.

(). Orangé. Sel d’op.

A'’aler. olV.

Xicot. lal).

Cons ul, jal.

Rouge. Pruucl. Y Lavand. Sltru Lavand. ver.

Digit. purj).

nécessaire; aimer Dieu et son prochain ; tout le reste est vain et périssal^lc.

OnCxUENïs des sorciers. — Voici quelques renseignements que nous extrayons, à titre de curiosité d’un livre très, peu connu que nous avons eu la bonne fortune de consulter dams la bibliothèque de notre cher et regrette maître, Stanistas de Guaita.

a Kntretous les simples desquels leDiablese sert pour troubler les sens de ses esclaves, les suivans semble^ tenir le premier rang, desquels aulcuns ont

vertu d'èdormirprofondémèt,lesaultreslegeremct

ou point, mais qui troublêt et tropêt les sens, par diverses ügures et représentations, tàt en veiUant qu’endormant, comme pourroit faire racmede Belladonne, Morelle furieuse^ sang de chaiwesoiiris,d' Happe, V Aconit, la Devle, la More e endormâte, VAche, la Snye, le Pêtaphjdlon,l A. corn vulgaire, le Persil, feuilles de Peupher V Opium, l'Hjmsciame, Cygne Mes Especes (U

Pavot, Vllyiiroye, leSynochytides, qui fût n ou les Vmbres des Enfers, c.-à-d. les Jslauvais Espris ; comme an contraire V Anachitides lait apparcoir les ymages des Saincts Anges. i> (i) Nynauld reconnaît, dans la pharmacopc i i es

(0 nvis-auli). - Lycanthropie, ch. H.

diaboliques trois sortes d’onguent. La première, qui donne seulement des songes, se compose de graisse, d’Aclie, d’ Aconit, de Pentapliyllon, de Morelle et de Suie.

Par la vertu des onguent.? la seconde espèce, « le Diable jjersuade aux sorcières, aprez s’enestre oiiigtes, pouvoir, en mettant un balai ou bâton entre les jambes, chevaulcher en 1 Air, et aller en leurs Synagogues d’une vitesse incrediiile, en passât par la cheminée... Il faut remarquer qu’en la compositio de cest onguent, il n’entre point de sinqjles narcotiques : mais seulemêt qui üt vertu de troubler les sens en les aliénant, comme par exemple le çin pris demesiiremêt, la cervelle de chat, la Rella-dône, e,t autres choses ie tairay, de peur de donner occasion aux meschans de faire mal. » fi)

Le troisième onguent est donné par le diable aux sorcières, « leur persuadant qu’aprez qu’elles s’en seront oinctes, elles-seront vraiment transformées en bestes, et ainsy pourrôt courir les champs. Il entre dans cette composition des parties du corps d’un crapaud, d’un serpent, d’un hérisson, d ün renard, du sang humain, cer-

(i) .l'iiuilcrui la réserve prudente duD'- dcNynauld, en ne disant point les quantitésdescomposition inaléliqile, ni la cuisine de leur iiréparation.

taines lici'bcs et racines, donlNynauld n'indique point la dosé, (i)

Le conseiller d’Eckartshausen, qui ^i\•lit à la fin du XVllL siècle, (a) donne la formule suivante pour avoir des apparitions : boulettes composées de cigüe, de jiisquiame, de safran, d aloes. d’opium, de Mandragore, de pavot, d’Assaœtida et de persil ; desséchées et brûlées.

Contre les mauvais esprits, il indique le soufre, l’Assafœtida, le Gastoreum, l’Hypericum et le

Vinaigre.

Nynauld, déjà cité, indique au chap. VII de son livre les formules de parfums suivantes ;

Pour voir des choses étranges, racine de bruyère suc de ciguë, de jusquiame et semence de pavot

noir.

Pour voir des choses futures : semences de lin et de psellium, racines de violette et d ache.

Pour chasser des mauvais esprits : calament, pivoine, menthe et palma christi.

’ Si on brûle fiel de sèche, thymiame. rose, bois ^ 'd’aloès, et que l’omy jette de l’eau, la maison semblera pleine d'eau; ou de sang si l’on y jette du sang ; si on y met de la terre, le sol tremblera.

(i) Bill. Ch. III

(a)- Aufschliisse zur Magie.

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